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Présentation de la commune de Saméon

Dossier IA59002204 réalisé en 2003
Aires d'études Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut
Adresse Commune : Saméon

L'origine du village se situe au 7e siècle lors de la construction de la première église, au nord du village, au lieu-dit Vieux-Condé. Le plan terrier de l'abbaye de Saint-Amand, réalisé en 1665, situe les différents fiefs (Sassegnies, Rosne et Pallio), les 134 maisons, et les censes de l'abbaye de Saint-Amand (de Lélié, de le Quiesse et d'Eris) et leurs terres. Les limites du territoire et la disposition des rues étaient semblables à celles du village actuel à l'exception de la rue de le Quiesse qui aboutissait à la cense du même nom et fut prolongée par la rue du Presbytère, percée lors de la reconstruction de l'église et du presbytère à leur emplacement actuel en 1771, entraînant ainsi le déplacement et le développement du centre du village. On note une évolution du bâti au sud de la commune qui semble lié au axes de circulation : au 17e siècle, la rue de le Quiesse (devenue de la Quièze) est bordée de nombreuses constructions, rebâties en partie au 19e siècle, la rue de Fréchy, bordée de nombreuses constructions au 17e siècle, ne l'est plus aujourd'hui et la rue de Beaumetz, peu lotie au 17e siècle connaît un développement important au 19e siècle. Bernard Duflos, indique que, dès 1828, des tissages (non localisés) s'installent dans la commune, alors que les autorisations n'ont pas été accordées pour l'installation de fabriques de clous et de chocolat. Quatre moulins (détruits) figurent sur le cadastre de 1818, dont celui des Ewuilles, construit en 1768 (fig. 1). Dans le nouveau centre, l'école primaire de garçons (1866) (AD Nord série O 550/27), et de filles (1878) (AD Nord série O 550/28) ont été construites par l'architecte Aimé Dubrulle une deuxième école de filles en 1890 par l'architecte douaisien Louis Neveux.

Annexes

  • Le repérage du patrimoine bâti de Saméon

    Les maisons

    470 édifices ont été recensés sur un ensemble de 518 logements existants, soit 91%. Parmi ce corpus, l'on peut distinguer deux grandes familles : 215 maisons (soit 40 % du repérage) et 36 fermes (7 %)

    Les maisons

    Les maisons sont des maisons simples, les maisons de maître ou en série sont des exceptions. Ces dernières ont été construites entre 1818 et 1875 (cadastres successifs) et sont situées rue de la Mairie (fig. 3).

    Les maisons élémentaires sont généralement implantées parallèlement à la rue, parfois en retrait. La plupart d'entre elles sont en brique (les 2/3), brique peinte (1/3), au soubassement enduit (1/3), couvertes d'un toit à longs pans en tuile et ont une élévation à trois travées. Elles sont construites au cours de la seconde moitié du 19e et au début du 20e siècle le long des rues principales. Il existe quelques exemples bien conservés 1059 rue de Lelier (fig. 4) et 41 rue de l'Eglise (IA59002215) et rue du Presbytère, en alignement de 3 maisons (du n°235 au 251) (fig. 5).

    Il semble que c'est à Saméon qu'elles sont les plus nombreuses, en comparaison avec les autres communes de la Campagne habitée.

    Il existe le même type, plus élaboré, à cinq travées et décor de brique soulignant les travées (au bout de la rue Bias) .

    Les maisons de l'entre-deux-guerres et des années 1950

    Il n'y a qu'un exemple de maison de l'entre-deux-guerres sur le territoire communal, situé au sud-est de la commune, dans une zone peu construite.

    Située rue de Fréchy, ce pourrait être le logis d'une ferme dont les autres bâtiments ne seraient pas conservés. Il s'agit d'une vaste demeure à deux niveaux, légèrement surélevée, en brique et toit à longs pans en tuile vernissée rénovée (IA59002210). Elle est datée 1927 et rappelle une maison (20, rue Bias), plus modeste, qui a le même jeu d'ouvertures dans la façade-pignon (fig. 6).

    Deux maisons datent des années 1950. Celle située 218 rue du Richon (fig. 7) est un petit pavillon, construit en 1950 par l'architecte valenciennois Druart.

    La seconde maison (541, rue de Beaumetz) est de style néo-régionaliste, avec un pignon à faux colombage, un jeu de toitures, un porche, un linteau en béton soutenu par une colonnette trapue et large (fig. 8).

    Les fermes

    Les trois anciennes censes (Lélie (fig. 16), Déris (fig. 17), Le Quiesse (fig. 18), détruite) sont représentées sur le plan terrier de 1665 (fig. 1). Elles sont toutes dénaturées.

    Le dépouillement du repérage se répartit ainsi :

    36 fermes repérées dont :

    12 fermes à cour fermée parmi lesquelles figure 1 cense,

    2 avec chartil devant,

    2 avec portail (pigeonnier-porche et ouverture piétonne),

    2 adjointes de communs en retour,

    1 adjointe d'un second logis

    11 fermes à cour ouverte dont : 2 avec dépendance, 1 avec 2e logis devant, 1 avec chartil devant,

    6 fermes en L,

    7 fermes élémentaires, dont 1 à disposition atypique

    Les fermes élémentaires

    Un bel exemple de ferme élémentaire, composé d'un logis et d'une écurie, construite pendant le premier quart du 20e siècle, est situé 985 rue de Lelier (fig. 9).

    La ferme simple située 7 rue du Vieux-Condé (B 1355) (IA59002213) mérite une mention particulière. Elle est composée d'un logis, implanté perpendiculairement à la rue et face aux communs, qui abritent aujourd'hui un poulailler, un puits, et sont adjoints d'une étable et d'un fournil à chaque extrémité. Il n'y a pas ou plus de grange. Le logis semble dater du début du 19 siècle (?) et a conservé son coyau.

    Cette disposition, adjointe d'une grange, est visible dans une ferme située 284 rue de Balory (B 0780), reconstruite pendant la 1ère moitié du 20e siècle, le logis en 1928 et la grange en 1943. Le logis a de larges ouvertures et a conservé son trottoir en pierre bleue.

    Les fermes à cour ouverte

    Il y a 11 fermes à cour ouverte dont deux ont une disposition de logis face aux communs et grange dans le fond, et une variante (disposition différente, avec logis dans le fond) et quatre avec adjonctions dont une du premier type (logis) et 3 du second type (communs).

    Parmi les fermes à cour ouverte, il faut signaler plusieurs fermes qui présentent la disposition particulière d'un retrait important par rapport à la rue. Ce retrait, exceptionnel sur la commune voisine de Lecelles, est présent à Saméon dans les rues de Beaumetz et de Lelier (fig. 10), qui étaient très larges au 17e siècle et ont fait l'objet d'un alignement au 19e siècle. Les reconstructions de ces fermes au 19e siècle se sont faites sur les bases anciennes, marquant ainsi un retrait important. Les fermes ont parfois été adjointes de communs (chartils, fournil...) construits devant la ferme.

    La particularité de celle située 1262 rue de la Quièze (B 0533) (IA59002215) est d'avoir un pigeonnier isolé dans l'aile en retour fermant la cour et d'être précédée d'un double chartil.

    La ferme située au n° 754 de la même rue a été reconstruite en 1929 et conserve une plaque commémorative de l'ancien tribunal de la cour féodale avec l'inscription "1534 le masnon du parquet des plaids".

    Une autre disposition particulière de la ferme à cour ouverte est la disposition avec logis sur rue, grange à l'arrière et communs reliant le logis et la grange. C'est le cas de la ferme située 160, rue du Presbytère (fig. 11, 12), en forme de L à l'origine, composée d'un logis perpendiculaire à la rue, des communs de part et d'autre de la grange dans l'aile en retour, adjointe d'un second logis implanté parallèlement à la rue, avant 1875 (date du cadastre).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Nord : Série O 550 pièces 21 à 25, 27 à 29, 42, 53, 54, 104.

  • AD Nord. Série P31/169.

  • AD Nord. Série P31/465.

  • AC Saméon : Plan terrier de 1665.

  • AC Saméon : Statistiques agricoles.

Bibliographie
  • Le pays de Pévèle en ce temps. Société historique de Pévèle p. 89.

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