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Roue de Maxwell

Dossier IM59002851 réalisé en 2014

Fiche

Instrument de démonstration de phénomènes physiques.

Constructeur : Emile DEYROLLE.

Fin XIXème siècle.

Dénominations instrument de démonstration de phénomènes physiques
Aire d'étude et canton Nord - Pas-de-Calais - Tourcoing-Nord
Adresse Commune : Tourcoing
Adresse : 80 boulevard Gambetta

La roue porte le nom de son inventeur, James Clerck Maxwell, physicien écossais (1831 – 1879), également connu pour ses travaux sur l'électromagnétisme, notamment pour sa découverte que les champs électriques et magnétiques se propagent dans l'espace sous la forme d'une onde et à la vitesse de la lumière.

Période(s) Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Deyrolle Emile
Emile Deyrolle (1838 - 1917)

L'activité d'Émile Deyrolle s'inscrit dans une histoire familiale consacrée à la zoologie et à la botanique. Son grand-père Jean Baptiste (1784 - 1841) était naturaliste, c'est à dire qu'il pratiquait la taxidermie, et travaillait pour les musées d'histoire naturelle de Bruxelles et Paris. Son père Achille (1813 - 1865) a repris l'activité de naturaliste et l'a complétée par des expéditions au Brésil ou au Portugal pour récolter des spécimens et les mettre en vente dans sa boutique. Il a développé l'édition scientifique, dont des planches illustrées d'insectes, et la vente de matériel pour la chasse, la préparation et la conservation des insectes.

Émile poursuit et développe les activités de son père, en particulier les expéditions et l'édition de manuels scolaires et de planches pédagogiques. Il crée une revue d’entomologie et publie des ouvrages spécialisés dans ce domaine. Il adjoint une librairie spécialisée à la préparation et à la vente d'insectes et de matériel d'entomologie. A partir de 1871, les planches didactiques deviennent les bases d'un "musée scolaire" qui propose des séries thématiques de zoologie, géologie, botanique... adaptées à chaque niveau d'enseignement. Il a pour objectif "d'expliquer la Terre au plus grand nombre" et considère qu'"un beau tableau vaut mieux qu'un long discours,dès lors que l'information est d'une rigoureuse exactitude. (...) L'Éducation par les yeux est celle qui fatigue le moins l'intelligence, mais cette éducation ne peut avoir de bons résultats que si les idées qui se gravent dans l'esprit de l'enfant sont d'une rigoureuse exactitude". Les thèmes seront constamment élargis et les planches traverseront même les frontières feront l'objet de traductions en espagnol, en portugais ou en arabe. Près de 120 pays seront concernés par la distribution de ce matériel pédagogique. A partir de 1872, Émile Deyrolle crée de nouveaux départements : minéralogie, anatomie, crustacés, paléontologie, matières brutes et matériels en lien avec l'étude de la nature tels que microscopes. En 1883, il édite une encyclopédie pour accompagner le musée scolaire.

En 1888, il installe son magasin rue du Bac. Il y vend des collections de zoologie (invertébrés et vertébrés), des insectes, des mollusques, des pièces d'anatomie, des minéraux, de la botanique. Il entretient de nombreux chasseurs-naturalistes dans toutes les parties du globe pour fournir le magasin, qui se spécialise dans les modèles rares.

En 1892, il cède l'affaire à son fils et à son gendre. A partir de 1896, l'entreprise prend le nom de "Les fils d’Émile Deyrolle". Elle développe particulièrement l'activité de fabrication de matériel de physique. Les contenus des publications et du musée scolaire sont continuellement adaptés à l'évolution des connaissances scientifiques.

La maison continue à prospérer jusqu'à la seconde guerre mondiale. Après-guerre, il n'y a plus de succession familiale et la modification de l'enseignement amène au déclin de l'activité. Les ateliers de taxidermie d'Auteuil sont fermés. La fabrication d'instruments scientifiques est transférée à une société indépendante, En 1960 est créée la société Eurosap Deyrolle, établie à Montreuil. L'édition puis la librairie cessent. L'activité se concentre sur la vente d'insectes et d'animaux naturalisés, qui décline à son tour suite aux lois de protection de la faune et de la flore.

L'entreprise est rachetée en 2001 par Le prince jardinier, société fondée par Louis-Albert de Broglie. Toujours installée dans le magasin rue du bac à Paris, elle vend des outils pour le jardinage mais a également repris l'activité de création de supports conçus pour les scolaires dans la tradition de la pédagogie par l'image développée par Émile Deyrolle, autour des questions du développement durable et de la biodiversité : publications, planches, expositions itinérantes, expositions virtuelles... il réédite également les anciennes planches Deyrolle, reconstitue des collections d'entomologie, de conchyliologie et d'oiseaux et mammifères naturalisés.


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La roue de Maxwell est un système permettant de montrer la transformation de l'énergie potentielle (énergie que possède un objet du fait de son interaction avec la Terre, et qui augmente avec l’altitude) en énergie cinétique (énergie que possède un objet du fait de son mouvement et qui augmente lorsque la vitesse croit) et inversement.

Une tige en laiton, fixée sur un pied tripode en fonte, porte un bras auquel une roue métallique ajourée en laiton et fonte est suspendue par deux cordelettes de même longueur. Celles-ci sont attachées sur l'axe traversant la roue, à équidistance du moyeu.

On constate que lorsque la roue est lâchée depuis le haut et qu'elle arrive en bas avec les cordons totalement déroulés, ces derniers s’enroulent de nouveau, forçant ainsi la roue à remonter. Il y a donc conversion de l’énergie potentielle en énergie cinétique. En effet, lorsque la roue est en haut, elle possède une énergie potentielle mais aucune énergie cinétique (sa vitesse est nulle). Lorsqu'elle commence son mouvement descendant, elle absorbe de l’énergie cinétique (car sa vitesse augmente) et perd de l’énergie potentielle (car la hauteur diminue). Lorsque la roue remonte, elle cède de l’énergie cinétique (sa vitesse ralentit) au profit d’une augmentation de l’énergie potentielle (puisqu'elle reprend de la hauteur). La somme des énergies potentielles et cinétiques reste constante au cours du mouvement, si l’on néglige les pertes dues aux frottements.

Matériaux laiton
fonte de fer
matériau textile
Mesures h : 55.5 cm
d : 13.0 cm
la : 24.0 cm
(c) Région Nord - Pas de Calais - Inventaire général - GIRARD Karine
Karine GIRARD , né(e) GIRARD (02 septembre 1967 - )
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