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Présentation de l'opération d'inventaire des lycées de la région Nord Pas de Calais

Dossier IA59004485 réalisé en 2012

Fiche

Archétype de l’enseignement secondaire depuis sa fondation par Napoléon 1er en 1802, le lycée a longtemps manifesté, par la monumentalité de son architecture, le pouvoir centralisateur et normatif de l’État. Cependant, tout au long du XXème siècle, les évolutions de la législation qui ont eu comme conséquence l’augmentation constante du nombre de lycéens[1], celles de la pédagogie qui ont entraîné une diversification des espaces d’enseignement, ainsi que le transfert des compétences aux régions (depuis 1983 ces dernières sont responsables de la construction, de la rénovation et de l’entretien des lycées) ont entraîné une accélération de l’histoire architecturale du lycée. A l’image immuable qu’il semblait offrir, s’est substitué le sentiment d’une grande hétérogénéité de formes architecturales nées des réponses apportées par les architectes à ses nouveaux contextes.

Les lycées régionaux dans les bases nationales :

Les lycées du Nord Pas de Calais n’ont jamais fait l’objet d’une d’étude thématique systématique, mais 16, dont 5 relèvent de l’enseignement privé, ont fait l’objet d’une étude intégrale ou partielle dans le cadre d’inventaires topographiques, de travaux des recenseurs Monuments Historiques ou dans le cadre des inscriptions au label « Patrimoine du XXème siècle ». Seuls quatre lycées font l’objet, pour la totalité de leurs bâtiments ou seulement une partie d’entre eux, d’une protection au titre des Monuments Historiques. Il s’agit du lycée Corot à Douai (chapelle du XIXème inscrite en totalité), du lycée Ribot à St Omer (anciens collèges des jésuites wallons - XVIIème siècle - et des jésuites anglais – XVIIème siècle), du lycée Baggio à Lille (institut technique construit en 1935) et le lycée Gustave Eiffel à Armentières (classé en totalité).

Pour le Nord : lycées Baggio et Montebello à Lille ; lycées Notre Dame, Notre Dame du Tilleul et Notre Dame de Grâce à Maubeuge ; lycée Gambetta, Sainte Marie Noëlle, Le Corbusier et institut Colbert à Tourcoing ; lycée Sainte Jeanne d’Arc à Aulnoye-Aymeries ; lycée Corot à Douai

Pour le Pas de Calais : lycée la Malassise à Longuenesse ; lycées Ribot et Notre Dame de Sion à Saint Omer ; lycée agricole d’Aire sur la Lys ; lycée hôtelier du Touquet

A titre de comparaison nationale, la base Mérimée compte 145 lycées (dont seulement 3 lycées techniques…). 95 sont protégés au titre des Monuments Historiques. Il s’agit essentiellement de bâtiments d’Ancien Régime réutilisés et la protection concerne la partie historique.

La politique régionale en direction des lycées :

Il y a actuellement en région Nord Pas de Calais 192 Établissements Publics Locaux d’Enseignement (EPLE) et environ 100 lycées privés. Les EPLE se répartissent entre lycées d’enseignement général et technologique (86), lycées professionnels (93), établissements régionaux d’enseignements adaptés (6), établissements régionaux du 1er degré (2), lycées agricoles (4) et lycée maritime (1). L’ensemble de ces lycées accueille aujourd’hui environ 130 000 élèves, dont 9 000 internes répartis dans 71 internats.

Depuis les lois de décentralisation de 1983 et 2004, la Région assure, pour toutes ces structures, les charges de « la construction, la reconstruction,l’extension, les grosses réparations, l’équipement et le fonctionnement ». Conformément à la loi, la Région s’est dotée pour les années 2008 – 2015 d’un Plan Prévisionnel d’Investissement pour prioriser et planifier ses interventions dans les EPLE dans un cadre budgétaire de plus en plus contraint, tout en intégrant les besoins des lycéens, tant en matière de pédagogie que de qualité de vie, mais également les évolutions démographiques, économiques et sociales du territoire. Les principes qui guident l’intervention régionale sont ceux de la « haute qualité sociétale » et du « lycée, campus de la Formation tout au long de la vie », qui permettent à la fois l’accueil dans de bonnes conditions de tous les apprenants aux besoins variés (lycéens, apprentis, formation professionnelle), et la transformation à moindre coût de bâtiments devant s’adapter aux évolutions pédagogiques et à de nouveaux usages. Les opérations financées dans le cadre du PPI s’organisent donc autour de 4 grands axes : la sécurité et le bien vivre ensemble (mises aux normes, clos et couvert, entretien des locaux, accessibilité), le respect de l’environnement (économies d’énergies, énergies renouvelables, espaces verts), la qualité de vie (restauration et cantines, hébergement, maisons des lycéens, locaux des enseignants, de la vie scolaire, de l’administration et des agents techniques), l’ouverture sur la cité (traitement des parvis, mise en lumière extérieure des bâtiments, infrastructures et matériels numériques, équipements sportifs). La Région a également la responsabilité de l’entretien du parc immobilier des 1 400 logements de fonction construits à l’intérieur des lycées. Pour l’année 2015, la Région a consacré une enveloppe de 139 millions d’euros à la « politique lycées ». Au vu de l’évolution démographique actuelle, aucune construction neuve de lycée n’est envisagée et certains lycées sont même désaffectés (et rendus à leur propriétaire initial ou vendus).

En 2010 la Région a initié dans 5 lycées une démarche de démocratie participative, appelée « budget participatif des lycéens », qui sera étendue à l’ensemble des EPLE : il s’agit de permettre aux lycéens, parents d’élèves et personnels administratifs, enseignants et techniques des lycées de débattre et décider ensemble des projets et travaux à mener en priorité dans leur établissement. Ces choix sont ensuite intégrés, dans la mesure des possibilités financières et de la programmation des travaux relevant des obligations légales de la Région, à la déclinaison annuelle du PPI.

Le nombre de lycées professionnels en région (qui accueillent 48% des jeunes sortant de 3ème dans 50 spécialités différentes), auxquels s’ajoutent les baccalauréats techniques proposés dans les lycées d’enseignement général et technique, montrent qu’en région Nord Pas de Calais, les liens entre l’école et le secteur industriel restent encore aujourd’hui extrêmement prégnants.

Le choix du sujet : pourquoi mettre en œuvre une étude sur les lycées ?

- Un patrimoine qui concerne tout le monde : les élus régionaux qui en ont la charge, tous les lycéens (actuels et anciens !), et les habitants du territoire qui ne peuvent manquer d’être marqués par l’architecture parfois imposante de ces établissements ;

- Un intérêt du monde de la recherche pour cette institution révélé à l’occasion du bicentenaire de la fondation des lycées en 2002. Mais autant les études relatives aux évolutions de la pédagogie et des programmes sont nombreuses, autant celles concernant l’architecture et le patrimoine mobilier des lycées sont rares… Or ces études relèvent des compétences de l’Inventaire ;

- Un patrimoine varié en terme d’histoire de l’architecture, depuis les réutilisations de bâtiments conventuels du XVIème siècle jusqu’aux constructions HQE (haute qualité environnementale) ;

- Un thème qui suscite un grand intérêt, avec 9 régions qui en ont fait un sujet de recherche (Alsace, Aquitaine, Centre, Franche – Comté, Haute et Basse Normandie, Midi – Pyrénées, Rhône – Alpes et Nord - Pas de Calais), mais dont ni les programmes détaillés ni les choix méthodologiques ne montrent d’uniformité : 1% artistique[2], lycées agricoles, lycées techniques, constructions selon des procédés industriels, collections d’objets pédagogiques, inventaire systématique de l’ensemble du corpus régional ou échantillon représentatif, réalisation en interne ou prestataire externe, simple repérage ou monographies d’établissement… Un premier colloque sur ce thème a été organisé par la Région Franche – Comté en avril 2013, et la mission Inventaire du Ministère de la Culture et de la Communication envisage la constitution d’un groupe de travail spécifique ainsi que la publication d’un numéro de la revue In Situ consacré à l’étude des lycées ;

- Un thème de recherche qui croise deux compétences régionales : l’Inventaire et la gestion des lycées.

Les enjeux :

Objectifs scientifiques :

- Créer et approfondir la connaissance sur le patrimoine architectural et mobilier des lycées de la région, y compris les collections pédagogiques ;

- Pour le XIXème siècle et le début du XXème, voir s’il existe dans le domaine de l’architecture des lycées une spécificité régionale ou si les bâtiments répondent aux « modèles » fournis par le ministère de l’instruction publique qui, depuis Paris, se sont petit à petit diffusés sur l’ensemble du territoire ;

- Étudier les effets de la décentralisation sur l’apparition de nouveaux types architecturaux ;

- Préciser pour chaque lycée, quel est l’apport de l’architecte dans sa réponse au programme et voir où et comment s’exprime son originalité (disposition des bâtiments par rapport à la parcelle et à la rue, dispositions et volumétries des bâtiments les uns par rapport aux autres, distributions, élévations, décors, matériaux…). Voir quelle a été (ou pas) la postérité des architectes et de leur(s) lycée(s) en et hors région ;

- Étudier la place des lycées dans l’espace urbain et voir si le passage du « lycée fermé » (prégnant du XIXème à la fin des années 1970) au « lycée ouvert » sur la cité (qui apparaità la fin du XXème) a induit des évolutions urbaines.

Déclinaisons opérationnelles de la recherche :

- fournir à la collectivité des outils de connaissance nécessaires à la gestion de ce patrimoine soumis à de constantes évolutions ;

- Faire prendre conscience à la direction du Patrimoine, en charge de la gestion et de l’entretien des biens immobiliers de la Région, de la valeur historique / artistique de certains lycées, et

sensibiliser les agents à une nécessaire connaissance du bâtiment (en dehors des données techniques) avant toute intervention de restauration / restructuration ;

- Contribuer à la rédaction du programme et du cahier des charges des concours d’architecte afin que la dimension patrimoniale du bâtiment soit mieux prise en compte ;

- Faire des opérations de sauvegarde, sur un signalement de la direction du Patrimoine ou à la demande des lycées, avant tous travaux qui touchent à la structure des bâtiments afin de garder la mémoire de ces établissements ;

- Développer la coopération entre les services : Directions de la Culture et du Patrimoine, mais aussi le service régional des archives.

Stratégique :

- Faire connaître aux élus régionaux le service de l’Inventaire du patrimoine culturel en travaillant sur des thèmes relevant des compétences obligatoires des régions : lycées, architecture ferroviaire… Les investissements réalisés par la Région dans les lycées vont au-delà d’une application littérale de la loi de décentralisation de 1983 et traduisent une volonté forte des élus régionaux qui considèrent qu’il est indispensable d’offrir à tous les lycéens un cadre d’apprentissage de qualité.

Les cadres de l’étude :

- Une définition du lycée : Établissement Public Local d’Enseignement actuel, quelle que soit l’histoire du bâtiment (ce qui exclut par exemple les anciens lycées communaux devenus collèges) ;

- Uniquement des établissements relevant de l’enseignement public ;

- Une première phase d’étude concernant un panel de lycées dans l’ensemble de la région choisis au regard de plusieurs critères : édifice construit spécifiquement pour être un lycée, quelle que soit l’époque de construction, réutilisation de bâtiments en particulier conventuels, enseignements général, technique et agricole, éventuels projets de restructuration modifiant profondément le bâti, situation en tissu urbain ou à la campagne… ;

- Étude de l’architecture et du mobilier, et en particulier les collections pédagogiques (matériel de physique,collections de sciences naturelles, de modèles en plâtre pour le dessin

d’imitation…) ;

- Pas de limite chronologique par rapport à la date de construction du bâtiment qui aujourd’hui abrite un lycée, depuis les bâtiments du XVIème siècle réutilisés jusqu’aux constructions actuelles,débordant en cela des limites fixées par la méthodologie de l’Inventaire ;

- Pas de typologie d’établissement prédéterminée : enseignement général, technique, professionnel ou agricole ;

- Pas de limite thématique dans les objets mobiliers et immobiliers étudiés (l’étude n’est, par exemple, pas limitée au 1% artistique) ;

- Bien que de nombreuses réflexions aient, depuis le XIXème siècle, illustré le concept du « bâtiment éducateur », c'est-à-dire le rôle de l’architecture dans la formation, l’éducation et le comportement des élèves (qualifiée de troisième enseignant après les parents et les professeurs, et reconnue dans la loi Haby de 1975[3]), l’étude ne concerne pas les pratiques et les représentations des utilisateurs des bâtiments du lycée.

L’organisation matérielle :

- Présentation aux élus de la commission thématique Culture pour validation du thème de l’enquête, de la méthodologie (découpage de l’étude en plusieurs phases, principaux axes de recherche) et de la liste des premiers établissements retenus pour faire l’objet d’une étude monographique ;

- Rencontre avec les proviseurs des 7 premiers établissements sélectionnés pour leur expliquer le projet d’étude, la méthodologie et les objectifs de l’Inventaire, et leur proposer de participer avec le service à une opération de valorisation des travaux de recherche en y associant les élèves volontaires ;

- Affectation d’un chercheur à temps plein spécifiquement chargé de cette enquête, accompagné d’un photographe ;

La méthodologie : le respect des normes et des méthodes de travail de l’Inventaire

- Une enquête en trois étapes : un pré-inventaire qui a permis le repérage de 7 établissements représentatifs de l’architecture des lycées régionaux, l’étude monographique de chacun de ces lycées, et une troisième phase non encore finalisée d’élargissement de l’étude (voir paragraphe « Perspectives ») ;

- Une étude historique, architecturale et mobilière des établissements dans leur contexte, des projets initiaux aux opérations d’extension et de réhabilitation récents ;

- Une recherche de l’ensemble des sources d’archives (archives du lycée, archives communales, départementales, nationales…) et de la bibliographie afin de documenter les spécificités de l’établissement (et en particulier la transcription architecturale des orientations pédagogiques et des contraintes réglementaires), mais aussi de comparer les réalisations effectives aux avant-projets, de documenter les parties de l’établissement détruites à l’occasion de réaménagements du lycée, d’identifier les différents acteurs du projet et le montage administratif et financier des opérations. Les données tirées de l’analyse des sources et de la documentation seront confrontées aux enseignements tirés de l’analyse du bâti existant.

La restitution :

Les certitudes :

- Versement des 7 premières notices et du CCST dans Gertrude pour la fin de l’année 2018, accompagnés d’éléments de synthèse liminaires ;

- Versement et référencement dans la photothèque régionale de l’ensemble des clichés pris lors des campagnes photographiques systématiques.

Les projets :

- Publications monographiques (dans la collection « Images du Patrimoine ») sur le lycée Gambetta à Tourcoing et sur l’École Nationale Professionnelle d’Armentières en 2016 et 2017 ;

- Exposition des résultats de la première phase d’étude au siège de région, en présentant le rôle du Conseil Régional dans la restauration de l’existant et la construction de nouveaux bâtiments ;

- Présentation des résultats des recherches lors de colloques et journées d'études ;

- Exploitation avec les équipes pédagogiques des lycées des résultats des recherches du service, avec comme objectif d’y associer les élèves : exposition monographique (à la fois au lycée et au siège de Région, et parfois avec les archives municipales), conférences par le chercheur au lycée pour présenter le travail de l’Inventaire (pourquoi, comment, quelles découvertes…), ateliers de recherches en archives, petites publications à l’initiative du lycée (le service mettant à disposition les textes et les photographies), travaux artistiques en lien avec l’Inventaire (exposition photographique ou de dessin…)…

Perspectives : poursuivre l’enquête, mais sous quelle forme ?

- une nouvelle sélection représentative de tous les types définis dans les deux premières phases de l’enquête en respectant l’équilibre géographique Nord / Pas de Calais, et / ou en y incluant des lycées de Picardie ;

- un inventaire topographique des lycées des préfectures du Nord (Lille - 12 EPLE publics et 12 privés) et du Pas de Calais (Arras – 7 EPLE publics et 2 privés)... et de celles de la Somme (Amiens), de l’Aisne (Laon) et de l’Oise (Beauvais) ;

- un inventaire thématique autour des lycées techniques qui semblent être une typologie importante en région (encore aujourd’hui en Nord Pas de Calais, 20% des bacheliers ont un bac professionnel et 25 % un bac technique), pour essayer de déterminer les possibles liens historiques avec l’important développement industriel de ce territoire au XIXème siècle, et voir si la désindustrialisation a eu (ou pas) un impact sur la typologie (et donc la morphologie) des lycées ;

- un inventaire élargi, au-delà des lycées, à tous les lieux de formation techniques, qu’ils relèvent d’une compétence régionale comme les Centres de Formation des Apprentis dès lors qu’ils offrent un intérêt architectural (en particulier dans la relation entre la forme et la fonction), ou qu’ils n’en relèvent pas comme les grandes écoles construites dès la fin du XIXème siècle pour répondre aux besoins de main d’œuvre qualifiée de l’industrie régionale (École Nationale des Arts et Métiers, Institut Pasteur, École Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles, Institut Industriel du Nord de la France, les Instituts Turgot à Roubaix et Colbert à Tourcoing…). L’ensemble de ces équipements illustre en effet la dimension fondamentale que l’industrie tient dans l’histoire du Nord Pas de Calais.

Liste des lycées choisis pour la seconde phase d’étude :

- Lycée Gambetta à Tourcoing (Nord) : lycée « historique » construit en 1885 par la commune, lycée « d’enseignement spécial » c’est-à-dire accordant plus de place aux sciences et aux langues vivantes (en lien avec les besoins de l’industrie) qu’aux « humanités classiques », restructuration importante en cours, collections pédagogiques importantes (plâtres d’étude, matériel de physique)

- Lycée Gustave Eiffel à Armentières (Nord) : lycée professionnel (secteur industriel). Ancienne École Nationale Professionnelle (une des trois premières) construite entre 1882 et 1887 pour former des cadres intermédiaires pour l’industrie, construite par l’État, reconstruction à l’identique après la première guerre mondiale en partie par les élèves (1920), campagne de restructuration entre 2004 et 2010 qui a permis de redécouvrir la qualité du bâtiment. Protection MH envisagée.

- Lycée d’excellence à Douai (Nord) : ancienne école normale de garçons du Nord (ouverte en mai 1834 mais installée dans ces locaux après l’achèvement de leur construction en 1875. Jouxte l’école normale de filles qui sera incluse dans l’enquête bien que n’abritant pas un lycée car les deux écoles constituent un ensemble. A ensuite abrité l’IUFM. A fait l’objet, au moment de sa transformation en lycée d’excellence, d’une importante campagne de travaux pour être remise aux normes et accueillir le lycée mais qui a concerné essentiellement l’intérieur des locaux

- Lycée Eugène Thomas au Quesnoy (Nord) : lycée de la reconstruction (vers 1960), sur le modèle des établissements « Pailleron », inclus dans une cité scolaire qui fait l’objet, pour la partie qui relève du département, d’une importante campagne de restructuration depuis 2012.

- Lycée Léo Lagrange à Bully les Mines (Pas de Calais) : lycée professionnel (secteur tertiaire) construction neuve par la Région, en 2005, selon les normes HQE. Geste architectural. Insertion dans un nouveau quartier. Témoigne de l’évolution des pratiques pédagogiques. Thème de la rue intérieure.

- Lycée Ribot à Saint Omer (Pas de Calais) : Lycée d’enseignement général. Continuité des fonctions : réutilisation d’un ancien collège de jésuites wallons fondé en 1568 et actif jusqu’à la Révolution. Redevient école publique en 1802, puis collège impérial en 1808, puis lycée d’état en 1848. Nombreuses campagnes de modification des bâtiments et d’ajouts de nouvelles constructions dès le XVIIème siècle (reconstruction de la chapelle en 1640, bâtiment des études en 1752, actuel bâtiment administratif construit au milieu du XVIIIème, nouveaux internats construits en 1848 et 1852, petit lycée – actuelle bibliothèque - en 1895, restructuration générale en 1970, nouvelle campagne de restructuration engagée par la Région en 2005). Partiellement protégé au titre des MH

- Lycée agricole de Tilloy les Mofflaines (Pas de Calais) : lycée agricole du Pas de Calais. Reconstruction après la première guerre mondiale. Bâtiments de cours, internat, ferme et serres pédagogiques. Deux sites distincts (Tilloy les Mofflaines et Radinghem).

Les sources archivistiques générales :

Les archives municipales :

- série M - Édifices communaux, monuments et établissements publics : pièces relatives aux travaux de construction et de modification des bâtiments, tels que devis, plans, procès-verbaux d'adjudication, correspondances...

- série S : plans de grand format

- Série R - Instruction publique, sciences, lettres et arts

- Série D - Administration générale de la commune : délibérations du conseil municipal, arrêtés du maire...

Les archives départementales :

- Série T - Enseignement général, affaires culturelles, sport : contiennent les versements d'archives antérieures à 1965 des lycées situés dans leur ressort géographique, ainsi que les archives du rectorat (AD de la ville siège du rectorat, donc AD du Nord pour ce qui concerne la présente étude)

- Série W : versements des documents postérieurs à 1965

- Série O - Administration et comptabilités communales

- Sous - série 7M - Administration Générale et Économie du département - Agriculture, Eaux et Forêts : pour les lycées agricoles

- Sous - série 8M - Administration Générale et Économie du département - Commerce et Tourisme : pour les lycées techniques

- Sous - série 9M - Administration Générale et Économie du département - Industrie : pour les lycées techniques

- Sous - série 4N - Administration et Comptabilité départementale : immeubles et bâtiments départementaux, service départemental d'architecture, mobilier départemental

- Série Z : fonds versés par les sous-préfectures

- Série Fi : plans et cartes postales

Les archives nationales (versements des ministères) : Site de Paris pour les documents antérieurs à 1958, à Fontainebleau pour ceux postérieurs

- Sous - série F13 - Bâtiments civils et F21 - Beaux Arts : archives de la Direction des Bâtiments Civils : documents relatifs aux travaux projetés et / ou exécutés, comme les correspondances, les plans...

- Sous - série F17 : archives du ministère de l'Instruction Publique : documents relatifs à toutes les affaires touchant aux établissements et la question des locaux y est souvent présente. On y trouve également le résultat des enquêtes commandées par le gouvernement sur l’État des lycées, dont celle demandée par le ministre Rouland en 1860 (plans F17 - 2523 à 2586, rapports F17 - 7573 et programme F17 - 7571)

- Sous - série F21 : dossiers relatifs aux commandes publiques d’œuvres d'art

- Sous - série F10 - Agriculture : pour les lycées agricoles

- Sous - série F12 - Commerce et Industrie : pour les lycées techniques

- série relative au suivi des dossiers de construction des lycées par la DESUS (Direction de l’Équipement Scolaire, Universitaire et Sportif) ou ses prédécesseurs, entre 1949 et 1974 (cotes comprises entre 19771477 et 19771614 et 19780190 et 19780671), puis par la DEC (Direction des Équipements et des Constructions) entre 1975 et 1985 (cotes entre 19771615 et 19771631)

Les archives des architectes :

- Médiathèque de l'architecture et du patrimoine

- Musée d'Orsay

- Archives d'architecture du XXème siècle (Cité de l'architecture et du patrimoine)

- Département des estampes et de la photographie de la BNF

Le musée National de l’Éducation de Rouen : conserve des plans, des cartes postales (dont fonds Tourte et Petitin)

[1] Au début du XIXème siècle, seuls 5% des garçons d’une classe d’âge sont concernés par les études en lycée, contre 2,1 millions de lycéens aujourd’hui, soit 70% d’une classe d’âge. Enfin, ce n’est qu’avec la loi Camille Sée de 1880, que cet enseignement a été ouvert aux filles.

[2] Le 1% artistique : le décret n°2002-677 du 29 avril 2002 relatif à l’obligation de décoration des constructions publiques et précisant les conditions de passation des marchés ayant pour objet de satisfaire à cette obligation, impose aux maîtres d'ouvrages publics de réserver 1% du coût de leurs constructions pour la commande ou l'acquisition d'une ou plusieurs œuvres d'art spécialement conçues pour le bâtiment considéré.

[3] : « L’architecture scolaire a une fonction éducative (…) elle est un élément de la pédagogie », cité par Philippe MAIROT, Culture et recherche, n°127, 2012.

Aires d'études Nord - Pas-de-Calais
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - GIRARD Karine
Karine GIRARD , né(e) GIRARD (02 septembre 1967 - )
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