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Minoterie Benoit, puis Louis Capelle, puis Capelle, puis Capelle-Dubois

Dossier IA62000977 réalisé en 2002

Fiche

Appellations minoterie Benoit, puis Louis Capelle, puis Capelle, puis Capelle-Dubois
Parties constituantes non étudiées cour, atelier de fabrication, logement patronal, bureau, transformateur
Dénominations minoterie
Aire d'étude et canton Pas-de-Calais - Leforest
Adresse Commune : Leforest
Adresse : 117 rue Lazare-Carnot
Cadastre : 1966 AH 509, 510

De source orale, un magasin à grains est créé par un dénommé Benoit à la fin du 19e siècle. En 1907, Jean-Baptiste Benoit Renault installe un moulin sur cet emplacement. En 1928 Louis Capelle reprend l'activité. En 1966 la Sarl Capelle est fondée. En 1971 la famille Capelle s'associe à Bernard Dubois pour former une S.A. au nom de Capelle-Dubois. Les équipements techniques du moulin sont modernisés en 1979. En 1981 est construit un nouveau bâtiment administratif. Cette entreprise familiale fonctionne encore et emploie une vingtaine de personnes. Elle produit de la farine pour des boulangeries situées à Lille, Roubaix, Tourcoing, Calais, dans la Somme et dans l'Aisne. Le logement patronal abritait une partie des bureaux.

Période(s) Principale : 1ère moitié 20e siècle
Auteur(s) Auteur : ,

Le site était desservi par un embranchement ferroviaire qui n'est plus utilisé aujourd'hui. L'atelier de fabrication à trois étages et élévation à travées est en brique ; il est couvert d'un toit à longs pans en tuile flamande mécanique et d'une terrasse. Le logement patronal, en brique, situé dans la cour face à l'usine, est constitué d'un sous-sol, de deux étages et d'un comble et recouvert d'un toit à longs pans et d'une terrasse. Le transformateur en brique est couvert d'une terrasse.

Murs béton
brique
Toit tuile flamande mécanique, brique en couverture
Étages sous-sol, 3 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse
toit à longs pans
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Chronique d'Alexandre Libert, extrait du journal de Leforest (?) sur la minoterie de Leforest :

    1894 : le 8 juin, M.Benoit négociant en grains, son, tourteaux édifie sur un terrain loué à la Cie de Chemin de Fer du Nord, un premier magasin, puis un second en 1898.

    1907 : le 20 juin, M. Jean BaptisteBenoit Renault, fils du précédent, demande l'autorisation à la Cie du Chemin de Fer du Nord d'installer un moulin à proximité de ses magasins ; bail du 27 août 1907.

    1928 : le 15 septembre, M. Benoit vend son moulin à M. Louis Capelle originaire de Wavrin. M. Louis Capelle démolit les premiers magasins Benoit et dès 1932 il porte la capacité du moulin à 200 quintaux par jour.L'approvisionnelment en blé de la minoterie s'effectuait alors de gré à gré entre le meunier et les agriculteurs.

    1936 : le Front Populaire crée l'Office National du blé et impose aux meuniers des fournisseurs parfois lointains. M. Capelle doit s'équiper d'un quai de déchargement dessservi par une courte voie ferrée se raccrochant à la voie des Mines de l'Escarpelle. Les wagons de blé en sacs arrivant en gare de Leforest, sont mis en place au quai Capelle par une machine des Mines de l'Escarpelle.

    1939 : à la déclaration de guerre, le moteur à gaz pauvre, source d'énergie de la minoterie tombe en panne. Il ne peut être réparé faute de pièces. Le moulin interrompt le travail jusqu'en juin 1940.

    1966 : M. Capelle prenant sa retraite, l'un de ses enfant, Yves, prend sa succession et fonde la SARL Capelle au capital de 160000 francs. Il en devient le PDG.

    1968 : par lettre en date du 2 avril (1969?), la minoterie Capelle demande à la SNCF de lui vendre (à) l'extrémité de la voie(,) 12 des garages de la gare de Leforest sur une longueur de 35 mètres, (vente effective le 10 juillet) desservant un terrain de 500 m2 qu'elle se propose de louer à celle-ci ; ce terrain devant servir à l'édification de 4 cellules de stockage de blé, d'une capacité totale de 12064 quintaux. Le 19 novembre suivant un traité d'embranchement est signé entre la SNCF et la Sté Capelle. Cette dernière pouvant dès lors recevoir régulièrement et chaque fois que nécessaire, 2 wagons de blé de 60 tonnes chacun en provenance de Pithiviers .

    1971 : la Sté Capelle demande l'achat de la partie de terrain qu'elle louait à la SNCF ; (les 500 m2) Accord de vente le 21 octobre 1971. De plus la SNCF cède à la Sté Capelle le terrain de 3068 m2 en location initiale à M. Benoit avant 1914 ; les H.B.N.P.C. refusant toutefois de renoncer à une servitude traversant ce terrain pour se diriger vers leur voie. Avec tous ces achats, la Sté Capelle est désormais propriétaire de tous ces terrains. Après une mise en service du silo, (construction évoquée ci-dessus) chaque wagon de 60 tonnes pouvait être déchargé automatiquement par gravitation en moins de 4h30, alors qu'un élévateur remontait 50 tonnes de grains à l'heure vers le sommet des cellules. Ces arrivages de blé, variables atteignirent jusqu'à 3000 tonnes par mois ; le reste du froment nécessaire parvenant toujours à la minoterie par route.

    1979 : le moulin est entièrement modernisé. Les bâtiments anciens restant en l'état, toute la machinerie de l'intérieur fait peau neuve et est commandée électroniquement depuis un seul tableau. Le traitement du blé est ainsi porté à 1200 quintaux jour, soit la contre valeur de 2 wagons. 6 cellules de stockage des farines peuvent recevoir 650 quintaux.

    1981 : 8 autres cellules sont installées, portant ainsi leur nombre à 14. Désormais une imporatne réserve de tous types de farine peut attendre le moment de la livraison. Cette même année voit la construction d'un nouveau bâtiment destiné à recevoir les services administratifs.

    1987 : la gare de Leforest voir sa dernière desserte le 15 octobre. M. Crunelle, marchand de charbon, est invité à recevoir ses wagons en gare de Libercourt. Quant à la minoterie, elle doit depuis recevoir la totalité de ses blés par la route. Pour assurer la livraison de ses clients, la société Dubois-Capelle dispose 4 camions citernes, compartimentés, permettant d'emporter plusieurs types de farine : farine de type 55 pour le pain, farine à patisserie, farine à biscuits ou biscottes, farine Banette. Le service à domicile exécuté dans toute la région, s'effectue maintenant à l'air pulsé, envoyant la farine depuis le camion vers la réserve du client.

    L'entreprise est restée familiale grâce aux lourds investissements ci-dessus et emploie aujourd'hui 23 personnes.

Références documentaires

Documents figurés
  • Carte éditée par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, groupement d'urbanisme du Bassin Minier du Pas-de-Calais, groupement Hénin-Liétard-Carvin, n-°15, 1/10000, 1951. Conseil Régional Hauts-de-France, Direction de l'Information et de l'Accueil, Centre de documentation du patrimoine, Lille

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