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Le mobilier : objets du cabinet de physique du lycée Gambetta à Tourcoing

Dossier IM59002838 inclus dans Lycée Gambetta à Tourcoing réalisé en 2014

Fiche

Œuvres contenues

L'enseignement de la physique comme matière autonome est relativement récent. Pendant l'Ancien Régime, elle relevait de l'enseignement de philosophie et il s’agissait essentiellement d'enseigner l'histoire des notions scientifiques. A côté de cette culture humaniste, qui reste la seule reconnue par les élites, se développe tout au long du XVIIIème siècle, un goût pour la physique expérimentale. D'abord enseignée en dehors des collèges, celle-ci rentre petit à petit dans l’enseignement classique par le biais des collèges militaires. Ce n'est qu'après la Révolution, avec la loi de Lakanal de 1795, qui met en œuvre des réformes issues de l'Esprit des Lumières (et en particulier l'idée que le progrès social passe par l'élévation du niveau des connaissances pour tous et dans tous les domaines, mais aussi par le progrès matériel qui s'appuie sur l'application des découvertes scientifiques), que la physique, la chimie et l'histoire naturelle font leur apparition dans les programmes des écoles centrales (ancêtres des lycées) créées dans toutes les villes de plus de 300 000 habitants pour tous les enfants jusqu'à 16 ans. Les sciences contribuent également à former des citoyens. Condorcet affirme ainsi que "Les sciences sont contre les préjugés, contre la petitesse d'esprit, un remède plus universel que la philosophie".

Cet enseignement plus pragmatique de la physique répond aux attentes d'une bourgeoisie issue du commerce et de l'industrie qui souhaite donner à ses enfants une éducation de qualité mais orientée vers des applications pratiques. Les écoles centrales vont donc privilégier les sciences et leurs applications, ainsi que les langues vivantes, au détriment du latin et de la philosophie. Elles sont aussi l'occasion de mettre en place un enseignement basé sur l'observation plutôt que sur l'imitation et sur le raisonnement plutôt que sur l'art du discours et l'apprentissage par cœur. Bien que ces écoles rencontrent peu de succès ne perdurent pas, car la classe dirigeante préfère envoyer ses enfants dans des écoles privées prodiguant un enseignement classique, elles sont une première étape dans la prise en compte des sciences comme matière autonome.

Tout au long du XIXème siècle, on assiste à un mouvement de balancier dans la place que l'on accorde aux sciences et à la manière de les enseigner. Ce mouvement reflète les questionnements sur le rôle de l'enseignement secondaire en général, bien que ce dernier, qui ne sera gratuit qu'en 1930, ne concerne qu'environ 5% des enfants d'une tranche d'âge : est-il destiné à la formation des élites, y compris celle des futurs ingénieurs passant par les Grandes Écoles, et dans ce cas on privilégie un enseignement classique avec peu de sciences, présentées essentiellement d'un point de vue théorique et historique, ou à celle des enfants de la bourgeoisie qui met alors en avant les applications pratiques des sciences et des mathématiques. Les programmes scolaires illustrent ces tergiversations : la création des lycées en 1802 par Napoléon voit le latin restauré à côté des sciences (c'est-à-dire surtout les mathématiques), en 1809 les sciences sont supprimées des premières années du collège et renvoyées dans les classes de mathématiques spéciales, c'est à dire les préparations aux grandes écoles comme Polytechnique, St Cyr, l’École Centrale des Arts et Manufactures..., mais elles y reviennent par petites touches, en général pendant les enseignements de philosophie, jusqu'en 1821. A cette date, elles sont à nouveau supprimées dans les petits niveaux, car les sciences sont des "études pratiquement plus utiles et plus directement applicables, mais elles ne relèvent pas le niveau moyen des esprits", et ne correspondent donc pas à ce qui est attendu du lycée.

Sous l'influence des ingénieurs, et en particulier des polytechniciens, qui imputent à la mauvaise formation des élèves le retard pris par la France dans son développement industriel, les sciences font leur retour dans les collèges et lycées à partir du milieu du XIXème siècle. Pour les scientifiques comme Pasteur, "ce serait avec peine que l'on pourrait saisir l'attention des élèves sans les expériences". En 1852, sous cette double influence, le ministre Fortoul met en place la "bifurcation" qui propose de choisir entre un enseignement secondaire scientifique tourné vers les applications industrielles et un enseignement classique littéraire. Les deux filières, d'une durée égale, sont sanctionnées par un baccalauréat. Les professeurs de physique sont fortement encouragés à pratiquer des expériences devant leurs élèves, tout comme à fabriquer les instruments nécessaires que les crédits spécifiques alloués par le gouvernement ne permettraient cependant pas d'acquérir. La bifurcation est supprimée par le ministre Duruy en 1864, mais la nécessité de proposer un enseignement scientifique de haut niveau étant désormais admise, il créée "l'enseignement secondaire spécial", qui dure désormais 4 ans, et le dote d'un baccalauréat spécifique au même titre que l'enseignement classique. Ce dernier est consacré principalement à l'étude des applications de la science et fait également la part belle à l'apprentissage des langues vivantes, répondant en cela à la demande réitérée tout au long du XIXème siècle par la bourgeoisie. L'enseignement spécial est, de la bouche même du ministre, "destiné à cette classe assez nombreuse d'élèves qui, aspirant aux carrières industrielles et commerciales, n'ont pas besoin d'achever leurs études classiques et doivent acquérir des connaissances pratiques dont ils trouveront rapidement l'application". Ainsi l’arithmétique est associée à la comptabilité, la géométrie au dessin industriel... et une place importante est accordée à la chimie et à la mécanique. Vers 1870, les élèves suivant ce cursus représentent la moitié des élèves de l'enseignement secondaire. En 1891, l'enseignement secondaire spécial est remplacé par l'enseignement secondaire moderne, dont la durée est portée à 6 ans.

Pendant cette période, un enseignement scientifique est cependant maintenu dans les filières classiques, mais il s'agit essentiellement de théorie qui "seule peut former l'esprit et le plier au raisonnement". En 1880, grâce à l'influence du positivisme d'Auguste Comte qui souhaite construire un "humanisme scientifique" de valeur identique à celui littéraire, le plan d'étude du gouvernement met à égalité l'enseignement des sciences et lettres dans les lycées classiques. C'est à cette même période que la loi Sée institue un enseignement secondaire féminin. Ce dernier, différent de celui masculin, ne comporte que des "éléments de science". Les deux enseignements secondaires ne seront réunis qu'en 1924, et il faudra attendre 1974 pour qu'hommes et femmes concourent ensemble à l'agrégation de physique.

En 1902, la réforme Leygues divise l'enseignement secondaire en deux cycles (6ème - 3ème et 2nde - terminale). Pendant le premier, tous les élèves reçoivent le même enseignement de sciences, qui accorde une place prépondérante aux manipulations par les élèves, afin que le cours de physique cesse d'être "le catalogue méthodique et explicatif des appareils qu'il ne faut pas employer" (Bouasse - 1901). Le second cycle propose de choisir entre 4 options, du plus "classique" (latin - grec) au plus scientifique (sciences - langues), mais maintient, dans toutes les options, un minimum d'enseignements scientifiques appuyés sur l'observation et le raisonnement. La réforme de 1923, dite "d'égalité scientifique", impose l'enseignement d'un même programme scientifique à tous les élèves jusqu'à la première, tout supprimant l'enseignement de l'histoire des sciences "(...) cette vieillerie qui alourdit l'enseignement sans profits". La dernière réforme importante de l'enseignement de la physique a lieu dans les années 1980. L'objectif est de présenter les méthodes fondamentales de la physique, autour des notions d'expérimentation, d'analyse et de formalisation des résultats. L’enseignant doit multiplier les expériences, tout en s'appuyant sur une référence théorique qui lui impose le "bon résultat". Si la place prépondérante accordée à l'expérimentation est toujours d’actualité, le rôle assigné aux sciences a évolué : il ne s'agit plus tant de comprendre les phénomènes et les lois de la physique, mais de préparer les élèves "à participer aux choix politiques, économiques, sociaux et éthiques induits par l'utilisation des sciences et techniques dans nos sociétés", c'est à dire de "substituer à la compétence scientifique partagée, la capacité à gérer le savoir scientifique" (N. Hulin - 1985).

La formation et la plus ou moins grande spécialisation des enseignants de science suit les fluctuations que connait la place de cette discipline dans les différents cursus scolaires. Pendant l'Ancien Régime et jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, ce sont les professeurs de philosophie qui assurent, en latin, cet enseignement. Avec le développement des sciences expérimentales (physique, chimie et plus marginalement histoire naturelle) de nouveaux enseignants non-professionnels, médecins, apothicaires ou fabricants d'appareils scientifiques, apparaissent dans les collèges pour assurer les démonstrations. Lors de la création des écoles centrales à la Révolution, les cours de physique et de chimie sont réunis et désormais assurés par des scientifiques, qui recourent à l'expérience comme fondement de l'enseignement, ce qui nécessite la création de cabinets comprenant le matériel nécessaire à l'accompagnement des cours. Jusqu'à la fondation des lycées en 1802, 24 cabinets de physique sont ainsi créés. A partir de cette date et jusqu'en 1809, les enseignements de sciences expérimentales sont assurés par les professeurs de mathématique, mais sans bénéficier d'horaires spécifiques, ce qui laisse cet enseignement à la bonne volonté du professeur. En 1809, on crée dans les lycées des chaires différenciées pour les enseignements de mathématiques (algèbre, arithmétique, géométrie, trigonométrie, arpentage) et de physique (physique expérimentale, histoire de la physique, histoire naturelle, chimie, géologie). En fonction des compétences des professeurs, les enseignements de mécanique et cosmologie sont assurés dans l'une ou l'autre des matières. Chaque lycée compte une chaire de physique et deux de mathématiques. En 1810, 35 chaires de physique existent et en 1853, il y en a une par lycée. Cependant, durant tout le XIXème siècle, la proportion des enseignants de sciences expérimentales ne dépassera pas 5% du corps enseignant.

Le concours d'entrée à l’École Normale, créée en 1808, prévoit une spécialité "sciences expérimentales", mais cette dernière est essentiellement théorique et la physique, la chimie et l'histoire naturelle ne sont pas différenciées. Dans les collèges et lycées, c'est donc un même professeur qui assure l’enseignement des trois matières. Avec la création de l'agrégation de sciences par le ministre Victor Cousin en 1840, la physique est rattachée aux mathématiques et la chimie aux sciences naturelles. Mais il faudra attendre 1852 pour que le concours de l'agrégation comprenne une épreuve de de physique qui s'appuie sur l'expérimentation. Ce n'est qu'en 1869 que des agrégations distinctes mathématiques, sciences physiques et sciences naturelles sont créées, garantissant ainsi aux professeurs l'exclusivité de la discipline à enseigner. Les enseignants agrégés représentent environ la moitié des enseignants de physique présents dans les lycées, et ils exercent en particulier dans les filières classiques.

Malgré la place de plus en plus importante qui lui est accordée, l'enseignement de la physique ne bénéficie pas de programmes définis avant la création des lycées. Et même après cette date, les premières réglementations ne précisent pas réellement le contenu des programmes et se contentent de fournir la liste des manuels scolaires à utiliser. En 1821, cette liste est complétée par un bref programme limité à l'énumération de grands chapitres (géométrie plane, arithmétique complète...) mais qui ne concerne pas la physique. Le premier programme détaillé pour les mathématiques est donné par le ministère en 1833. Il faudra attendre la réforme de Fortoul pour que les programmes soient généralisés à toutes les matières et toutes les classes.

Repères chronologiques pour l'enseignement de la physique :

- 1802 : création des lycées, avec enseignement de la physique en fin de cursus

- 1808 : création d'un baccalauréat es sciences, après celui es lettres

agrégation unique de sciences (qui regroupe toutes les matières scientifiques)

- 1840 : création de deux agrégations : sciences physiques et naturelles, mathématiques

- 1852 : réforme Fortoul : "bifurcation" : deux sections équivalentes en lettres et sciences à partir de la 3ème, bac es sciences indépendant du bac es lettres, physique enseignée à partir de la 3ème

- 1867 : création de 3 agrégations indépendantes pour les mathématiques, la physique - chimie et les sciences naturelles

- 1902 : réforme Leygues : quatre orientations sont possibles à partir de la seconde, mais jusque-là, tous les élèves reçoivent le même enseignement de sciences, et pour la physique l'accent est mis sur les manipulations et l'expérimentation

- 1923 : Réforme Bérard "égalité scientifique" : même enseignement des sciences pour tous jusqu'à la première

- 1941 : réforme Carcopino : retour à la situation de 1902, avec création d'un bac "sciences expérimentales"

- 1959 : institution des deux options physique et chimie à l'agrégation de physique

- 1964 : création d'une troisième option de physique appliquée

- 1974 : fusion des agrégations masculines et féminines de sciences physiques

Aire d'étude et canton Tourcoing - Arrondissement de Lille
Localisation Commune : Tourcoing
Adresse : 80 Boulevard Gambetta
Cadastre :

L'essentiel du matériel de physique du lycée a été acquis entre 1885 et 1890.

Auteur(s) Auteur : Ducretet Eugène
Eugène Ducretet (27 novembre 1864 - 20 août 1915)

Sorti de l'école après le primaire, il entre en 1859 en apprentissage chez un fabricant d'objets scientifiques ancien polytechnicien, Gustave Froment. Il y acquiert une solide formation pratique, qu'il complète par des cours du soir à la Sorbonne et au Collège de France.

En 1864, il fonde son propre atelier, rue des Ursulines à Paris, à proximité de l’École Normale Supérieure, où il fabrique des instruments scientifique pour la recherche (il reçoit d'ailleurs dans son atelier de nombreux savants comme Becquerel, Poincaré, Pasteur, Curie...), l'enseignement, mais également l'industrie. Il construit des « générateurs de courants de Haute Fréquence et de Haute Tension » qu’Eugène d’Arsonval utilise pour étudier les applications médicales. Il construit aussi des appareils de mesure destinés aux applications industrielles : voltmètre, ampèremètre... A partir de 1897, il se spécialise dans la télégraphie sans fil, domaine qui le passionne. C'est lui qui établit la première liaison française par radio, le 5 novembre 1898 en émettant des sons depuis la Tour Eiffel jusqu'au Panthéon (ce qui représente environ 4 km). Entre 1900 et 1902, il conçoit le premier dispositif de télégraphie sans fils d’emploi pratique. A l’aube du 20e siècle, Eugène Ducretet est l’un des rares industriels à se mesurer à Marconi, en situation de monopole dans son domaine. Il fut également le premier à expérimenter les radiographies (dont en un appareil pour vérifier l'intérieur des colis postaux !).

Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1885, il participa aux comités d’admission des Expositions Universelles de Paris de 1889 et de 1900. Tout au long de sa carrière, il fit de nombreuses communications à l'académie des Sciences.

En 1908, malade (il mourra 7 ans plus tard), il laisse la direction de l'entreprise à son fils Fernand. Celui-ci s'associe à l’ingénieur Ernest Roger (la société prend alors le nom de Ducretet-Roger), se consacre à la mise au point d’appareils de radiologie. Gravement atteint par les rayons X, il cessera son activité 10 ans plus tard et mourra prématurément en 1928.

En1931 enfin, la société est rachetée par Thomson. La fabrication concernera désormais uniquement des postes de TSF.


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Auteur : Noé Ch.,
Ch. Noé

La maison Noé fut fondée en 1862 et construisait, d'une manière générale, tout le matériel classique pour l'enseignement de la physique.

Elle existait toujours en 1900, et était présente à l'Exposition Universelle de Paris.


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fabricant
Auteur : Duboscq (Louis) Jules
(Louis) Jules Duboscq (5 mars 1817 - 1886)

Jules Duboscq reprend en 1849 la maison fondée en 1819 par son beau-père, jean Baptiste Soleil, où il avait fait son apprentissage d'opticien. En 1883, il s'associe à Philippe Pellin, ingénieur civil, qui prendra la direction de l'entreprise à la mort de Duboscq en 1886. En 1900, il s'associe à son tour à son fils, Félix, qui dirigera l'entreprise entre 1923, à la mort de son père, et 1940.

L'entreprise est réputée et travaille avec de nombreux savants, dont Fresnel, Arago... Elle équipe aussi bien les universités, que les laboratoires de recherche ou les lycées. Elle est spécialisée dans les instruments d'optique (sources lumineuses, appareils de projection, photométrie, diffraction, réfraction, spectroscopie, colorimétrie...). Mécanicien très doué, on lui doit l'amélioration de nombreux instruments d'optique, mais également la construction de nouveaux appareils comme le régulateur électromagnétique de Léon Foucault, une lampe électrique à arc, un stéréoscope ou encore un saccharimètre. Officier de la légion d'Honneur depuis 1863, il fut promu chevalier en décembre 1885.

Une grande partie de son activité concerne la vente de matériel aux lycées. Ainsi, dans l'avant-propos du catalogue de l'entreprise de 1870, Jules Duboscq dit : « Tous mes efforts, depuis quelques années, ont eu pour but la construction d’instruments que je pourrais appeler populaires, car ils sont destinés à produire les expériences sur une grande échelle et devant un nombreux auditoire. Toute cette partie de l’optique expérimentale était à créer, car (...) les physiciens avaient abandonné la voie des expériences amusantes, comme étant contraire à la dignité de la science et au but que l’on se propose en l’expliquant aux élèves». La dernière page de l'introduction du catalogue de 1885, quant à elle, indique que la maison fournit "tous les appareils qui composent un cabinet de physique. Un catalogue spécial peut être envoyé sur demande (...). Il ne sera fait aucune diminution sur les prix du catalogue. Les frais d'emballage et d'envoi sont à la charge du destinataire, ainsi que les risques de route". Dans ce même catalogue, Duboscq ajoute, à propos des instruments d'optique : "J'ai fait de la construction de ces appareils une spécialité de ma maison (...). Cette spécialisation, en concentrant sur un point particulier toute l'activité de l'intelligence et toute l'habilité de la main, permet d'apporter dans la construction des appareils les dispositions les plus favorables."

Les signatures sur les appareils sont les suivantes :

- Soleil Père : 1819 - 1849

- Duboscq et Soleil : 1849 - 1878

- J. et A. Duboscq : 1879 - 1880

- J. Duboscq : 1880 - 1883

- J. Duboscq et Ph. Pellin : 1883 - 1886

- Ph. Pellin : 1886 - 1900

- Maison Jules Duboscq Ph. et F. Pellin : 1900 - 1911


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Auteur : Role A.
A. Role

Fabricant d'instruments pour les Sciences - physique, chimie à Paris, 26 rue des boulangers.

L'intitulé de la facture précise "spécialité de balances et poids de précision"

Activité pendant le dernier quart du XIXème siècle.

Facture conservée dans la série Série M4D, carton 7, pochette 2 des Archives communales de Tourcoing


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Auteur : Radiguet Marie - Honoré,
Marie - Honoré Radiguet (1791 - 1867)

Marie - Honoré Radiguet fonde sa fabrique d'instruments scientifiques en 1805. L'entreprise se spécialise dans la fabrication de verres de précision à faces parallèles. A partir de 1872, elle réalise des modèles réduits de machines électriques et mécaniques pour l'enseignement (machine à vapeur, bateaux...) à acheter tous faits ou en pièces détachées à monter soi-même, ainsi que du matériel électrique (dont les fameuses bobines d'induction) et des appareils de précision dans les domaines scientifiques (baromètres, thermomètres et autres appareils de mesure), puis à partir de leur découverte en 1895, des appareils à rayons X. C'est son fils Honoré-Antoine (1824 – 1887), puis en 1880 son petit-fils Arthur-Honoré Radiguet (1850 – 1905) qui reprennent l'entreprise. On doit à ce dernier l'invention de la pile au zinc, qui produit une électricité constante. En 1899, il s'associe à son gendre Massiot. La maison porte désormais les deux noms. Elle rachète le fonds de commerce de la maison Molteni (fondée en 1782) particulièrement réputée pour la fabrication d'appareils de projections lumineuses pour l'enseignement et en poursuit.

La société est très réputée et cumule 10 diplômes d’honneur et 18 médailles d’or reçus à Paris, Londres, Vienne, Amsterdam, Porto, Bruxelles, Philadelphie, Melbourne, Chicago... à l'exposition universelle de 1900, elle reçoit 4 médailles d'or pour ses instruments d'optique.

En 1910, la raison sociale de l'entreprise devient Massiot et Cie et quitte Paris (rue des Filles du Calvaire dans le XVème arrondissement) pour s'installer à Courbevoie. Elle ne cesse pas d'exister pendant la première guerre mondiale, mais se concentre sur la fabrication d'appareil à rayons X pour é&équiper les ambulances de l'armée. On retrouve le nom de G. Massiot, constructeur d'instruments scientifiques, dans un catalogue de 1930 du Ministère de l'Instruction Publique, mais pendant l’entre-deux guerres, la maison se spécialise surtout dans la production de matériel médical, dont des tables de radiologie et commercialise, dès 1948, le premier tomographe universel. En 1960, Massiot s’associe au groupe Philips, dont il devient une filiale spécialisée dans les systèmes médicaux qui, encore aujourd'hui, commercialise, installe et entretient des systèmes d’Imagerie médicale.


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fabricant
Auteur : Alvergniat,
Alvergniat

La maison est fondée en 1858 par deux frères, et reprise en 1890, mais sans changer de nom, par Victor Chabaud qui la dirigeait depuis 1879. A la production initiale d'instruments en verre soufflé, il adjoint en 1880 un atelier de mécanique de précision qui fabrique des baromètres, des pompes à mercure, puis des tubes à rayons X et du matériel d'océanographie.


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Auteur : Bourbouze Jean - Gustave,
Jean - Gustave Bourbouze (17 septembre 1825 - Paris - 23 septembre 1889)

Bourbouze démarre sa carrière comme mécanicien. Mais très vite, ses qualités manuelles et son intelligence le font remarquer et à partir de 1849, soit à 24 ans, il devient préparateur de physique à la Sorbonne (faculté de sciences de Paris), conservateur du cabinet de physique de l'université et s'installe constructeur d'instruments scientifiques… En 1862 il est également nommé chef des travaux pratiques et préparateur de physique à l’École Supérieure de Pharmacie. Il perfectionna la table d’Ampère, la machine d’Atwood. Il créa divers instruments dont un galvanomètre vertical qui porte son nom. Vers la fin de sa vie, il s’était occupé de recherches sur des procédés de soudure à l’aluminium.

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en décembre 1872, après avoir été, ainsi que le stipule son dossier de légionnaire, "organisateur du service d'éclairage électrique pendant le siège de Paris".

Les dimanches, il donnait chez lui des cours gratuits de physique expérimentale à une cinquantaine d'élèves, en appuyant ses expériences sur les instruments qu'il inventait et construisait. Ces cours furent repris en 1895 (soit après sa mort) sous l'intitulé "Cours d'enseignement technique Bourbouze" puis "laboratoires Bourbouze" (qui compteront jusqu'à 150 élèves avant la première guerre mondiale) et donnèrent lieu en 1896 à une publication rédigée par, Ch. Hémardinquer, l'un de ses anciens élèves ("Modes opératoires de physique de J. - G. Bourbouze" - Paris, imprimerie Desgrandschamps). D'après l'introduction de ce livre, Bourbouze était un "homme modeste et savant, préparateur modèle et habile constructeur en même temps qu'inventeur ingénieur".


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Auteur : Carpentier Jules,
Jules Carpentier (30 août 1851 - 26 juin 1921)

Né en 1851, dans une famille de petits commerçants parisiens, il entame des études scientifiques et sort de l’École Polytechnique en 1874, à 23 ans. Quatre ans plus tard, après avoir travaillé comme simple ouvrier ajusteur aux Ateliers de Paris de la Compagnie du chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée, puis en avoir été nommé dix mois plus tard, adjoint à l'ingénieur principal du matériel, il rachète le fonds et les ateliers du célèbre physicien - fabriquant Ruhmkorff qui vient de mourir, pour y installer sa propre entreprise. Pour des raisons commerciales, il conserve le nom de son prestigieux prédécesseur mais révolutionne le mode de production, en remplaçant la fabrication par imitation d'un modèle par la fabrication d'après des dessins côtés, et spécialise très vite l'entreprise dans le domaine des mesures électriques avec des instruments dérivés du galvanomètre

pour la mesure et l’enregistrement des intensités, des potentiels et des tensions électriques et d’autres grandeurs qui en dérivent. On lui doit la fabrication du galvanomètre Deprez - d'Arsonval. A partir de 1880, il se tourne vers l'optique, et réalise des appareils photographiques (dont les premières tentatives d'appareil en couleur) ainsi que la fabrication industrielle des premières caméras et projecteurs des frères Lumière à partir de 1895. Il touchera également aux domaines de la télégraphie (amélioration continue et fabrication du système Baudot qui équipe le réseau français) puis de la TSF à laquelle il travaille avec le ministère de la guerre. Il continuera, après 1900, à travailler pour ce ministère à la conception - fabrication de périscopes pour les sous-marins.

Il a été fait commandeur de la Légion d'Honneur en 1907, et la même année, membre de l'Académie des Sciences

Il meurt dans un accident de voiture à l'âge de 70 ans.


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Auteur : Deyrolle Emile
Emile Deyrolle (1838 - 1917)

L'activité d'Émile Deyrolle s'inscrit dans une histoire familiale consacrée à la zoologie et à la botanique. Son grand-père Jean Baptiste (1784 - 1841) était naturaliste, c'est à dire qu'il pratiquait la taxidermie, et travaillait pour les musées d'histoire naturelle de Bruxelles et Paris. Son père Achille (1813 - 1865) a repris l'activité de naturaliste et l'a complétée par des expéditions au Brésil ou au Portugal pour récolter des spécimens et les mettre en vente dans sa boutique. Il a développé l'édition scientifique, dont des planches illustrées d'insectes, et la vente de matériel pour la chasse, la préparation et la conservation des insectes.

Émile poursuit et développe les activités de son père, en particulier les expéditions et l'édition de manuels scolaires et de planches pédagogiques. Il crée une revue d’entomologie et publie des ouvrages spécialisés dans ce domaine. Il adjoint une librairie spécialisée à la préparation et à la vente d'insectes et de matériel d'entomologie. A partir de 1871, les planches didactiques deviennent les bases d'un "musée scolaire" qui propose des séries thématiques de zoologie, géologie, botanique... adaptées à chaque niveau d'enseignement. Il a pour objectif "d'expliquer la Terre au plus grand nombre" et considère qu'"un beau tableau vaut mieux qu'un long discours,dès lors que l'information est d'une rigoureuse exactitude. (...) L'Éducation par les yeux est celle qui fatigue le moins l'intelligence, mais cette éducation ne peut avoir de bons résultats que si les idées qui se gravent dans l'esprit de l'enfant sont d'une rigoureuse exactitude". Les thèmes seront constamment élargis et les planches traverseront même les frontières feront l'objet de traductions en espagnol, en portugais ou en arabe. Près de 120 pays seront concernés par la distribution de ce matériel pédagogique. A partir de 1872, Émile Deyrolle crée de nouveaux départements : minéralogie, anatomie, crustacés, paléontologie, matières brutes et matériels en lien avec l'étude de la nature tels que microscopes. En 1883, il édite une encyclopédie pour accompagner le musée scolaire.

En 1888, il installe son magasin rue du Bac. Il y vend des collections de zoologie (invertébrés et vertébrés), des insectes, des mollusques, des pièces d'anatomie, des minéraux, de la botanique. Il entretient de nombreux chasseurs-naturalistes dans toutes les parties du globe pour fournir le magasin, qui se spécialise dans les modèles rares.

En 1892, il cède l'affaire à son fils et à son gendre. A partir de 1896, l'entreprise prend le nom de "Les fils d’Émile Deyrolle". Elle développe particulièrement l'activité de fabrication de matériel de physique. Les contenus des publications et du musée scolaire sont continuellement adaptés à l'évolution des connaissances scientifiques.

La maison continue à prospérer jusqu'à la seconde guerre mondiale. Après-guerre, il n'y a plus de succession familiale et la modification de l'enseignement amène au déclin de l'activité. Les ateliers de taxidermie d'Auteuil sont fermés. La fabrication d'instruments scientifiques est transférée à une société indépendante, En 1960 est créée la société Eurosap Deyrolle, établie à Montreuil. L'édition puis la librairie cessent. L'activité se concentre sur la vente d'insectes et d'animaux naturalisés, qui décline à son tour suite aux lois de protection de la faune et de la flore.

L'entreprise est rachetée en 2001 par Le prince jardinier, société fondée par Louis-Albert de Broglie. Toujours installée dans le magasin rue du bac à Paris, elle vend des outils pour le jardinage mais a également repris l'activité de création de supports conçus pour les scolaires dans la tradition de la pédagogie par l'image développée par Émile Deyrolle, autour des questions du développement durable et de la biodiversité : publications, planches, expositions itinérantes, expositions virtuelles... il réédite également les anciennes planches Deyrolle, reconstitue des collections d'entomologie, de conchyliologie et d'oiseaux et mammifères naturalisés.


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L'intégralité des données brutes relatives à la collection d'objets du cabinet de physique : dimensions, matériaux, domaine et mode d'utilisation, fabricant, date d'acquisition, bibliographie spécifique... a été réunie dans un tableau accessible en suivant le lien web indiqué en bas de la notice.

La constitution du cabinet du lycée Gambetta :

Dès 1821, le ministère fait parvenir à l'ensemble des lycées la liste du matériel de physique dont ils doivent disposer. Ces listes comprennent, au-delà du matériel destiné à l'enseignement, des machines de précision utiles aux professeurs qui souhaitent poursuivre leurs recherches... A partir de 1831, grâce à l'influence du chimiste Thénard qui participe au conseil de l’enseignement, les consignes ministérielles insistent sur l’importance que doivent prendre les enseignements expérimentaux qui s'appuient sur les équipements présents dans les cabinets de physique. De nombreuses circulaires précisent les listes de matériels à acquérir, ainsi que les fournisseurs auprès desquels il convient de se fournir. Le ministère propose également de centraliser les achats pour l'ensemble des lycées.

Dans le catalogue de 1884, la liste idéale de matériel de physique dressée par ministère compte presque 400 entrées pour un montant de 40 000 francs. Il est donc fort heureux que ce dernier précise que "leur acquisition doive dépendre de l'importance de l'établissement et de l'état de son cabinet de physique". Pour ce qui concerne le lycée Gambetta, le conseil municipal du 29 juillet 1885 vote un budget spécifique de 21 000 francs pour l'acquisition de matériel de physique. Cette somme est jugée importante mais nécessaire car "l'évaluation [initiale] faite par l’architecte a été jugée insuffisante par l’État qui, créant ici un lycée d'enseignement spécial, veut le pourvoir d'un matériel scientifique absolument complet et en rapport avec son importance". 12% des objets conservés à ce jour par le lycée Gambetta (soit 47 objets pour un montant de 900 francs environ) figuraient dans cette liste idéale. Les acquisitions ont cependant été beaucoup plus nombreuses, puisqu'une évaluation par sondage dans les factures de matériel de physique conservées aux archives de la ville montre que les instruments conservés aujourd'hui par le lycée et mentionnés sur ces factures représentent environ 15% de ceux réellement achetés. Le cabinet initial a donc dû compter environ 300 instruments. Ceci est très supérieur au taux moyen d'équipement des cabinets de physique des lycées qui, vers 1850, comptent de 100 à 200 objets, et s'explique sans doute par le statut d'enseignement spécial du lycée.

Parmi les objets disparus mais mentionnés dans les factures, on trouve parmi les objets les plus importants (et les plus coûteux) : une marmite de Papin, une machine d'Atwood, une machine Gramme de laboratoire, une bobine de Ruhmkorff, un galvanomètre Nobili, un saccharimètre Soleil, des microscopes... ainsi que d'autre objets plus anecdotiques comme un tabouret isolant, un pistolet de Volta, tout un ensemble d'instruments servant à la manipulation ou à la préparation de supports d'expériences (pinces, appareil de distillation, rondelles en tôle, creusets...)... et des portraits de physiciens célèbres !

Enfin, quelques indications relevées dans un état des dépenses acquittées de décembre 1885 permettent de préciser l’équipement mobilier des salles de physique : 20 tables pour laboratoire avec dessus de faïence, pour un montant de 800 francs, 60 tables de laboratoires de 0,50 m avec des pieds en fer pour 1 500 francs, ainsi que l'installation de hottes dans les laboratoires, les cabinets des professeurs, les salles de préparation et les amphithéâtres de physique et de chimie, au coût moyen de 400 francs par hotte. Une facture de juin 1888 relative à des travaux supplémentaires sur ces hottes permet de préciser que ces dernières sont en tôle galvanisée montée sur un cadre en fer cornier, avec une base de tuiles.

La collection actuelle :

La collection conservée aujourd'hui par le lycée compte environ 120 pièces de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, parmi lesquelles certaines se retrouvent en plusieurs exemplaires (11 tubes de Crookes à rayons X, 10 lentilles sur pied...).

La comparaison avec les factures montre que les objets importants, utilisés non pas par les élèves mais par les professeurs lors de démonstrations, ont été conservés pour l'essentiel (machine de Wimhurst, machine diélectrique de Carré, spectroscope...), et que les pertes concernent essentiellement les petits objets fragiles utilisés pour les manipulations (thermomètres, cornues, disques avec manches isolants, bouteilles de Leyde...), où ceux rendus obsolètes par l'évolution des programmes scolaires (appareil de Van Hope). Certains appareils ont été conservés mutilés, comme le baromètre de Fortin.

Cependant, physique expérimentale ne signifie pas manipulation par les élèves. Les instruments de démonstration sont manipulés par le professeur qui réalise l'expérience devant les élèves, à qui il explique également le principe de fonctionnement de la machine et qu'il accompagne d'indications biographiques sur le scientifique qui l'a conçue, ainsi que de notions sur l'histoire de la loi scientifique que la manipulation a mise en évidence. C'est un enseignement qui, malgré le nom d'expérimental, reste pour les élèves extrêmement théorique et magistral. Ceci explique que dans la collection du lycée peu d'appareils se trouvent en plusieurs exemplaires. Lorsque que c'est le cas, il s'agit avant tout d'appareils peu coûteux et faciles à manipuler, comme les aéromètres ou les lentilles.

La formation des enseignants à l’École Normale Supérieure comporte également des exercices de construction d'appareils, comme le soufflage de verre pour réaliser des thermomètres mais aussi la fabrication d'appareils de physique complexes sous la surveillance d'un fabricant - industriel reconnu, car le ministère est conscient qu'une fois en poste, les professeurs ne disposeront pas toujours des moyens nécessaires à l'acquisition de tout le matériel souhaité. Ils sont donc fortement encouragés à construire eux-mêmes les supports d'expérience qui leur sont nécessaires. Pour la collection de Gambetta, c'est sans doute le cas pour l'appareil de Tyndall, initialement prévu pour fournir de la chaleur par frottement, et qui est ici utilisé comme force motrice pour des démonstrations sur la force centrifuge ou des expériences d'optique.

En 1902, la réforme Leygues, systématise, pour les plus simples d'entre elles, la réalisation des manipulations directement par les élèves... L’application de la réforme rend obsolètes la plupart des appareils des cabinets de physiques et le jury d'agrégation de 1902 encourage les professeurs à se débarrasser de "ces appareils surannés, mal conçus ou même absurdes". Beaucoup d'appareils ont ainsi disparu. N'ont souvent été conservés que ceux permettant d'illustrer les lois fondamentales de la physique.

En 1995, une circulaire du ministère de l’Éducation Nationale demandait spécifiquement aux proviseurs de lycée de se préoccuper de leur conservation et de leur valorisation. Cette volonté est réaffirmée en 2008, et une mission de repérage de ce patrimoine au niveau national est confiée à l'association ASEISTE (Association de Sauvegarde et d’Étude des Instruments Scientifiques et techniques de l'Enseignement). Un certain nombre d'objets du lycée Gambetta figurent ainsi dans l'inventaire mené par cette association, qui a concerné une vingtaine d'établissements et a permis d'établir environ 2 800 fiches d'objets.

Ces objets relèvent de différents champs des sciences : acoustique (2 objets, soit 1,5%), chaleur (7 objets, soit 6%), électricité (37 objets, soit 31%), électricité statique (10 objets, soit 8%), hydrostatique (4 objets, soit 3,5%), magnétisme (1 objet, soit 1%), optique (29 objets, soit 24%), pesanteur (13 objets, soit 11%), propriété des gaz (8 objets, soit 7%), thermodynamique (1 objet, soit 1%)... Si la répartition entre les différentes disciplines de la physique est relativement similaire à ce que l'on trouve dans les autres lycées, quelques différences remarquables sont à noter : le matériel d'acoustique représente seulement 2% contre 12% en moyenne, mais ceux d'optique et de pesanteur sont plus représentés que dans les autres lycées (24% contre 13% en moyenne pour l'optique et 11% contre 8% pour la pesanteur). Ces différences tiennent essentiellement au fait que les conditions de conservation des objets ont été spécifiques à chaque lycée. En effet, les acquisitions, faites d'après les listes fournies par l’État devaient être plus ou moins similaires pour des établissements de taille équivalente.

Ces objets sont de différents types : didactiques, c'est à dire conçus dans un but pédagogique pour montrer les lois et principes de la physique (73 objets, soit 60%), utiles c'est à dire servant à faire des mesures ou indispensables pour faire fonctionner d'autres appareils (45 objets, soit 38%), ou récréatifs, c'est à dire que bien qu'illustrant un principe physique ils ont une vocation essentiellement ludique (3 objets, soit 2%). La répartition entre ces différents types correspond aux répartitions observées par l'ASEISTE lors de ses inventaires dans les autres lycées... sauf en ce qui concerne les instruments ludiques qui sont presque trois fois moins nombreux que dans les autres lycées.

Le lycée avait également acquis quelques planches pédagogiques relative à la physique du "musée scolaire" édité par la Maison Deyrolle. L'inventaire des collections pédagogiques du lycée dressé en 1913 par l'intendant mentionne ainsi une dizaine de planches, sur des thèmes comme la pression atmosphérique, la chaleur, la machine à vapeur, la densité, le thermomètre ou les phénomènes électriques...

La datation des objets a pu se faire par rapport aux factures lorsqu'elles ont été conservées (bien que la date figurant sur la facture ne soit pas obligatoirement celle de fabrication de l'appareil), ou grâce au nom du fabricant lorsqu'il figure sur l'appareil. L'aspect (formes des piètements en particulier), ainsi que matériaux utilisés (laiton jusqu'au début du XXème siècle, fonte de fer ensuite, bakélite jusque dans les années 1950) donnent également des indications de datation.

Les principaux fournisseurs présents dans la collection :

Sur 17 fournisseurs mentionnés sur les objets répertoriés dans la collection actuelle du lycée, seuls deux viennent de Lille (Bonvalot, Rey & Girod) et encore s'agit-il de "petits" objets (un baromètre et une bobine double de Faraday). Tous les autres sont parisiens, et sont logiquement très présents dans toutes les collections d'objets scientifiques de lycée, puisque la liste des fournisseurs "agrées" était envoyée aux lycées par l’État en même temps que la liste des pièces à acheter.

On trouve ainsi Alvergniat frères, Radiguet et Massiot, Deyrolle, Pellin et Duboscq, Ducretet ou Role. Un récapitulatif des factures acquittées dressé en janvier 1886 et conservé aux archives municipales fait apparaitre de nombreux autres fournisseurs, comme Bréguet, Molteni, Hempel et Cie, ou E. Carré "constructeur d'appareils spéciaux pour la production du froid et de la glace"... Au total, une trentaine de noms sont mentionnés.

Une fois achetés auprès des fournisseurs parisiens, les instruments sont acheminés jusqu'à Roubaix en train, depuis la gare de la Chapelle à Paris, ainsi que l'indiquent les récépissés des Chemins de fer du Nord conservés aux archives municipales. Le coût de l'emballage et du transport est à la charge du lycée.

Le choix des instruments faisant l'objet d'une notice individuelle :

Sur ces 120 objets, 17 font l'objet d'une notice individuelle. Ce choix s'est fait en croisant plusieurs principes complémentaires : les instruments devaient être représentatifs de toutes les catégories d'objets présents dans la collection (acoustique, électricité, optique, chaleur, pesanteur...), faire partie des objets les plus anciens, et si possible porter un nom de fabricant. Une fois ce premier tri effectué, plusieurs critères ont permis d'aboutir au choix définitif des instruments : leur rareté dans un état complet dans les autres collections de lycées connues (spectroscope horizontal à un prisme) voire leur absence (galvanoscope, sphère de Pascal en verre, demi-lentille de Billet, roue de Maxwell...), leur disparition progressive à cause de l'évolution des programmes scolaires en particulier lorsqu'ils sont de petites taille (calorimètre de Berthelot), leur présence sur des documents iconographiques du lycée (appareil de Van Hope), leur intérêt technique et la documentation historique disponible comme les catalogues de fabricants ou des livres de physique contemporains des machines (machine pneumatique à deux corps de pompe, lanterne photogénique), parce qu'ils illustrent une spécificité de l'enseignement de la physique à la fin du XIXème siècle (réutilisation d'un appareil de Tyndall pour des expériences sur la gravité) ou enfin à cause de l'incongruité de leur présence dans une collection de matériel scientifique scolaire (appareil de Chardin).

Précisions inscription

L'intégralité des données brutes relatives à la collection d'objets du cabinet de physique : dimensions, matériaux, domaine et mode d'utilisation, fabricant, date d'acquisition, bibliographie spécifique... a été réunie dans un tableau accessible en suivant le lien web indiqué en bas de la notice.

La constitution du cabinet du lycée Gambetta :

Dès 1821, le ministère fait parvenir à l'ensemble des lycées la liste du matériel de physique dont ils doivent disposer. Ces listes comprennent, au-delà du matériel destiné à l'enseignement, des machines de précision utiles aux professeurs qui souhaitent poursuivre leurs recherches... A partir de 1831, grâce à l'influence du chimiste Thénard qui participe au conseil de l’enseignement, les consignes ministérielles insistent sur l’importance que doivent prendre les enseignements expérimentaux qui s'appuient sur les équipements présents dans les cabinets de physique. De nombreuses circulaires précisent les listes de matériels à acquérir, ainsi que les fournisseurs auprès desquels il convient de se fournir. Le ministère propose également de centraliser les achats pour l'ensemble des lycées.

Dans le catalogue de 1884, la liste idéale de matériel de physique dressée par ministère compte presque 400 entrées pour un montant de 40 000 francs. Il est donc fort heureux que ce dernier précise que "leur acquisition doive dépendre de l'importance de l'établissement et de l'état de son cabinet de physique". Pour ce qui concerne le lycée Gambetta, le conseil municipal du 29 juillet 1885 vote un budget spécifique de 21 000 francs pour l'acquisition de matériel de physique. Cette somme est jugée importante mais nécessaire car "l'évaluation [initiale] faite par l’architecte a été jugée insuffisante par l’État qui, créant ici un lycée d'enseignement spécial, veut le pourvoir d'un matériel scientifique absolument complet et en rapport avec son importance". 12% des objets conservés à ce jour par le lycée Gambetta (soit 47 objets pour un montant de 900 francs environ) figuraient dans cette liste idéale. Les acquisitions ont cependant été beaucoup plus nombreuses, puisqu'une évaluation par sondage dans les factures de matériel de physique conservées aux archives de la ville montre que les instruments conservés aujourd'hui par le lycée et mentionnés sur ces factures représentent environ 15% de ceux réellement achetés. Le cabinet initial a donc dû compter environ 300 instruments. Ceci est très supérieur au taux moyen d'équipement des cabinets de physique des lycées qui, vers 1850, comptent de 100 à 200 objets, et s'explique sans doute par le statut d'enseignement spécial du lycée.

Parmi les objets disparus mais mentionnés dans les factures, on trouve parmi les objets les plus importants (et les plus coûteux) : une marmite de Papin, une machine d'Atwood, une machine Gramme de laboratoire, une bobine de Ruhmkorff, un galvanomètre Nobili, un saccharimètre Soleil, des microscopes... ainsi que d'autre objets plus anecdotiques comme un tabouret isolant, un pistolet de Volta, tout un ensemble d'instruments servant à la manipulation ou à la préparation de supports d'expériences (pinces, appareil de distillation, rondelles en tôle, creusets...)... et des portraits de physiciens célèbres !

Enfin, quelques indications relevées dans un état des dépenses acquittées de décembre 1885 permettent de préciser l’équipement mobilier des salles de physique : 20 tables pour laboratoire avec dessus de faïence, pour un montant de 800 francs, 60 tables de laboratoires de 0,50 m avec des pieds en fer pour 1 500 francs, ainsi que l'installation de hottes dans les laboratoires, les cabinets des professeurs, les salles de préparation et les amphithéâtres de physique et de chimie, au coût moyen de 400 francs par hotte. Une facture de juin 1888 relative à des travaux supplémentaires sur ces hottes permet de préciser que ces dernières sont en tôle galvanisée montée sur un cadre en fer cornier, avec une base de tuiles.

La collection actuelle :

La collection conservée aujourd'hui par le lycée compte environ 120 pièces de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, parmi lesquelles certaines se retrouvent en plusieurs exemplaires (11 tubes de Crookes à rayons X, 10 lentilles sur pied...).

La comparaison avec les factures montre que les objets importants, utilisés non pas par les élèves mais par les professeurs lors de démonstrations, ont été conservés pour l'essentiel (machine de Wimhurst, machine diélectrique de Carré, spectroscope...), et que les pertes concernent essentiellement les petits objets fragiles utilisés pour les manipulations (thermomètres, cornues, disques avec manches isolants, bouteilles de Leyde...), où ceux rendus obsolètes par l'évolution des programmes scolaires (appareil de Van Hope). Certains appareils ont été conservés mutilés, comme le baromètre de Fortin.

Cependant, physique expérimentale ne signifie pas manipulation par les élèves. Les instruments de démonstration sont manipulés par le professeur qui réalise l'expérience devant les élèves, à qui il explique également le principe de fonctionnement de la machine et qu'il accompagne d'indications biographiques sur le scientifique qui l'a conçue, ainsi que de notions sur l'histoire de la loi scientifique que la manipulation a mise en évidence. C'est un enseignement qui, malgré le nom d'expérimental, reste pour les élèves extrêmement théorique et magistral. Ceci explique que dans la collection du lycée peu d'appareils se trouvent en plusieurs exemplaires. Lorsque que c'est le cas, il s'agit avant tout d'appareils peu coûteux et faciles à manipuler, comme les aéromètres ou les lentilles.

La formation des enseignants à l’École Normale Supérieure comporte également des exercices de construction d'appareils, comme le soufflage de verre pour réaliser des thermomètres mais aussi la fabrication d'appareils de physique complexes sous la surveillance d'un fabricant - industriel reconnu, car le ministère est conscient qu'une fois en poste, les professeurs ne disposeront pas toujours des moyens nécessaires à l'acquisition de tout le matériel souhaité. Ils sont donc fortement encouragés à construire eux-mêmes les supports d'expérience qui leur sont nécessaires. Pour la collection de Gambetta, c'est sans doute le cas pour l'appareil de Tyndall, initialement prévu pour fournir de la chaleur par frottement, et qui est ici utilisé comme force motrice pour des démonstrations sur la force centrifuge ou des expériences d'optique.

En 1902, la réforme Leygues, systématise, pour les plus simples d'entre elles, la réalisation des manipulations directement par les élèves... L’application de la réforme rend obsolètes la plupart des appareils des cabinets de physiques et le jury d'agrégation de 1902 encourage les professeurs à se débarrasser de "ces appareils surannés, mal conçus ou même absurdes". Beaucoup d'appareils ont ainsi disparu. N'ont souvent été conservés que ceux permettant d'illustrer les lois fondamentales de la physique.

En 1995, une circulaire du ministère de l’Éducation Nationale demandait spécifiquement aux proviseurs de lycée de se préoccuper de leur conservation et de leur valorisation. Cette volonté est réaffirmée en 2008, et une mission de repérage de ce patrimoine au niveau national est confiée à l'association ASEISTE (Association de Sauvegarde et d’Étude des Instruments Scientifiques et techniques de l'Enseignement). Un certain nombre d'objets du lycée Gambetta figurent ainsi dans l'inventaire mené par cette association, qui a concerné une vingtaine d'établissements et a permis d'établir environ 2 800 fiches d'objets.

Ces objets relèvent de différents champs des sciences : acoustique (2 objets, soit 1,5%), chaleur (7 objets, soit 6%), électricité (37 objets, soit 31%), électricité statique (10 objets, soit 8%), hydrostatique (4 objets, soit 3,5%), magnétisme (1 objet, soit 1%), optique (29 objets, soit 24%), pesanteur (13 objets, soit 11%), propriété des gaz (8 objets, soit 7%), thermodynamique (1 objet, soit 1%)... Si la répartition entre les différentes disciplines de la physique est relativement similaire à ce que l'on trouve dans les autres lycées, quelques différences remarquables sont à noter : le matériel d'acoustique représente seulement 2% contre 12% en moyenne, mais ceux d'optique et de pesanteur sont plus représentés que dans les autres lycées (24% contre 13% en moyenne pour l'optique et 11% contre 8% pour la pesanteur). Ces différences tiennent essentiellement au fait que les conditions de conservation des objets ont été spécifiques à chaque lycée. En effet, les acquisitions, faites d'après les listes fournies par l’État devaient être plus ou moins similaires pour des établissements de taille équivalente.

Ces objets sont de différents types : didactiques, c'est à dire conçus dans un but pédagogique pour montrer les lois et principes de la physique (73 objets, soit 60%), utiles c'est à dire servant à faire des mesures ou indispensables pour faire fonctionner d'autres appareils (45 objets, soit 38%), ou récréatifs, c'est à dire que bien qu'illustrant un principe physique ils ont une vocation essentiellement ludique (3 objets, soit 2%). La répartition entre ces différents types correspond aux répartitions observées par l'ASEISTE lors de ses inventaires dans les autres lycées... sauf en ce qui concerne les instruments ludiques qui sont presque trois fois moins nombreux que dans les autres lycées.

Le lycée avait également acquis quelques planches pédagogiques relative à la physique du "musée scolaire" édité par la Maison Deyrolle. L'inventaire des collections pédagogiques du lycée dressé en 1913 par l'intendant mentionne ainsi une dizaine de planches, sur des thèmes comme la pression atmosphérique, la chaleur, la machine à vapeur, la densité, le thermomètre ou les phénomènes électriques...

La datation des objets a pu se faire par rapport aux factures lorsqu'elles ont été conservées (bien que la date figurant sur la facture ne soit pas obligatoirement celle de fabrication de l'appareil), ou grâce au nom du fabricant lorsqu'il figure sur l'appareil. L'aspect (formes des piètements en particulier), ainsi que matériaux utilisés (laiton jusqu'au début du XXème siècle, fonte de fer ensuite, bakélite jusque dans les années 1950) donnent également des indications de datation.

Les principaux fournisseurs présents dans la collection :

Sur 17 fournisseurs mentionnés sur les objets répertoriés dans la collection actuelle du lycée, seuls deux viennent de Lille (Bonvalot, Rey & Girod) et encore s'agit-il de "petits" objets (un baromètre et une bobine double de Faraday). Tous les autres sont parisiens, et sont logiquement très présents dans toutes les collections d'objets scientifiques de lycée, puisque la liste des fournisseurs "agrées" était envoyée aux lycées par l’État en même temps que la liste des pièces à acheter.

On trouve ainsi Alvergniat frères, Radiguet et Massiot, Deyrolle, Pellin et Duboscq, Ducretet ou Role. Un récapitulatif des factures acquittées dressé en janvier 1886 et conservé aux archives municipales fait apparaitre de nombreux autres fournisseurs, comme Bréguet, Molteni, Hempel et Cie, ou E. Carré "constructeur d'appareils spéciaux pour la production du froid et de la glace"... Au total, une trentaine de noms sont mentionnés.

Une fois achetés auprès des fournisseurs parisiens, les instruments sont acheminés jusqu'à Roubaix en train, depuis la gare de la Chapelle à Paris, ainsi que l'indiquent les récépissés des Chemins de fer du Nord conservés aux archives municipales. Le coût de l'emballage et du transport est à la charge du lycée.

Le choix des instruments faisant l'objet d'une notice individuelle :

Sur ces 120 objets, 17 font l'objet d'une notice individuelle. Ce choix s'est fait en croisant plusieurs principes complémentaires : les instruments devaient être représentatifs de toutes les catégories d'objets présents dans la collection (acoustique, électricité, optique, chaleur, pesanteur...), faire partie des objets les plus anciens, et si possible porter un nom de fabricant. Une fois ce premier tri effectué, plusieurs critères ont permis d'aboutir au choix définitif des instruments : leur rareté dans un état complet dans les autres collections de lycées connues (spectroscope horizontal à un prisme) voire leur absence (galvanoscope, sphère de Pascal en verre, demi-lentille de Billet, roue de Maxwell...), leur disparition progressive à cause de l'évolution des programmes scolaires en particulier lorsqu'ils sont de petites taille (calorimètre de Berthelot), leur présence sur des documents iconographiques du lycée (appareil de Van Hope), leur intérêt technique et la documentation historique disponible comme les catalogues de fabricants ou des livres de physique contemporains des machines (machine pneumatique à deux corps de pompe, lanterne photogénique), parce qu'ils illustrent une spécificité de l'enseignement de la physique à la fin du XIXème siècle (réutilisation d'un appareil de Tyndall pour des expériences sur la gravité) ou enfin à cause de l'incongruité de leur présence dans une collection de matériel scientifique scolaire (appareil de Chardin).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Ministère de l'instruction publique. Catalogue du matériel scientifique des collèges et lycées de garçons. Paris : Imprimerie nationale, 1884.

    Lycée Gambetta, Tourcoing
Bibliographie
  • BALPE, Claudette. Enseigner la physique, approche historique au collège et au lycée (1 et 2). Article publié sur le site internet Sciences et Education (http://educasciences.blodspot.fr), 2013

  • HULIN, Nicole. L'enseignement secondaire scientifique en France d'un siècle à l'autre, 1802 - 1980. Évolutions, permanences et décalages. Lyon, INRP, 2007.

  • HULIN, Nicole (Dir.). Études sur l'histoire de l'enseignement des sciences physiques et naturelles. Lyon, ENS, 2001.

  • GIRES, Francis (Dir.). Physique impériale, cabinet de physique du lycée impérial de Périgueux. ASEISTE (Association de Sauvegarde et d’Étude des Instruments Scientifiques et Techniques de l'Enseignement), 2005

  • GIRES, Francis (Dir.). L'empire de la physique : cabinet de physique du lycée Guez de Balzac d’Angoulême. ASEISTE (Association de Sauvegarde et d’Étude des Instruments Scientifiques et Techniques de l'Enseignement), 2007

  • GIRES, Francis (Dir.). L'encyclopédie des instruments de l'enseignement de la physique du XVIIIème au milieu du XXème siècle. Périgueux, ASEISTE, 2016.

  • MARCELIN, Franck. Dictionnaire des fabricants d’instruments de mesure français, du xve au xixe siècle. Aix-en-Provence : auto-édition Galerie F. Marcelin, 2004

  • Payen J. Les constructeurs d’instruments scientifiques en France au XIXème siècle. Archives Internationales d’Histoire des Sciences, 1986, vol. 36

    pp. 84-161.
  • GERARD LESTRANGE, Tuner. Nineteenth-century Scientific Instruments. Berkeley : University of California Press, 1983.

Périodiques
  • BELHOSTE Bruno. Les caractères généraux de l'enseignement secondaire scientifique : de la fin de l'Ancien Régime à la Première Guerre Mondiale. Histoire de l'éducation, 1989, n°41

  • BALPE, Claudette. L'Enseignement des sciences-physiques : naissance d'un corps professoral (fin XVIIIème - fin XIXème siècle). Histoire de l'éducation, 1997, n°73

  • HULIN, Nicole. Histoire des sciences et enseignement scientifique au lycée sous la Troisième République. Revue d'histoire des sciences, 2005, Tome 58 n°2

  • HULIN, Nicole. Science qui se fait, science qui s'enseigne. A propos d'un document sur l'agrégation de sciences physiques depuis 1869. Histoire de l'éducation, 1984, n° 21.

  • BELHOSTE, Bruno. L'Histoire des enseignements scientifiques en France. Bilan d'une enquête. Histoire de l'éducation, 1988, n°38.

  • HULIN, Nicole. Les instruments dans l'enseignement scientifique au XIXème siècle. Corps écrits, PUF, n°35.

  • LOCHER, Fabien. L'histoire des enseignements scientifiques: nouveaux objets, nouvelles pratiques. Les dossiers des Inspections générales, Paris, juillet 2004, n°5.

    p. 116 - 119

Liens web

(c) Région Nord - Pas de Calais - Inventaire général - GIRARD Karine
Karine GIRARD , né(e) GIRARD (02 septembre 1967 - )
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