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Machine de Clarke

Dossier IM59002846 réalisé en 2014

Fiche

Générateur électromécanique.

Constructeur : Eugène DUCRETET.

Fin XIXème siècle.

Dénominations générateur électromécanique
Aire d'étude et canton Nord - Pas-de-Calais - Tourcoing-Nord
Adresse Commune : Tourcoing
Adresse : 80 Boulevard Gambetta

Cette machine a été inventée vers 1836 par l'anglais Hyde Clarke.

Elle est répertoriée dans le "Catalogue du matériel scientifique des lycées et collèges de garçons " de 1884, à la page 22 au prix de 430 francs.

La facture de la maison Ducretet en date de décembre 1885, conservée aux archives communales de Tourcoing, indique que l'appareil a coûté 200 francs. La machine de Clarke faisait donc partie dès l'origine du cabinet de physique du lycée.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Ducretet Eugène,
Eugène Ducretet (27 novembre 1864 - 20 août 1915)

Sorti de l'école après le primaire, il entre en 1859 en apprentissage chez un fabricant d'objets scientifiques ancien polytechnicien, Gustave Froment. Il y acquiert une solide formation pratique, qu'il complète par des cours du soir à la Sorbonne et au Collège de France.

En 1864, il fonde son propre atelier, rue des Ursulines à Paris, à proximité de l’École Normale Supérieure, où il fabrique des instruments scientifique pour la recherche (il reçoit d'ailleurs dans son atelier de nombreux savants comme Becquerel, Poincaré, Pasteur, Curie...), l'enseignement, mais également l'industrie. Il construit des « générateurs de courants de Haute Fréquence et de Haute Tension » qu’Eugène d’Arsonval utilise pour étudier les applications médicales. Il construit aussi des appareils de mesure destinés aux applications industrielles : voltmètre, ampèremètre... A partir de 1897, il se spécialise dans la télégraphie sans fil, domaine qui le passionne. C'est lui qui établit la première liaison française par radio, le 5 novembre 1898 en émettant des sons depuis la Tour Eiffel jusqu'au Panthéon (ce qui représente environ 4 km). Entre 1900 et 1902, il conçoit le premier dispositif de télégraphie sans fils d’emploi pratique. A l’aube du 20e siècle, Eugène Ducretet est l’un des rares industriels à se mesurer à Marconi, en situation de monopole dans son domaine. Il fut également le premier à expérimenter les radiographies (dont en un appareil pour vérifier l'intérieur des colis postaux !).

Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1885, il participa aux comités d’admission des Expositions Universelles de Paris de 1889 et de 1900. Tout au long de sa carrière, il fit de nombreuses communications à l'académie des Sciences.

En 1908, malade (il mourra 7 ans plus tard), il laisse la direction de l'entreprise à son fils Fernand. Celui-ci s'associe à l’ingénieur Ernest Roger (la société prend alors le nom de Ducretet-Roger), se consacre à la mise au point d’appareils de radiologie. Gravement atteint par les rayons X, il cessera son activité 10 ans plus tard et mourra prématurément en 1928.

En1931 enfin, la société est rachetée par Thomson. La fabrication concernera désormais uniquement des postes de TSF.


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fabricant

Elle se compose de plusieurs aimants juxtaposés en forme de fer à cheval (inducteur) et fixés verticalement sur une planche placée perpendiculairement par rapport à sa base. En avant de ces aimants et vers les extrémités de leurs branches peuvent se déplacer deux bobines (induits) suivant un mouvement de rotation produit à l'aide d'un volant à manivelle actionnant, par l'intermédiaire d'une chaîne sans fin, un pignon d'entraînement. Les deux bobines sont rendues solidaires de l'axe de ce pignon qui passe horizontalement entre les branches des aimants. Chaque bobine est constituée par un fil conducteur enroulé autour d'un noyau de fer doux constituant le centre de la bobine. Les deux noyaux sont réunis par une culasse en fer doux et constituent ainsi un véritable électro-aimant.

Les passages successifs de chaque noyau devant les deux pôles des aimants, par suite du mouvement de rotation, déterminent des courants induits qui sont alternativement de sens contraires. Pour obtenir un courant continu (le seul utilisable à cette époque), un commutateur rotatif est disposé à l'extrémité de l'axe des bobines. Il se compose de deux demi-bagues montées sur un cylindre isolant sur lesquelles deux lames de ressort appuient constamment. Ces lames sont reliées aux bornes d'utilisation du circuit extérieur (c'est là qu'on vient "brancher" l'appareil à alimenter).

Cette machine, qui transforme l'énergie mécanique en courant continu, sert à alimenter, lors des expériences / démonstrations réalisées par le professeur, les appareils nécessitant de l'électricité.

Catégories enseignement
Matériaux fonte de fer
laiton
bois
cuir
Mesures h : 30.0 cm
l : 30.2 cm
la : 17.0 cm
Précision dimensions

les dimensions longueur et largeur sont celles celles du socle en bois

(c) Région Nord - Pas de Calais - Inventaire général - GIRARD Karine
Karine GIRARD , né(e) GIRARD (02 septembre 1967 - )
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