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Présentation de la commune de Sars-et-Rosières

Dossier IA59002059 réalisé en 2003
Aires d'études Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut
Adresse Commune : Sars-et-Rosières

Occupant un territoire marécageux progressivement asséché (Sars vient du latin sartum, terre défrichée, et Rosières de rosarie, lieu où poussent les roseaux), une partie de la commune actuelle est placée sous la tutelle de l'abbaye de Saint-Amand depuis au moins 871, date à laquelle Charles le Chauve lui en cède une terre. Selon un accord passé en 1194, Sars-et-Rosières relève de la paroisse de Brillon, ce qui restera le cas jusqu'à la Révolution. Le fief de la Rosière, situé au nord-est de la commune actuelle, est mentionné depuis le 13e siècle ; il était auparavant appelé le Camp Hermant ; en 1268, la comtesse Marguerite de Flandre élève ce domaine en "seigneurie vicomtière". Ce fief passe aux Landas dans le courant du 14e siècle, avant de rejoindre les possessions du seigneur du Quesnoy, baron de Flandre, dit encore sire d'Audenarde, qui fait bâtir le château fortifié qui existe encore, nommé fief du Loir depuis 1413. Sars-et-Rosières est érigée en commune en 1792. Elle reste cependant très dépendante de sa voisine Brillon, ne disposant ni d'église, ni de mairie, ni d'écoles. Elle ne prendra son indépendance réelle qu'à partir du moment où ces édifices seront bâtis, entre 1849 et 1865 : l'école de filles en 1849, l'église et le presbytère entre 1855 et 1859 et la mairie-école de garçons entre 1859 et 1864 ; tous ces bâtiments sont l'oeuvre de l'architecte valenciennois Louis Dutouquet (1821-1903).

Annexes

  • Repérage du patrimoine bâti de Sars-et-Rosières

    Les données de terrain confirment l'analyse des cadastres de 1830 et de 1913 : les fermes à cour fermée à pigeonnier-porche, exploitations prospères, sont faiblement représentées à Sars-et-Rosières au début du 19e siècle ; elles ont aujourd'hui quasiment disparu en raison des destructions et des remaniements. On note simplement la présence d'un pigeonnier-porche attenant autrefois aux communs du château du Loir et en constituant l'entrée.

    La ferme en U est le modèle le plus représenté sur la commune, avec un certain nombre de variantes. Cette dénomination est assez arbitraire, dans la mesure ou des fermes en U sont parfois des fermes à cour fermée amputées d'un côté ou des fermes en L auxquelles on a ajouté postérieurement une troisième aile. La position du logis est variable : perpendiculaire à la rue (21 rue de Bouillon), parallèle à la rue en fond de cour (65 rue du Marais-à-Chênes), parallèle à la rue et en bordure de celle-ci (11 rue du Marais-à-Chênes).

    D'après l'analyse du cadastre de 1830, il semble que le schéma le plus ancien est celui de la ferme à logis en retrait et parallèle à la rue, encadré de part et d'autre d'un corps à pignon sur rue d'écuries-étables et de grange. Comme cela a pu être observé sur les autres communes de la Campagne habitée, quelques logis de ferme (3 à Sars-et-Rosières) sont reconstruits dans le 1er tiers du 20e siècle, par souci de confort et de commodité (3 rue du Barrage en 1925, 32 rue du Haut-Marais, partiellement, vers 1900, 33 rue du Haut-Marais en 1931).

    Les granges en "double-large", appellation d'origine belge pour les granges dotées d'un double passage couvert charretier, sont nombreuses sur la commune ; ce phénomène est a priori surprenant sur une commune dont la taille des exploitations agricoles est relativement modeste. Sur les 14 granges repérées, 7 en effet sont en "double-large", datables ou datées des années 1850-1880 ; cette disposition autrefois réservée aux fermes les plus importantes s'est en fait généralisée pour plus de commodité dans le maniement des charrettes et pour améliorer l'accessibilité à la grange. Cette période de 1850-1880 correspond à l'essor, relatif, de la démographie et de la construction à Sars-et-Rosières.

    Les fournils conservés ne sont plus très nombreux ; deux types d'implantation ont été rencontrés : dans les fermes du 15 et du 65 rue du Marais-à-Chênes, il s'agit de petites constructions indépendantes en brique, couvertes d'un toit en bâtière en tuile flamande, situées à l'arrière du logis et jouxtant le jardin potager. Les autres fournils subsistants sont situés dans le prolongement du logis ou d'une dépendance.

    Seuls 2 manèges à chevaux, en bon état de conservation, subsistent à Sars-et-Rosières : ils sont disposés sur la façade arrière de la grange et abritaient les batteuses (21 rue de Bouillon, construit entre 1866 et 1913, 6 Haute rue, construit entre 1854 et 1913). Celui du 21 rue de Bouillon est hexagonal, en brique, couvert d'une toiture en tuiles flamandes vernissées ; celui du 6 Haute rue est un rectangle de brique épaulé de robustes contreforts de forme triangulaire, couvert d'un toit à deux pans et d'une croupe en tuile flamande.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives communales.

  • AD Nord. Série O 553.

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