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maison dite villa, puis hôpital marin dit villa Normande, actuellement maison de repos

Dossier IA62000434 inclus dans Lotissement concerté, quartier dit Quartier Lhomel réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations villa Normande
Dénominations maison, hôpital marin
Aire d'étude et canton Berck - Berck
Adresse Commune : Berck
Lieu-dit : quartier de Lhomel Berck-Plage
Adresse : 1, 3, 5 rue des Frères-Mozer , 42 rue de Lhomel
Cadastre : 1969 BR 13
Adresse

Cette maison dite villa Normande fut édifiée très vraisemblablement dans la dernière décennie du XIXe siècle, certainement avant 1900, et elle fut affectée, semble-t-il, très vite, par son propriétaire, Victor Chéronnet (par ailleurs photographe et propriétaire du magasin la Civette sis rue Carnot), en « maison de famille pour hommes et jeunes gens », c'est-à-dire en hôpital marin. Elle était en effet citée dès 1904 comme appartenant à ce type d'établissement et il était déjà précisé qu'elle était dédiée à l’accueil de malades payants. Le succès rencontré par cet usage sanitaire auprès de la clientèle amena son propriétaire à réaliser une première extension au noyau primitif de l'édifice du côté sud-est, le long de la rue de Lhomel, en 1906-1907, dates portées par les deux pignons de ce nouveau corps de logis. Un certain Lasneret, donné comme architecte de la villa d'après la légende d’une carte postale du début du 20e siècle, serait très vraisemblablement le maître d’œuvre de cette première extension dont la maçonnerie de brique apparente tranche avec le style néo-normand plus pittoresque du corps de logis primitif de la villa dont les murs sont revêtus d'un faux pans de bois. En 1912, la villa Normande était toujours citée parmi les maisons de santé payantes de Berck-Plage, dans une liste publiée dans une revue de médecine.

Durant la Première Guerre mondiale, l’établissement fut réquisitionné et devint l’hôpital militaire temporaire numéro 45. Elle appartenait alors à monsieur Vaudry, important propriétaire de Berck possédant aussi le Petit Trianon et le Cottage des Dunes, ancien casino transformé lui aussi en hôpital marin. Après avoir recouvré son statut civil au lendemain de la guerre, l'édifice fut agrandi entre 1928 et 1934 d’un nouveau corps de logis du côté sud-ouest, parallèlement à la rue Eugène-Trigoulet, disposé donc en retour d’équerre par rapport à celui correspondant à la première extension réalisée en 1906-1907. Au revers de ce nouveau corps de logis, haut de deux étages, furent disposées des galeries de cure élevées sur trois niveaux. Sa façade antérieure fut revêtue de faux pans de bois ce qui lui donnait une touche néo-normande qui s’accordait fort bien avec le style de la partie la plus ancienne de la villa. La dualité des extensions sud-est, puis sud-ouest s’explique peut-être par celle de l’accueil d’enfants et d’adultes des deux sexes alors que seuls ceux de sexe masculin étaient reçu ici au départ. En 1934, l’établissement, ayant alors atteint probablement son maximum d'extension, était crédité d’une capacité d'accueil de 200 lits par le Comité national de défense contre la tuberculose.

En 1945, la Villa Normande fut louée par la Fondation franco-américaine afin d’y transférer les services de l’ancien hôpital Jalaguier qui avait été détruit par l'armée allemande durant les hostilités. L’établissement continua à dépendre de la fondation franco-américaine tout comme le centre médical Jacques-Calvé bâti sur l'emplacement de l'hôpital Jalaguier. Aussi cet établissement se trouva-t-il rattaché au groupe Hopale, institution résultant de la fusion de l'institut Calot avec à la fois la fondation franco-américaine et l’Union des établissements hélio-marins. Il demeure toujours dédié au soin de malades et son usage actuel est celui d’une maison de repos.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , (?)
Principale : 1er quart 20e siècle , porte la date
Dates 1906, porte la date
1907, porte la date
Auteur(s) Auteur : Lasneret,
Lasneret

L'on ignore si l'architecte Lasneret fut le maître d'œuvre du corps de logis primitif de la villa Normande ou seulement de celui de sa première extension réalisée en 1906-1907.


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architecte, (?), attribution par source

Cet édifice offre un aspect hétéroclite car il est formé de plusieurs corps de bâtiment d'époque et de style différent. Ces corps de bâtiment sont disposés en L et élevés, selon les cas, sur 1 ou 2 étages carrés et 1 étage de comble, chacun étant individualisé par sa toiture. Le corps de bâtiment primitif placé au centre, de style néo-normand, est en maçonnerie enduite avec revêtement de faux pans de bois ; elle présente deux pignons couverts à ferme débordante. La première extension de l'édifice qui est en revanche en maçonnerie de bique apparente, est pourvue de deux pignons découverts de style néo-flamand, portant la date de leur édification (1906, 1907). L'arrière de l'édifice comportait, sur une de ses deux faces, des galeries de cure d'air et de soleil élevées sur trois niveaux, mais seules sont encore bien visibles les deux galeries supérieures, la galerie inférieure ayant été murée afin d'agrandir le niveau correspondant.

Murs brique
béton
faux pan de bois
Toit ardoise
Étages 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures flèche carrée
toit à longs pans demi-croupe
pignon couvert
pignon découvert
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier tournant à retours
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Nord - Pas de Calais - Inventaire général - Faure Julie - Laget Pierre-Louis