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Tuilerie

Dossier IA59002750 réalisé en 2005

Fiche

Parties constituantes non étudiées ferme, cité ouvrière
Dénominations tuilerie
Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut - Orchies
Adresse Commune : Landas
Adresse : rue du Maréchal-Leclerc
Cadastre : 1818 C 1719, 1720, B 859 ; 1876 C 1603 à 1605, 1608 à 1613, B 716, 717 ; 2003 B 742, B 1002, C 1769, 2010, 2012, 2014, 2016, 2018, 1543, 2116, 2114, 2112, 2110, 1525, 1402, 2026, 2025, 2022, 2020

Les vestiges de l'ancienne pannerie "Eve" sont actuellement répartis sur deux sites distants d'une centaine de mètres : une ferme en U avec logis patronal sur rue, en grande partie reconstruite dans les premières années du 20e siècle (toiture de grange millésimée 1902) et remplaçant une ferme en L attestée depuis le 1er quart du 19e siècle (cadastre de 1818) ; et les unités de production réaffectées et remaniées durant l'entre-deux-guerres en cité ouvrière de l'entreprise d'équarrissage Trublin. Le cadastre de 1876 montre une seconde pannerie installée de l'autre côté de la voie ferrée ; aucun document ne permet d'affirmer s'il s'agit d'un site annexe de la pannerie ou d'une pannerie indépendante. En 1892, Joseph Eve-Vanderbecq achète la pannerie à son ancienne propriétaire Claise Horetense "...j'ai l'honneur de vous faire connaître que la fabrique de tuiles et de pannes que j'occupais auparavant a été vendue au mois de mars en 1892 au nommé Joseph Eve-Vanderbecq...", lettre de Claise Hortense au sous-préfet, du 1er octobre 1893, AD Nord série M417/4119). Cependant, en 1893, la famille "Eve" ne semble pas en règle pour son exploitation ; en effet le sous-préfet de Douai fait savoir à Cornille Eve, "fabricant de pannes et de carreaux à Landas", que la déclaration qu'il a faite à la préfecture le 2 août 1890, et approuvée le 28 du même mois "... s'applique à l'emploi d'un appareil à vapeur et non pour l'exploitation d'une fabrique de pannes, carreaux, etc... L'établissement dont il s'agit ne paraît donc pas avoir été autorisé et il est indispensable que le sieur Eve Cornille régularise sa situation...". L'autorisation est accordée en 1894 "... vu la demande par laquelle Mr Eve Cornille sollicite l'autorisation de continuer l'exploitation d'une fabrique de panne et de drains...". Ces pièces d'archives témoignent de l'importance de la fabrique qui, outre la production de tuile flamande traditionnelle, fabrique divers matériaux en terre cuite : carreaux de sol, drains, etc. La pannerie-tuilerie cesse son activité durant l'entre-deux-guerres, après 1923, date à laquelle elle est propriété de Louis Eve, "fabricant de tuiles" et membre de Société anonyme d'électricité de Landas (AD Nord série O330/104). Le site de production revendu aux Etablissements Trublin est transformé en logements pour ouvriers. La ferme à cour fermée (restée probablement propriété de la famille des précédents propriétaires de la pannerie) qui la précède est en grande partie détruite et remaniée dans la seconde moitié du 20ème siècle. Aucune trace de la seconde pannerie (?), établie de l'autre côté du chemin de fer, ne subsiste.

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Dates 1892, daté par source, daté par tradition orale
1894, daté par source
1902, daté par source
Auteur(s) Auteur : ,

La ferme patronale, composée de 4 corps de bâti ordonnés en U ouvert sur la chaussée, est aujourd'hui séparée en deux habitations. L'ancien bâtiment abritant autrefois les étables-écuries (?), transformé en logement, conserve cependant sa toiture à longs pans et lucarnes en tuile flamande plombifère portant le patronyme "Eve". La grange située en fond de cour et parallèle à la rue, en partie remaniée, conserve, elle aussi, sa toiture à longs pans en tuile flamande plombifère, portant sur le versant arrière la date 1902, le patronyme Eve, un calvaire et croix dans un losange. Le logis patronal, à trois travées en façade principale à rue, à étage carré, est couvert d'une croupe en tuiles mécaniques émaillées rouges et noires disposées en damier. Sa maçonnerie de brique en terre cuite, partiellement enduite de ciment (façade latérale), est associée en façade principale à un soubassement en faux appareil régulier paré de "gravier roulé", et à des briques émaillées et vernissées aux couleurs variées (bleu, vert, noir, marron, blanc, jaune) composant un décor de cordons, linteaux à clef et sommiers, corniche et formes géométriques complexes. La "cité Trublin", constituée de 17 logements répartis en 4 bâtiments, conserve l'implantation générale du site de production. Elle semble avoir été en grande partie construite sur ses fondations. En outre, quelques murs anciens conservés en élévation indiquent que certains bâtiments industriels n'ont pas été démolis mais seulement remaniés. Parmi ceux-ci, se distinguent les deux murs pignons découverts du bâtiment abritant les n° 813, 815 et 817, aux rampants maçonnés en épis, et portant les traces de nombreuses ouvertures obturées. Les bâtiments à étage carré, abritant à l'origine 3, 4 ou 6 logements, sont bâtis en brique enduite de ciment ou non, et couverts de toits à longs pans en tuile flamande (panne). Les façades principales sont percées d'une porte et une fenêtre (réunies parfois sous le même linteau) en rez-de-chaussée, et d'une unique fenêtre à l'étage (deux, en façade postérieure). Les baies sont couvertes d'un linteau droit en fer en L (surligné pour certains d'un tas de briques posées en boutisse verticale).

Murs brique
enduit
brique émaillée
Toit tuile flamande plombifère, tuile mécanique, tuile flamande, tuile mécanique plombifère
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
croupe
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Nord : Série P31/153 : cadastre de 1818, section A du Quenne, 1ère partie.

  • AD Nord : Série P31/447 : cadastre de 1876.

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