Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Village

Dossier IA59002823 réalisé en 2007

Fiche

Dénominations village
Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut - Douai-Nord
Adresse Commune : Flines-lez-Raches
Période(s) Principale : Moyen Age
Auteur(s) Auteur : ,

Du point de vue géologique, Flines fait partie du bassin éocène d'Orchies où se rencontrent des formations de landénien (sables d'Ostricourt) et d'yprésien (argile d'Orchies) masquées par des formations sableuses (au nord, le bois de Flines) et des alluvions modernes (au sud, la vallée de la Scarpe). Les carrières d'argile et le sable ont été exploités dès l'époque romaine et le sont encore actuellement.

La commune actuelle de Flines-lez-Raches se situe sur le territoire antique des Atrébates, à la frontière avec celui des Ménapiens. La limite entre ces deux territoires, pérennisée jusqu´à l´époque moderne par la limite des diocèses d´Arras et de Tournai, est matérialisée par le courant de Coutiches qui coule de Faumont à Marchiennes en traversant la commune de Coutiches, juste au nord de Flines. Un affluent aujourd´hui bien modeste porte d´ailleurs le nom de "Guérondelle ", très probablement dérivé du celtique "equoranda", toponyme bien connu en Gaule et systématiquement associé à des limites de cités. La "Mer de Flines" (fig. 1 et 2) est une étendue d'eau de trois hectares, d'environ 600m de périmètre, alimentée par des sources ; le trop-plein est évacué par le Manchon jusqu'au Décours, à l'entrée de Marchiennes. Le géologue Alain Villain pose l'hypothèse d'une origine météoritique à la formation de cet étang. Aujourd'hui, la commune de Flines-lez-Raches est très étendue ; le bâti concentré le long des voies qui relient l'église paroissiale et la mairie (fig. 3 et 4) est situé entre le bois au nord, le long du boulevard des Alliés, qui relie Orchies à Douai, et le courant du Noîrot, au sud. L'abbaye et la Mer de Flines, situées au sud-ouest, étaient les centres économiques de la commune jusqu'à la Révolution ; les vestiges d'une forge, d'une bergerie (rue du Cornet Sabine) (fig. 5) et d'une ferme (64, rue du Moulin, datée 1776) (fig.6) qui aurait été la maison d'un meunier de l'abbaye en témoignent. Autour de l'église s'organisait certainement aussi un noyau de bâti (fig. 7), comme en témoigne l'auberge datée 1692 (fig.8). Après la Révolution, le noyau économique s'est déplacé vers l'actuel centre, autour de l'église et la voie de chemin de fer et de la gare construite en 1880.

Annexes

  • Analyse de l'évolution du village au XIXe et XXe siècles .

    Le dépouillement rapide des matrices cadastrales ont permis de relater brièvement l'évolution du village aux XIXe et XXe siècles :

    En 1807-1808, la commune compte 2454 habitants, réparties en 532 familles logeant dans 527 maisons.

    Les matrices cadastrales de 1830 indiquent un total de 686 maisons, dont la moitié se concentre sur la section appelée Mer de Flines (lieux-dits Mer de Flines, Jardins de Montreuil, au Thielloy, Saul Cordier, Bosquet du Roi, Saul du Roy).

    L'industrie se compose d'une forge, de trois moulins à vent à farine, de deux brasseries et une genièvrerie. La situation est à peu près identique en 1882.

    Les chiffres du début du XIXe siècle ont doublé à la fin du XXe siècle : en 1999 sont recensés 5441 habitants, 1946 maisons, dont 12 résidences secondaires et 103 logements vacants. Entre 1968 et 1990, il faut noter une nette augmentation : la commune accueille 200 habitants et 300 maisons sont construites, et, entre 1990 et 1999, on note une inflation plus prononcée : 150 habitants et 140 maisons. Cela se traduit par des alignements de maisons, pour celles construites entre 1950 et 1970, et plus récemment, entre 1990 et aujourd'hui, par de nombreux "pavillons" individuels, lôtis dans des rues peu densément construites.

(c) Région Nord - Pas de Calais - Inventaire général ; (c) Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut - Luchier Sophie