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Piscine et bains publics, dite école de natation, actuellement antenne de l'Institut du Monde Arabe

Dossier IA59005070 réalisé en 2016

Fiche

En 1904 la ville de Tourcoing se dote d'une école de natation, un établissement mixte combinant, comme c'est fréquemment le cas à l'époque, une piscine et des bains publics. Sa conception et son architecture expriment en effet la rencontre entre deux tendances de la toute fin du XIXe siècle : la naissance de la natation sportive et le développement d’une politique municipale d’accès à l’hygiène corporelle.

L’école de natation de Tourcoing est une des toutes premières piscines, c'est-à-dire un bassin public couvert et chauffé, du Nord ; elle succède à celles d'Armentières (1890), de Douai (1895) et de Dunkerque (1896). Si les nageurs s’entraînent d’abord dans les canaux, l’évolution vers un sport de compétition nécessite en effet la création de bassins couverts permettant de s’entraîner toute l’année et de mesurer les performances. Pour mémoire, les premiers championnats de natation français sont organisés en 1899.

En accueillant des bains publics, l’établissement répond également à l’objectif hygiéniste et sanitaire qui s’impose progressivement à la fin du XIXe siècle. Il s'agit de permettre à un public désormais élargi aux classes laborieuses citadines l'accès - moyennant une somme volontairement modique - à une cabine de bain ou de douche. Tourcoing fait partie des premières municipalités de la région à s'équiper, avec Armentières Douai et Dunkerque (dont les piscines sont également des bains publics), et Lille (bains Boulevard de la Liberté en 1892). Par comparaison, si dès 1851 l’Etat aide financièrement les municipalités dans la construction de bains publics municipaux, les premiers bains - douches parisiens bon marché ouvrent seulement en 1899.

Appellations école de natation
Dénominations piscine, bains publics
Aire d'étude et canton Tourcoing
Adresse Commune : Tourcoing
Adresse : 9,11 rue Gabriel Péri
Cadastre : 2016 ER 40
Précisions

Du programme à la construction

Le projet d’un établissement de bains publics remonte à 1857, mais ne se concrétise qu’à la fin du siècle, avec l’acquisition par la ville d’un terrain situé avenue du Printemps (aujourd’hui rue Gabriel Péri) le 16 février 1891. Les débats montrent la préoccupation des édiles de satisfaire avant tout aux besoins d’hygiène des classes populaires. La création en parallèle puis l’adjonction d’un bassin de natation extérieur est un moment envisagé, avant que la décision ne soit prise de faire construire un établissement mixte, regroupant bassin de natation couvert et bains publics.

Le 2 juillet 1897 les élus confient à l'ingénieur Edmond Philippe la confection des plans et des devis ; la direction des travaux est confiée à l'architecte Désiré Dehaene. Le 25 janvier 1900 le conseil municipal homologue les plans, les devis et le cahier des charges. En raison de la lenteur des travaux et des défectuosités constatées, Dehaene est révoqué le 22 avril 1903 et la direction du chantier confiée au service des bâtiments communaux.

La complexité technique de l’installation nautique justifie l’association d’un architecte et d’un ingénieur, procédé répandu à cette époque. Edmond Philippe est ainsi associé à la construction de nombreuses piscines-bains publics comme à Paris rue du Chateau-Landon puis boulevard de la Gare (premiers bassins de natation parisien en 1885 et 1886, avec Paul Christmann) et dans la région du Nord (établissements d’Armentières, Douai, Dunkerque et Lille). En outre la société d’Edmond Philippe (nommée en 1902 Société anonyme des bains et lavoirs économiques) propose aux municipalités un système de concession : elle avance les frais liés à la construction des équipements et se rétribue sur le fonctionnement. La ville cède le terrain, prend à sa charge l’approvisionnement (combustible et eaux) et fixe les tarifs. Edmond Philippe démarche ainsi, notamment, les municipalités de Saint-Denis et Angers.

Le projet originel, restitué par les archives

Au total le montant des travaux s'élève à 599 569, 64 francs. Le fonds des archives municipales, très complet, permet de dresser la liste des entrepreneurs ayant participé à la construction et témoigne des nombreuses modifications apportées au projet initial d'Edmond Philippe : adjonction de 100 cabines supplémentaires au premier étage du bassin de natation, modification et déplacement des chaudières... Les archives nous permettent également d'appréhender les éléments profondément remaniés ou disparus, notamment le bassin de natation et le restaurant-buvette. Pour faciliter la lecture du dossier, ces données seront développées dans la partie description.

Postérité

L'école de natation est inaugurée officiellement le 17 juillet 1904. Elle devient un haut lieu de la natation sportive et du water-polo français (victoire olympique en 1924), grâce notamment à Paul Beulque, maître-nageur et moniteur chef, fondateur et entraîneur du club municipal « Les Enfants de Neptune ». Autre domaine où s’illustre l’école de natation tourquennoise : le développement d’une pédagogie de la natation largement ouverte aux écoliers. En effet, l’absence de bassin couvert constituait généralement une entrave à l’apprentissage de la natation, devenu obligatoire à l’école en 1879. Disposant désormais d’un équipement ad hoc le maire Gustave Dron rend obligatoire en 1911 la natation pour tous les élèves de la ville. Parallèlement, Paul Beulque y met au point et généralise une méthode d’apprentissage basée sur un appareil de suspension collective, qui sera reconnue « méthode nationale » par la Fédération Française de Natation de 1922 à 1945.

En 1933 le stade nautique est construit face à l’école de natation ; c'est le premier bassin de natation olympique du Nord. Les deux équipements sont reliés par un souterrain dont l’entrée reste visible. Rénovée partiellement dans les années 1960, l’école de natation est désaffectée en 1999. L’édifice, réhabilité, accueille désormais l’antenne tourquennoise de l’Institut du Monde Arabe. Le présent dossier d'urgence a été rédigé par l'Inventaire du patrimoine culturel des Hauts-de-France à l'occasion de ces importants travaux.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle , porte la date
Dates 1904, porte la date
Auteur(s) Auteur : Philippe Edmond,
Edmond Philippe

Ingénieur, il dirige entre la fin du XIXe siècle et 1917 une société proposant la concession de bains publics et piscines aux municipalités. Il est ainsi associé à la conception des premiers bassins de natation parisiens, rue du Chateau-Landon puis boulevard de la Gare (en 1885 et 1886, avec Paul Christmann). Il participe aussi à la conception de plusieurs piscines du Nord : Lille (1890, avec l'architecte Albert Baert), Armentières (1891), Douai (1895) puis Tourcoing (1904, avec l'architecte D. Dehaene).


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ingénieur, attribution par travaux historiques
Auteur : Dehaene Désiré,
Désiré Dehaene

Architecte tourquennois, il dessine en 1897-99 les plans de l'école de natation, en collaboration avec l'ingénieur Edmond Philippe, mais est dessaisi du dossier par la municipalité en 1903.


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architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Sevin Maxime, architecte communal, attribution par travaux historiques

L’école de natation est située au centre-ville, rue Gabriel Péri (ancienne avenue du Printemps), à côté du bureau de Bienfaisance (1894). La parcelle rectangulaire, plus large que profonde, dispose sur l’arrière d’un étroit accès sur la rue de la Bienfaisance. Cette ancienne entrée secondaire a aujourd'hui disparu.

L’édifice présente un plan rectangulaire relativement régulier, et comporte plusieurs corps de bâtiments d'un ou deux étages qui s'élèvent au-dessus d'un vaste sous-sol. Il est construit en brique ; des lits horizontaux de briques jaunes et quelques briques émaillées agrémentent la façade. La couverture originale de l'édifice, en zinc, a été modifiée.

Les fonctions de bains publics et de natation étaient à l’origine organisées indépendamment, sans continuité de parcours. Ainsi le public pouvait venir uniquement aux bains, ou encore aller nager sans passer auparavant par les bains publics.

Le bâtiment d'entrée

L'accueil et la répartition du public se faisaient par le bâtiment d’entrée, qui abritait en rez-de-chaussée les services : caisse, lingerie (du linge de bain était fourni), salon de coiffure et pédicure, accès aux bains. Au premier étage était installé le logement du directeur. L’étage supérieur, consacré au service, abritait notamment un réservoir d’eau chaude qui dut être déplacé peu après l’ouverture, car trop peu accessible.

En position centrale, ce corps de bâtiment se distingue par son volume, à 2 étages formant avant-corps, et son ornementation, réalisée par le sculpteur tourquennois Maurice Mayer. La haute ouverture formant l’entrée est fermée d’une grille métallique à motif rayonnant portant le blason de la ville de Tourcoing. Le projet de 1899 présentait un motif différent, en dents de scie, de style plus oriental, similaire à celui de l'école de natation d'Armentières. Le niveau supérieur est percé de deux fenêtres jumelées encadrant une croisée surmontée d’un bas-relief représentant le blason de Tourcoing. A l'intérieur du fronton triangulaire est inscrite la date d’achèvement de l’édifice (1904). L’intérieur présente une certaine monumentalité : après un porche dans-œuvre surmonté d'une verrière, on accède à un vestibule à l’italienne très ornementé, surmonté lui aussi d’une verrière zénithale, réalisée par Bériot Frères (Tourcoing). Au sol subsistent quelques fragments d'une mosaïque réalisée par l'entreprise roubaisienne Coilliot.

Les bains publics

Les bains publics étaient localisés de part et d’autre du bâtiment d’entrée, dans deux ailes avec retour, à un étage carré. Des cours intérieures permettaient l’éclairage de toutes les cabines de bain, au nombre total de 64 dans le projet. Les femmes s'étaient vu attribuer le rez-de-chaussée et les hommes le premier. L’aile sud accueillait les bains « de baignoires à prix réduits » (18 cabines femmes + 18 cabines hommes, à 50 centimes le bain simple en 1904) et l’aile nord les bains « de baignoire de luxe » (14 cabines femmes et 14 cabines hommes, à 1 franc le bain simple). On y trouvait à chaque étage un local d'hydrothérapie (accès à 1 franc 50) : grande salle de douche, salle de sudation, salle de vapeur, salle de massage et salles de repos. Le matériel avait été fourni par l'entreprise parisienne Emile Guesnier. L’ordonnancement de la façade sur rue, très régulière, ne laisse pas percevoir cette séparation des publics mais correspond à la succession des cabines de bains, chacune pourvue d’une fenêtre simple surmontée d’un arc en anse de panier. Le projet de 1899 proposait un rythme différent, avec des fenêtres jumelées.

Seul le premier étage de l’aile nord - la section de luxe pour hommes - abrite plusieurs cabines d’origine, parfois encore équipées de leurs baignoires. Ces cabines sont carrelées et séparées par des cloisons en menuiserie garnies d’un double vitrage en verre tramé opaque, entre les feuilles duquel circulaient les conduites d’eau. A l'extrémité nord du couloir est encore disposé un grand miroir. Le service d’hydrothérapie a été remanié de façon à accueillir des groupes mais l’ancienne distribution reste lisible au sol grâce au carrelage. Des cabines de douches individuelles plus récentes, datant probablement des années 1960, sont visibles au rez-de-chaussée de l’aile gauche.

Locaux et installations techniques

Dans la continuité de chaque aile, en léger avant-corps sur la rue, s'élèvent deux s'élèvent. Chacun est pourvu d'une cour intérieure couverte par une charpente métallique vitrée. Le bâtiment de gauche accueillait le logement du gardien. A droite, le corps de bâtiment, à vocation technique, permettait d'entreposer le charbon et donnait accès au sous-sol.

Dans le projet de 1899 le bâtiment technique de droite devait accueillir la chaudière, mais il fut décidé d'augmenter la capacité et d'équiper la piscine de deux chaudières tubulaires de chacune 100 m2 de surface de chauffe. Pour se conformer aux normes de sécurité les chaudières furent finalement installées dans un bâtiment ad hoc, encore partiellement en place, situé dans la cour ouest. C'est donc là que fut également érigée la cheminée, aujourd'hui disparue.

Le sous-sol est scindé en deux grands espaces disposant chacun d'une cour vitrée à charpente métallique, apportant lumière et de ventilation. Il accueillait une grand partie des équipements techniques. Au sud se trouvait une salle des machines comportant notamment des installations électriques, un réservoir à eau chaude garni de serpentins destiné à chauffer l'eau du bassin, et la machine à vapeur, d'une puissance de 52 chevaux (entreprise Masure Deltour fils, de Tourcoing). Celle-ci était reliée aux chaudières grâce à un passage en ciment armé construit sous le bassin de natation. Au nord se trouvait le lavoir, destiné à l'entretien du linge de bain (serviettes, peignoirs...). Il était équipé d'une lessiveuse-laveuse, d'une essoreuse et d'un séchoir à tiroirs. Deux réservoirs en ciment armé récupéraient les eaux pluviales à destination de la salle des machines et du lavoir.

L'établissement comportait également trois réservoirs à eau chaude spécifiquement destinés aux bains publics et un filtre automatique traitant l'eau du bassin, d'une capacité de 15 m3 par heure (Société des filtres automatiques, Paris). Notons pour finir que l'école de natation était entièrement éclairée à l'électricité (entreprise Degryse).

Le bassin de natation

Le bassin, construit dans un bâtiment parallèle à celui des bains publics, mesure 48 m de long sur 10.5 m de large, avec une profondeur de 1 m au sud (petit bain) et 3 m au nord (grand bain). Aujourd’hui très remanié, il est cependant parfaitement bien documenté par les archives.

Accessible depuis le sous-sol, le bassin est entouré d'un mur de brique qui cache malheureusement sa structure. Celle-ci, d'après les archives, est en béton armé système Hennebique et a été élaborée conjointement par Edmond Philippe et par l'entrepreneur roubaisien Dhalluin, concessionnaire Hennebique.

Moyennant 40 centimes, on accédait directement au bassin de natation depuis le bâtiment d’entrée, muni de son linge de bain. Les longueurs du bassin étaient bordées de 188 cabines sur deux étages. Les 100 cabines du premier étage furent ajoutées au projet initial, ce qui nécessita un renforcement des galeries en fer. Preuve d’un fonctionnement totalement indépendant de celui des bains publics, on trouvait dans l’angle nord-ouest un service d'hydrothérapie autonome avec salle de douche, vapeur, massage et sudation. Il permettait en outre un accès à la douche. Il est encore visible actuellement, quoique remanié. De l'autre côté du bassin, dans l'axe de l'entrée, était installé un restaurant-buvette, aujourd'hui disparu. Donnant sur un jardin en cœur de parcelle, avec un accès indépendant par la rue de la Bienfaisance, il était constitué d'une cuisine au sud et d'une salle au nord, et équipé d'une cuisinière et de deux pompes à bière.

Apparenté à une halle industrielle, le bâtiment du bassin était couvert d’une charpente métallique en carène lambrissée de bois, le bois ayant été ajouté pour éviter le ruissellement de l'eau de condensation. Un lanterneau vitré assurait un éclairage zénithal.

Par son ornementation, le bassin se rattachait, comme beaucoup de ses contemporains, à une architecture de loisirs et d’agrément. Au nord, côté petit bain, était installé un rocher artificiel agrémenté de plantes et d'une cascade, conçu par l'architecte paysagiste tourquennois Emile Ponthieu. La cascade, décorative, servait à l'apport d'eau chaude tout en permettant de chasser les impuretés vers le trop-plein. Au sud, côté grand bain, étaient disposés des plongeoirs. Au centre, le bassin était enjambé par un pont métallique à garde-corps. Pourvu d’escaliers permettant d’entrer graduellement dans l’eau, il permettait également une meilleure distribution des locaux situés de l’autre côté du bassin. Ce pont disparut rapidement - peut-être par incompatibilité avec une pratique plus sportive de la nage et surtout du water-polo – supplanté dans l’iconographie par le système à suspension de Paul Beulque.

Murs brique maçonnerie brique émaillée
Toit verre en couverture, métal en couverture, matériau synthétique en couverture
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, 2 étages carrés, 1 vaisseau
Couvrements charpente métallique apparente
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures verrière toit en carène lanterneau
toit à longs pans pignon couvert
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
États conservations désaffecté, remanié
Techniques sculpture
fonderie
Représentations blason
Précision représentations

Le blason de Tourcoing, sculpté en bas-relief, surmonte le sommet de la croisée médiane de l'avant-corps central et figure en ferronnerie sur la grille d'entrée.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Tourcoing. Série M : M1F 1 à 14. Etablissements municipaux : établissements de bains.

  • Institut Français d'Architecture (IFA). Fonds Bétons Armés Hennebique : 076 Ifa 3357/16. Passage souterrain pour la Ville, Tourcoing (Nord), 1934.

Documents figurés
  • TOURCOING. Les Bains Municipaux, carte postale (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • TOURCOING. Les Bains, La Façade, carte postale, Hautmont éditeur (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • TOURCOING. Etablissement des Bains, carte postale (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • TOURCOING. Ecole de natation, carte postale, P. L. Lille éditeur (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • TOURCOING. La Piscine Municipale, carte postale, L. L. éditeur (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • TOURCOING. Intérieur des Bains, carte postale, L. S. Hautmont (Nord) éditeur (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • TOURCOING. Intérieur de l'Etablissement des Bains, carte postale, Maison du livre et de la musique Tourcoing éditeur (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • TOURCOING. Piscine des Bains, carte postale (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • Etablissement Municipal des Bains de TOURCOING. Bassin de natation, 50 m x 10 m, carte postale, A. Bourlez éditeur (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • TOURCOING. Les Bains, carte postale, Hautmont éditeur (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • [Groupe de jeunes nageurs et moniteur dans le bassin], photographie ancienne noir et blanc (médiathèque municipale de Tourcoing).

  • [Deux vues du bassin dont une avec un groupe de nageurs utilisant l'appareil à suspension de Paul Beulque], impression photomécanique, Le Monde illustré du 5 mars 1923 (Médiathèque municipale de Tourcoing).

  • Société anonyme des bains et lavoirs économiques [...] Edmond Philippe, lettre à en-tête avec représentation d'un bassin de natation et d'une cabine de bain ; présence de dessins annotés à l'encre d'Edmond Philippe, représentant une coupe et de détails de la charpente intérieure du bassin de natation, vers 1900 (AC Tourcoing ; M1F2).

  • Plan rectifié de Tourcoing [sous-sol de l'école de natation], dessin à l'encre sur calque, annoté, par Edmond Philippe (ingénieur), le 25 octobre 1900 (AC Tourcoing ; M1F2).

  • Ville de Tourcoing, construction d'un établissement de bains, Projet : façade principale et coupe, éch. 1/100e, dessin à l'encre sur papier et calque, par Désiré Dehaene, architecte, dressé le 20 mai 1899, validé par le conseil municipal le 25 janvier 1900 (AC Tourcoing : M1F3).

  • Ville de Tourcoing, construction d'un établissement de bains, Projet : coupes, éch. 1/100e, dessin à l'encre sur papier et calque, par Désiré Dehaene, architecte, dressé le 20 mai 1899, validé par le conseil municipal le 25 janvier 1900 (AC Tourcoing : M1F3).

  • Ville de Tourcoing, construction d'un établissement de bains, Projet : plan du sous-sol, éch. 1/100e, dessin à l'encre sur papier et calque, par Désiré Dehaene, architecte, dressé le 20 mai 1899, validé par le conseil municipal le 25 janvier 1900 (AC Tourcoing : M1F3).

  • Ville de Tourcoing, construction d'un établissement de bains, Projet : plan du premier étage, éch. 1/100e, dessin à l'encre sur papier et calque, par Désiré Dehaene, architecte, dressé le 20 mai 1899, validé par le conseil municipal le 25 janvier 1900 (AC Tourcoing : M1F3).

  • Ville de Tourcoing, construction d'un établissement de bains, Projet : plan du deuxième étage, éch. 1/100e, dessin à l'encre sur papier, par Désiré Dehaene, architecte, dressé le 20 mai 1899, validé par le conseil municipal le 25 janvier 1900 (AC Tourcoing : M1F3).

  • Ville de Tourcoing, construction d'un établissement de bains, Projet : plan du rez-de-chaussée, éch. 1/100e, dessin à l'encre sur papier, par Désiré Dehaene, architecte, dressé le 20 mai 1899, validé par le conseil municipal le 25 janvier 1900 (AC Tourcoing : M1F3).

  • Ville de Tourcoing, établissement de bains : charpente du bassin de natation, demi-élévation d'une ferme, coté, tirage bleu, par Bériot Frères (entrepreneur - charpentes en fer, Lille), 8 juin 1903 (AC Tourcoing ; M1F5).

  • Ville de Tourcoing, établissement de bains : faux-plafond des deux vestibules d'entrée, éch. 1/20e et 1/2 coté, tirage bleu, par Bériot Frères (entrepreneur - charpentes en fer), 6 janvier 1904 (AC Tourcoing ; M1F5).

  • Edouard Coilliot, carrelages et mosaïques, lettre à en-tête manuscrite et dessin à l'aquarelle représentant le motif d'une mosaïque, 5 février 1904 (AC Tourcoing ; M1F6).

  • Edouard Coilliot, carrelages et mosaïques, lettre à en-tête manuscrite et dessin à l'aquarelle représentant le motif d'une mosaïque, 13 avril 1904 (AC Tourcoing ; M1F6).

  • Construction d'un établissement de bains, sous-sol [plan précisant l'emplacement des chaudières], éch. 1/100e, tirage bleu, par Désiré Dehaene (architecte), vers 1904 (AC Tourcoing : M1F7).

  • Ateliers de chaudronnerie en cuivre Toilliez-Voreux, Tourcoing (...), lettre à en-tête et dessin à l'encre sur calque représentant un type de baignoire, 31 janvier 1904 (AC Tourcoing ; M1F8).

  • Projet d'installation d'éclairage électrique pour l'établissement de bains, tirages bleus à volets rabattables, par A. Degryse Fils (entrepreneur), vers 1904 (AC Tourcoing : M1F9).

  • Salle d'hydrothérapie, type d'installation avec tribune de doucheur pour établissement thermal, gravure industrielle sur papier, extrait de document publicitaire joint au dossier relatif aux appareils de distribution d'eau (AC Tourcoing ; M1F9).

  • Projet de cheminée à Tourcoing, élévation et coupe, tirage bleu, par la Société anonyme des briqueteries de la Sambre, vers 1904 (AC Tourcoing : M1F10).

  • Etablissement de bains à Tourcoing, Projet de bassin en béton armé système Hennebique, élévation et coupe, éch. 1/100e, tirage bleu, annotations d'Edmond Philippe, 16 novembre 1903 (AC Tourcoing : M1F10).

  • Ville de Tourcoing, Etablissement de bains, vestibule d'entrée, élévation du côté nord, éch. 1/20e, dessin aquarellé sur calque, par Fernand Mayer, 25 novembre 1903 (AC Tourcoing : M1F10).

  • Ville de Tourcoing, Ecole de natation, Projet de rocher avec cascade, élévation vue de face et de profil, éch. 1/30e, tirage bleu, par Emile Ponthieu architecte paysagiste à Tourcoing, 24 mars 1904 (AC Tourcoing : M1F10).

  • Société des filtres automatiques, ensemble d'un filtre pouvant débiter 15 m3 par heure, plan, profil et coupe, plan bleu, par la Société des filtres automatiques (Paris), 11 mars 1903 (AC Tourcoing ; M1F10).

  • Etablissement des bains, Personnel hommes, sous-sol, plan de répartition, crayon sur papier, vers 1904 (AC Tourcoing ; M1F12).

  • Etablissement des bains, Personnel, rez-de-chaussée et premier étage, plan de répartition, crayon sur papier, vers 1904 (AC Tourcoing ; M1F12).

  • Ville de Tourcoing, Bains municipaux école de natation - eau chaude, hiver et été, rue du printemps, affiche, lithographie couleur par Breyne et Carpentier, imprimée par l'imprimerie du Progrès du Nord (Lille), 1904 (AC Tourcoing ; M1F13).

  • Etablissement des bains, consolidation des planchers hauts du bassin, coupe transversale, éch. 1/50e, dessin sur calque, 12 avril 1904 (AC Tourcoing ; M1F14).

  • Ville de Tourcoing, Etablissement de bains, baie entre les deux vestibules, rez-de chaussée, élévation, éch. 1/50e, dessin aquarellé sur calque, 18 décembre 1903 (AC Tourcoing ; M1F14).

  • Ville de Tourcoing, Etablissement de bains, détail d'une cabine de bain, élévation et coupe, structure des murs et planchers, éch. 1/100e, dessin aquarellé sur calque, 14 novembre 1903 (AC Tourcoing ; M1F14).

  • Ville de Tourcoing, passage souterrain, plan et coupes, éch. 1/20e et 1/50e, dessin sur papier, M. Neveu architecte au bureau d'étude Hennebique de Lille, 8 mai 1934 (IFA ; 076 Ifa 3357/16).

Bibliographie
  • LE BAS, Antoine. Des piscines et des villes : genèse et développement d'un équipement de loisir. Histoire urbaine, 2000/1 (N°1).

    p. 145-162
  • ILE DE FRANCE. Inventaire général du patrimoine culturel. Architectures du sport, Val de Marne - Hauts de Seine. Réd. Antoine Le Bas, Françoise Hamon ; photogr. Christian Décamps. Paris, Connivences, 1991. (Cahier de l'Inventaire ; 23).

    p 55-58
  • VERDURE, Marc. La Piscine municipale de Bruay-en-Artois et le socialisme municipal d'Henri Cadot. Livraisons d'histoire de l'architecture, 2007, n° 14 [en ligne].

    p. 4

Liens web

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