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Présentation du mobilier de l'église paroissiale de l'Immaculée Conception

Dossier IM62001924 inclus dans Église paroissiale de l'Immaculée Conception réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

Aire d'étude et canton Saint-Omer - Saint-Omer-Nord
Localisation Commune : Saint-Omer
Lieu-dit : le Haut-Pont
Adresse : Église paroissiale de l'Immaculée Conception , place de la Ghière

Le mobilier d'origine, commencé vers 1858 (décor architectural) et achevé en 1879 (stalles et confessionnaux) est particulièrement bien conservé. En effet, sur les 89 objets ou ensembles inventoriés, 55 datent de cette époque (soit plus de trois objets sur cinq). Ce mobilier a été entièrement financé par des dons privés, et pour l'essentiel

réalisé en style néo-gothique. Les objets postérieurs portent témoignage des aménagements et mises au goût du jour qui s'ensuivent : plusieurs plâtres marquent l'évolution de la spiritualité (Sacré-Coeur rédempteur) tout comme la grotte de Lourdes présente dans le bas-côté sud ; les nombreux ornements liturgiques et objets de culte du 20e siècle témoignent de la reprise du culte après les restaurations qui suivirent les évènements de la Première Guerre mondiale (église bombardée en 1917) ; les vitraux de cette époque (verrières basses figurées des bas-côtés) montrent un goût accru pour la stylisation et la couleur. Le souvenir des deux guerres mondiales est matérialisé par un monument aux mort-retable monumental et par un autel. L'église du Haut-Pont est particulièrement riche en objets de menuiserie et ébénisterie (près de deux objets sur cinq), qui souvent font intervenir de la sculpture, et de qualité ; réalisée peu de temps après le décor sculpté monumental en pierre (portail, façade, chapiteaux). L'essentiel du décor iconographique reste cependant dévolu aux statues en plâtre moulé ; mais aussi au vitrail (verrières du choeur et des bas-côtés). L'édifice a conservé ses objets de culte : orfèvrerie, vêtements et ornements

liturgiques ; aux dates échelonnées entre le 2e quart du 19e siècle et aujourd'hui. Des études récentes ainsi que nombre de signatures portées ont permis d'identifier les auteurs de 38 objets ou ensembles, soit de plus de deux objets sur cinq ; ce qui est exceptionnel. Les sculptures du décor initial sont de Charles Buisine (autels, stalles,

etc, années 1860) et celles des deux confessionnaux d'Emile Sturme (1879) ; les vitraux sortent de l'atelier parisien d'Antoine Lusson fils ; le chemin de croix est une production du peintre parisien L. Chovet, et l'orgue a été réalisé par les Ets Joseph Merklin ; les cloches ont été fondues par P. Drouot de Douai ; une statue en plâtre pourrait dater de cette époque, elle provient d'un atelier audomarois (Bernardi ?) ; tout comme la ferronnerie (grilles de la chapelle des fonts) produite par l'atelier local Leverd-Farjon. L'orfèvrerie, comme à l'habitude, est issue d'ateliers parisiens. Les productions du 20e siècle sont soit lilloises (vêtements de la Société liturgique et de l'atelier Heaulne,

vitraux des verriers Desoutter et Boutin) soit cambrésiennes (chasubles de l'atelier Vanpoulle). Jules Vosch qui a restauré les verrières du choeur après la Seconde Guerre mondiale avait son atelier à Bruxelles.

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