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Le mobilier : collection de sciences naturelles du lycée Gambetta à Tourcoing

Dossier IM59002859 inclus dans Lycée Gambetta à Tourcoing réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

La place accordée à l'enseignement des sciences naturelles a varié en fonction des époques et du niveau d'enseignement. Depuis les collèges d'ancien régime, elles font partie des matières incontournables, bien que secondaires. Elles ont constitué une part importante des cours des écoles centrales révolutionnaires. Mais elles connaissent leur heure de gloire au XIXème siècle dans les écoles primaires avec la "leçon de choses", dont l'objectif essentiel est de permettre aux enfants de comprendre leur environnement immédiat afin de pouvoir y intervenir utilement, en particulier pour tout ce qui touche à l'agriculture. Il s'agit d'un enseignement basé sur le récit, et non sur l'observation et encore moins la manipulation ! Elles ne bénéficient pas du même crédit dans l'enseignement secondaire où la prépondérance est accordée aux humanités. Associé à celui des sciences physiques pendant tout le XIXème siècle, leur enseignement n'y a jamais excédé 10% du temps scolaire.

Les sciences naturelles comprennent la zoologie, la géologie conjuguée à la paléontologie, la botanique, la minéralogie et entretiennent donc des liens avec d'autres matières comme la chimie, la physique ou la géographie. Les différents plans scolaires qui se succèdent tout au long du XIXème siècle font varier les contenus de l'enseignement des sciences naturelles et le niveau à partir duquel elles sont enseignées. Mais contrairement à l’enseignent primaire, qui doit délivrer des savoirs pratiques, l'enseignement des sciences naturelles dans le secondaire, réservé aux élites, accorde une place importante à la théorie. Pendant toute la première moitié du XIXème siècle, les sciences naturelles restent très descriptives et enseignées dans les petites classes des lycées, "où il importe de leur donner un caractère de simplicité et de les borner à quelques notions générales et sommaires". Une épreuve de sciences naturelles existe cependant au baccalauréat "es sciences physiques" dès 1821. A partir de 1840, elles sont enseignées dans "les classes plus élevées quand l'esprit plus développé des élèves permet de leur donner un caractère plus scientifique". Cette même année voit l'apparition d'une épreuve de sciences naturelles au baccalauréat littéraire. La circulaire ministérielle de Victor Cousin précise cependant que l'objectif de cet enseignement est "non de faire des naturalistes mais de donner aux élèves cette connaissance générale des lois de la nature, sans laquelle il n'y a pas d'éducation libérale (...). Il est peu d'études qui soient plus attrayantes et plus capables de faire sentir la divine providence (...). On ne s'attachera cependant pas aux détails minutieux de la science, mais à des notions solides et incontestables sur les points importants de l'histoire naturelle, telles que les principales fonctions des animaux et des plantes, les bases de la classification des espèces et les grands phénomènes géologiques (...). Les explications théoriques, qui ne sont bien souvent que des hypothèses, seront soigneusement écartées". C'est à partir de ce moment que se développe un enseignement réellement appuyé sur l'observation. Pour le doyen de l'Université de Paris, "les objets réels, les dessins, les expériences viennent toujours appuyer les explications du professeur et rendent inutiles les fastidieuses descriptions". Il faut cependant préciser que, comme pour l'enseignement de la physique, les expériences ne sont pas faites individuellement par les élèves, mais réalisées par le professeur, depuis sa paillasse, au bénéfice de toute la classe. Pendant toute la durée de la "bifurcation" (1852 - 1865), l'enseignement des sciences naturelles revêt un caractère beaucoup plus utilitaire. Le ministre Cousin indique ainsi : "Nous voudrions réduire les sciences naturelles à ce qu'exige la connaissance de l'hygiène et de l'économie politique". Il s'agit surtout de continuer à développer les capacités d’observation et de comparaison des élèves, tout comme à les entraîner "à la réserve dans les déductions générales". Il est plus que jamais recommandé d’assoir les cours sur des supports visuels : l'objet lui-même, un modèle reconstitué ou un dessin... et les sorties sur le terrain sont fortement encouragées pour la géologie, la récolte de plantes ou de petits animaux. C'est le début de la constitution systématique de collections d'enseignement dans les lycées, héritières des cabinets de curiosité, qui associent objets venus du terrain mais également achetés, reproductions, préparations et modèles anatomiques ou planches pédagogiques, dont le fameux musée scolaire de Deyrolle, réalisés et diffusés par des maisons spécialisées. A l'abandon de la "bifurcation", les sciences naturelles redeviennent essentiellement descriptives et disparaissent des épreuves du baccalauréat, y compris dans les filières scientifiques, pour n'y revenir qu'à la toute fin du XIXème siècle. Sans modifier en profondeur l'enseignement des sciences naturelles, le plan de 1880 le rend plus complet : zoologie, géologie, botanique (de mars à juillet pour disposer de plantes vivantes depuis la graine jusqu'au fruit), anatomie et physiologie végétale, animale et humaine sont désormais enseignées, de manière plus ou moins approfondie en fonction des niveaux. La place impartie aux observations est accrue, en multipliant les sorties sur le terrain, la manipulation d'échantillons ou les observations au microscope, ainsi que celle accordée à l'analyse et au classement. Il s'agit "d'apprendre à voir, à voir juste, à ne voir que ce qui est, à voir tout ce qui est". C'est à partir de la réforme de 1902, qui accorde de manière générale une place accrue aux sciences dans les enseignements du second degré, que les sciences naturelles connaissent une véritable évolution. Les approches expérimentales sont désormais privilégiées, afin de "provoquer un premier éveil du sens scientifique". On propose aux professeurs de faire procéder à l'observation de sang au microscope ou à la dissection de grenouilles, de souris et de plantes. Ainsi, selon Émile Brucker, réformateur de l’enseignement des sciences naturelles "les élèves sont maintenus actifs en classe, alors qu'avec l'enseignement dogmatique, on en faisait des machines à écrire" (1904). On simplifie le vocabulaire et on utilise le français plutôt que le grec : les phanérogames deviennent ainsi des plantes à fleurs... Désormais, on part du général pour arriver au détail, c'est à dire de ce qui est directement observable avant d'en arriver aux explications théoriques. Le dessin, qui aide à l’analyse et à la compréhension, garde une part importante dans l'enseignement. Les cabinets de sciences naturelles, présentés dans de vastes vitrines installées dans des espaces dédiés tout comme dans les décennies précédentes, continuent à être enrichis par les collectes sur le terrain et des achats. Ils comprennent toujours des planches pédagogiques, des herbiers, des minéraux, des modèles anatomiques, des squelettes humains et d'animaux, de petits animaux conservés dans du formol, des animaux, des oiseaux ou des insectes naturalisés... ce qui amènera, plus tard, à parler de "biologie du cimetière". A cause de la première guerre mondiale, la réforme de 1902 ne devient effective qu'en 1925, ce qui correspond également au moment où les enseignants spécialisés en sciences naturelles sont enfin assez nombreux pour dispenser un enseignement autonome de la physique ou de la chimie.

Pendant tout le XIXème siècle s'est en effet posé le problème du recrutement des enseignants de sciences naturelles. Jusqu'au milieu du XIXème siècle, aucun concours spécifique n'est prévu. Les enseignants sont le plus souvent des licenciés en sciences recrutés au sortir de l'université, sans formation ni à l'enseignement, ni en sciences naturelles. En 1847, le doyen de la faculté des sciences de Paris écrit : "Aujourd'hui le professeur de physique, déjà surchargé par le cours de chimie, est appelé encore à enseigner la physiologie, la zoologie, la botanique, la géologie et la minéralogie. Le vaste ensemble de connaissances variées qui serait nécessaire pour remplir une telle tâche ne peut devenir le partage que d'un bien petit nombre d'homme, et ne saurait se rencontrer chez tous les professeurs. L'étude puis l'enseignement de l'une ou l'autre des ces sciences suffit pour absorber toute leur attention et par la force des choses ils sont amenés à négliger tout le reste. D'ordinaire, ce sont les sciences naturelles qui se trouvent ainsi sacrifiées". Ce n'est qu'en 1858, qu'une épreuve de sciences naturelles est ajoutée à l'agrégation de sciences physiques. Le président du concours de cette année déplore cependant dans son rapport : "Il n'y a point dans les lycées de professeurs spéciaux de sciences naturelles et c'est le même professeur qui est chargé d'enseigner les sciences physiques et naturelles." En 1869, enfin, Victor Duruy institue une agrégation spécifique de sciences naturelles, qui comporte des épreuves de connaissances théoriques, d'histoire de la science et de préparation d'objets pour illustrer les leçons. Une épreuve concerne spécifiquement la constitution d'une collection d'enseignement de lycée ! Le premier concours, qui n'est organisé qu'en 1881, propose cependant peu de places. Ainsi entre 1882 et 1896, si 184 places ont été ouvertes à l'agrégation de mathématiques et 152 à celle de physique, seules 39 l'ont été pour celle de sciences naturelles. Les professeurs ne sont pas assez nombreux pour occuper tous les postes disponibles ! De plus, les salaires ne sont pas très attractifs : alors qu'un professeur de mathématiques, de sciences physiques ou de lettres est payé 3 000 francs par an, un professeur de sciences naturelles n'en perçoit que la moitié, soit un traitement identique à celui d'un maître surveillant.

Depuis sa création, en 1863, l'enseignement spécial bénéficie d'une agrégation spécifique, beaucoup plus généraliste que celles de l'enseignement classique. Les épreuves comprennent des compositions de contrôle des connaissances théoriques et des préparations de leçons en histoire, français, mathématiques, physique ou mécanique, chimie ou histoire naturelle. La leçon de sciences naturelles, qui consiste en une détermination de roches, de plantes ou d'animaux "choisis parmi les espèces communes en France", doit se faire prioritairement sur le terrain. Cette agrégation disparait en 1891 lorsque l'enseignement spécial est transformé en enseignement moderne.

L'enseignement féminin dispose également de deux agrégations spécifiques : une en lettres et une en sciences, qui associe mathématiques, physique, chimie et sciences naturelles. En plus de la composition sur un sujet de morale ou d'éducation, le concours comprend, pour chaque matière scientifique, une composition consacrée aux connaissances théoriques et une leçon, incluant une expérience ou une démonstration. En 1927, les sciences naturelles disparaissent de l'agrégation féminine de sciences car l'agrégation de sciences naturelles devient mixte ! Il est amusant de constater que c'est la première agrégation à être mixte, alors que l’enseignement des sciences naturelles aux filles a été extrêmement discuté lors de sa mise en place car s'il apporte des connaissances utiles aux futures mères de familles du point de vue de l'hygiène, "il touche de trop près à des problèmes qu'il convient d'écarter complètement de l'esprit des jeunes filles". Ces dernières étudient cependant la zoologie, la botanique et la géologie, en privilégiant l'observation : "L'enseignement a pour but d'apprendre à voir, à comparer et à décrire ce qu'elles ont sous les yeux. Il ne doit pas surcharger la mémoire par des énumérations fastidieuses. Les nomenclatures sont rigoureusement proscrites". Plus que dans l'enseignement secondaire masculin, et comme pour l'essentiel des matières, l'enseignement des sciences naturelles doit être utile. Le programme est ainsi divisé entre animaux et plantes utiles et nuisibles...

L'enseignement des sciences naturelles connait peu de modifications jusque dans les années 1970. Désormais, les élèves observent et expérimentent lors des séances de travaux pratiques et ne se contentent plus d’assister aux démonstrations ex cathedra du professeur. Le développement numérique des années 2000 permet la modélisation et les expériences assistées par ordinateur. La découverte de la molécule d'ADN, de l'infiniment petit, de l'information génétique..., permettent désormais de comprendre le vivant et l'on enseigne l'origine de la diversification du vivant et les théories de l'évolution.

La pauvreté des documents d'archives, y compris au lycée où ne subsistent que deux pages d'un inventaire dressé en 1913 mais ne précisant pas les années d'acquisition, ne permet pas de retracer avec précision l’histoire de cette collection. Seuls quelques cachets de fabricants et quelques factures conservées aux Archives Communales de Tourcoing apportent des indications chronologiques.

La totalité des factures conservées aux archives communales attestent d'un paiement en 1888, mais ne portent pas la date d'acquisition. Quelques récépissés de transports ferroviaires sont datés de 1887.

Les fournisseurs sont peu nombreux, à peine une dizaine recensée, et tous parisiens. Les plus connus sont Deyrolle, Nérée Boubée, le docteur Auzoux et la maison Tramond. D'autres, moins connus, apparaissent dans les factures du lycée, comme E. Marie, naturaliste à Paris, qui a fournit de nombreux coquillages et moulages de fossiles, ou Billaut & Billaudot, fournisseurs de produits pharmaceutiques qui ont vendu au lycée une collection d'échantillons de matières premières avec leurs étiquettes...

La seule mention relative au matériel pédagogique dans les délibérations du Conseil Municipal, date du 29 juillet 1885. Il s'agit d'un vote pour l'’acquisition de matériel de sciences naturelles à hauteur de 5 000 francs, mais qui ne détaille pas les achats.

Auteur(s) Auteur : Deyrolle Emile,
Emile Deyrolle (1838 - 1917)

L'activité d'Émile Deyrolle s'inscrit dans une histoire familiale consacrée à la zoologie et à la botanique. Son grand-père Jean Baptiste (1784 - 1841) était naturaliste, c'est à dire qu'il pratiquait la taxidermie, et travaillait pour les musées d'histoire naturelle de Bruxelles et Paris. Son père Achille (1813 - 1865) a repris l'activité de naturaliste et l'a complétée par des expéditions au Brésil ou au Portugal pour récolter des spécimens et les mettre en vente dans sa boutique. Il a développé l'édition scientifique, dont des planches illustrées d'insectes, et la vente de matériel pour la chasse, la préparation et la conservation des insectes.

Émile poursuit et développe les activités de son père, en particulier les expéditions et l'édition de manuels scolaires et de planches pédagogiques. Il crée une revue d’entomologie et publie des ouvrages spécialisés dans ce domaine. Il adjoint une librairie spécialisée à la préparation et à la vente d'insectes et de matériel d'entomologie. A partir de 1871, les planches didactiques deviennent les bases d'un "musée scolaire" qui propose des séries thématiques de zoologie, géologie, botanique... adaptées à chaque niveau d'enseignement. Il a pour objectif "d'expliquer la Terre au plus grand nombre" et considère qu'"un beau tableau vaut mieux qu'un long discours,dès lors que l'information est d'une rigoureuse exactitude. (...) L'Éducation par les yeux est celle qui fatigue le moins l'intelligence, mais cette éducation ne peut avoir de bons résultats que si les idées qui se gravent dans l'esprit de l'enfant sont d'une rigoureuse exactitude". Les thèmes seront constamment élargis et les planches traverseront même les frontières feront l'objet de traductions en espagnol, en portugais ou en arabe. Près de 120 pays seront concernés par la distribution de ce matériel pédagogique. A partir de 1872, Émile Deyrolle crée de nouveaux départements : minéralogie, anatomie, crustacés, paléontologie, matières brutes et matériels en lien avec l'étude de la nature tels que microscopes. En 1883, il édite une encyclopédie pour accompagner le musée scolaire.

En 1888, il installe son magasin rue du Bac. Il y vend des collections de zoologie (invertébrés et vertébrés), des insectes, des mollusques, des pièces d'anatomie, des minéraux, de la botanique. Il entretient de nombreux chasseurs-naturalistes dans toutes les parties du globe pour fournir le magasin, qui se spécialise dans les modèles rares.

En 1892, il cède l'affaire à son fils et à son gendre. A partir de 1896, l'entreprise prend le nom de "Les fils d’Émile Deyrolle". Elle développe particulièrement l'activité de fabrication de matériel de physique. Les contenus des publications et du musée scolaire sont continuellement adaptés à l'évolution des connaissances scientifiques.

La maison continue à prospérer jusqu'à la seconde guerre mondiale. Après-guerre, il n'y a plus de succession familiale et la modification de l'enseignement amène au déclin de l'activité. Les ateliers de taxidermie d'Auteuil sont fermés. La fabrication d'instruments scientifiques est transférée à une société indépendante, En 1960 est créée la société Eurosap Deyrolle, établie à Montreuil. L'édition puis la librairie cessent. L'activité se concentre sur la vente d'insectes et d'animaux naturalisés, qui décline à son tour suite aux lois de protection de la faune et de la flore.

L'entreprise est rachetée en 2001 par Le prince jardinier, société fondée par Louis-Albert de Broglie. Toujours installée dans le magasin rue du bac à Paris, elle vend des outils pour le jardinage mais a également repris l'activité de création de supports conçus pour les scolaires dans la tradition de la pédagogie par l'image développée par Émile Deyrolle, autour des questions du développement durable et de la biodiversité : publications, planches, expositions itinérantes, expositions virtuelles... il réédite également les anciennes planches Deyrolle, reconstitue des collections d'entomologie, de conchyliologie et d'oiseaux et mammifères naturalisés.


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Auteur : Boubée Nérée,
Nérée Boubée (1806 - 1863)

La maison Boubée est fondée à Paris en 1845. On y trouve des roches, des fossiles, des plantes, des "coquilles" et des oiseaux naturalisés. Nérée Boubée enseigne également à l'université, publie de nombreux ouvrages de géologie et contribue à de nombreuses revues spécialisées. Il mène de nombreuses missions d'exploration botaniques et géologiques, en particulier dans les Pyrénées. On lui doit également l'édition de planches pédagogiques.

A sa mort en 1863, le magasin est repris par son fils. En 1937, au moment de prendre sa retraite, ce dernier vend le stock du magasin car le commerce de ce type d'objets périclite.

En 1946, son petit-fils reprend le magasin et lui redonne un certain lustre, en ajoutant l'édition d'ouvrages scientifiques à la vente de minéraux. Le magasin ferme définitivement en 1964.


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Auteur : Auzoux Louis Thomas Jérôme,
Louis Thomas Jérôme Auzoux (1797 - 1880)

Titulaire d'un baccalauréat "es lettres" en 1817, Louis Auzoux entame à Paris des études de médecine. C'est au cours de ces dernières qu'il prend conscience de la difficulté à se procurer des cadavres pour réaliser des dissections et à quel point les modèles existants en cire ou en bois (comme celui de Fontana) sont peu pratiques car trop fragiles ou pas assez précis car ils ne montrent souvent qu'une surface et non les structures sous-jacentes, ne permettent pas la manipulation par les étudiants et n'offrent aucune similitude avec une dissection. Tout en poursuivant ses études, il commence à travailler à la création de modèles anatomiques résistants qui puissent se démonter par étapes successives, de la manière la plus proche possible d'une véritable dissection, qu'il appelle "clastiques", du grec "klastos" mettre en morceaux. Après de très nombreux essais pour trouver la matière adéquate, en particulier en s'inspirant des techniques des fabricants de marionnette, il conçoit un modèle en papier mâché constitué de pièces moulées puis peintes, assemblées entre elles à l'aide de petits crochets. A la différence d'Ameline qui propose à la même époque un écorché humain en papier mâché façonné à la main et monté sur un véritable squelette, les modèles du docteur Auzoux n'intègrent aucun élément organique. En s'affranchissant du squelette naturel, Auzoux ouvre la voie de la production en série.

En 1822, la Faculté de médecine avait validé le modèle de "pied, jambe et bassin" proposé par Auzoux et lui avait commandé un modèle d'homme en entier. Celui-ci est achevé et validé par la Faculté en 1825. Dans sa "Notice pour les préparations artificielles de M. Auzoux" parue la même année, Auzoux vante ainsi les mérites de son invention : "C'est pourquoi, sans vanter le degré de perfection auquel j'ai porté ce nouveau mode de représentation et sans parler des difficultés que j'ai eu à vaincre, je me borne à faire une description de ces pièces (...). La matière dont elles sont composées est de nature végétale, elle est presqu'aussi dure que le bois mais moins cassante (...) et par sa nature, n'a rien à craindre des insectes ni des variations de la température atmosphérique. Dans l'état frais, elle est molle et susceptible de de prendre et de conserver toutes les formes les plus déliées, avantage qui m'a permis de donner [à ces pièces] des reliefs absolument identiques [à la réalité]. On ne peut se faire une idée plus exacte de la manière dont le sujet se décompose qu'en se rappelant la marche que l'on suit dans une dissection (...). Pour donner à cette pièce tout le degré d'utilité possible, une table synoptique indique par un numéro chaque pièce que l'on peut déplacer et par des lettres alphabétiques les détails qui s'y remarquent (...). Si ces pièces sont utiles aux médecins, de quel avantage ne seront-elles pas pour les peintres et les statuaires ! (...) A l'avantage que ces pièces ont sur tous les autres moyens que l'on a employé pour arriver au même but, il faut joindre celui d'être beaucoup moins dispendieuses. Tout le monde sait qu'une collection de pièces anatomiques soit préparées par dessiccation, soit en peinture ou en bois ou en cire, dans laquelle on retrouverait toutes les parties qui entrent dans la composition de l'homme, coûterait des millions. M. Auzoux fournit un sujet entier pour 30 000 francs. On peut voir ces pièces tous les jours, depuis midi jusqu'à 4 heures, au n°8 de la rue du paon [son domicile parisien]."

Auzoux se consacre dès lors exclusivement à la fabrication de modèles anatomiques et multiplie les modèles : homme entier (en différentes tailles), mais parties de corps humain à l'échelle 1 à l'exemple du bassin et utérus de femme complété par des embryons à différentes étapes d'évolution, ou grossies comme le sont l’œil ou le cœur. A partir de 1840, il développe des modèles d'animaux, dont un cheval grandeur nature mais également des insectes et un escargot, et de plantes vers 1860 (blé, pois de senteur, champignons...). A la veille de la première guerre mondiale, on compte plus de 326 modèles !

Pour satisfaire à une demande de plus en plus importante, qui vient à la fois des universités de médecine et des lycées, en France mais également à l'étranger (Angleterre, Allemagne, Espagne, Russie, Chili, États-Unis, Italie, Mexique...), le docteur Auzoux crée 1828, à Saint Aubin d'Ecrosville dans l'Eure, sa ville natale, une usine de fabrication qui comptera jusqu'une centaine d'employés. Afin que ses modèles soient parfaitement exacts, il forme tous ses employés, des gens du village, à l'anatomie. Cette politique de formation est poursuivie par ses successeurs. Un journaliste de L'Illustration, qui visite l'usine en 1897 raconte ainsi "Il y a là des vieillards, des adultes, de toutes jeunes femmes et même des enfants. Tout ce monde travaille côte à côte dans le plus grand silence. A peine un enfant distrait un instant par notre arrivée lève-t-il des yeux bleus, étonné de l'étonnement où nous sommes de le trouver en train de fabriquer un larynx avec autant de naturel qu'il en eut mis à faire tourner une toupie ou à lancer une balle".

Le travail s'organise en plusieurs étapes : la prise d'empreinte sur un cadavre, la création des moules en plâtre ou bois et métal, l'application des premières couches de papier mâché par la cartonneuse, le remplissage avec la pâte à papier appelée "terre" par le "terreur", le pressage puis le séchage, l'ajustage qui permet de respecter strictement les rapports anatomiques, la mise en place des vaisseaux sanguins, des nerfs et des membranes internes, puis enfin la peinture et le vernis. En 1845, la fabrication du modèle humain de 1,16 m destiné aux collèges royaux prend 126 jours, dont 58 pour la seule mise en peinture !

En 1833, il ouvre une boutique à Paris. Afin de diffuser largement les connaissances anatomiques, il accompagne la production de modèles par la publication d'ouvrages scientifiques, auquel il adjoint des catalogues de ses modèles... En 1839, le ministère de l'Instruction Publique rend les modèles d'Auzoux obligatoires dans les écoles, y compris dans les établissements agricoles, pour les études portant sur l'anatomie.

Il est fait chevalier puis officier de la Légion d'honneur en 1862.

A sa mort, en 1880, son beau-frère Hector Auzoux, également médecin, reprend l'entreprise. Lorsqu'il meurt, en 1903, c'est son neveu Amédée Montaudon qui lui succède. Son fils Jean lui succède à son tour en 1911 et développe des activités annexes comme l'édition de planches de zoologie et de botaniques, ainsi que de matériel d'études comme des coupes histologiques ou des lames de microscope avec des bactéries ou des écailles poisson, et du matériel de laboratoire comme des autoclaves ou des microscopes... et des maquettes d'avion de la première guerre ! En 1927, l'entreprise est rachetée par Henri Barral, qui rachète également la maison Tramond. Il ne reprend cependant que la partie de l'activité liée à la fabrication des modèles d'anatomie clastique. Il les fait même protéger d'éventuels bombardements en les enterrant dans la cour de l'usine au moment du débarquement allié. Après-guerre, l'essentiel de la production est à destination des États-Unis. En effet, les commandes de matériel pédagogique pour les lycées sont désormais centralisées par l’État et l'entreprise n'a pas remporté le marché. L'ainé des enfants, Bernard, qui a hérité de l'entreprise, constitue en 1955 "La société des établissements Auzoux". Il installe une nouvelle usine de production au Neubourg, dans l'Eure, teste plusieurs matériaux comme le plastique ou la fibre de verre pour réaliser les modèles et à partir des années 1980, produit des modèles en résine, moins onéreux, et crée de nouveaux moules en silicone. En 2002, l'entreprise est revendue à un tchèque qui dépose le bilan quelques mois plus tard. L'activité cesse définitivement en 2004.

En 1995, un musée consacré à l'histoire de l’entreprise a ouvert au Neubourg. Il conserve une grande partie des moules et de nombreux modèles.


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Auteur : Maison Tramond,
Maison Tramond

La maison Tramond est fondée en 1825 à Paris. Elle est spécialisée dans la préparation de pièces ostéologiques (application de cire sur des os humains secs) et la réalisation de modèles anatomiques, d'après des dessins et indications fournis par les médecins de la Faculté, en face de laquelle le magasin est installé. La maison fournit également des pièces naturelles, comme des dents de requin, des fanons de baleine, des oiseaux et des mammifères naturalisés, des crânes et squelettes de vertébrés entiers ou "éclatés"... c'est à dire du matériel didactique pour les sciences naturelles et la médecine.

Dans une publicité parue dans "La revue d’anthropologie" de 1889, une publicité indique que monsieur Tramond est "Officier de l'Instruction publique : préparateur et fournisseur de la Faculté, de Musée d'anthropologie, médecine, des Sciences" et que la Maison fournit "des collections de crânes anthropologiques, moulés sur nature ; des collections de bustes ethnologiques moulés sur nature ; des cerveaux moulés de l'homme, gorille, orang [sic], chimpanzé, pithéciens, cébiens, des squelettes humains, et toute l'anatomie comparée anthropoïde : singes, mammifères, etc., etc."

Au début du XXème siècle, la maison est reprise par le gendre de Tramond, N. Rouppert. L'activité connaît un certain déclin, du fait de la diminution importante des commandes des lycées. En 1929, la maison est rachetée par les établissements Auzoux.


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Décrire le cabinet de sciences naturelles du lycée Gambetta relève de l'inventaire à la Prévert. Sans entrer dans une énumération fastidieuse, quelques grands ensembles se détachent :

- des minéraux et moulages de fossiles

- des insectes, présentés par familles dans des boites : coléoptères, hyménoptères... plus de 120 boites sont encore conservées

- des parties de squelettes d'animaux : têtes et membres inférieurs de chevaux et de vaches essentiellement

- des squelettes en entier : petits animaux, dont un singe, poissons, oiseaux, serpents

- de nombreux oiseaux et animaux naturalisés : hérisson, belette, poissons... mais également un lémurien (fourni par la maison Tramond pour 810 francs) !

- des plantes sous formes d'échantillons : fleurs, graines, feuilles, morceaux d'arbres ou de reproduction en relief : champignons

- des échantillons de matière première : charbon, pétrole

- des modèles anatomiques, en particulier ceux du docteur Auzoux : cœur, rein, larynx + bronches, œil

- des planches pédagogiques : 248 planches, datant de la fin du XIXème siècle aux années 1970, ont été recensées à ce jour. Les principaux fournisseurs sont la maison Auzoux (33% des planches, dont plus des 3/4 datées entre 1950 et 1975), Deyrolle (23%), Masson (24%), Nijhoff (10%) et Nérée Boubée (3%). D'autres éditeurs comme Maloine ou Hatier sont présents pour 2 ou 3 panneaux. Toutes les matières relevant des sciences naturelles sont représentées, mais de manière non équivalente : 102 planches (soit 41%) sont consacrées à la biologie animale, 84 (soit 34%) à celle végétale. 48 planches (19%) concernent le seul corps humain. La géologie ne représente que 9 planches (3,5%) et la paléontologie seulement 3 (1%) !

- quelques pièces isolées : mâchoire d'enfant, squelette de tête de dauphin

Ces objets, qui ne sont plus utilisés, sont stockés à touche - touche dans des armoires en sapin, vitrées dans leur partie supérieure, qui habillent la totalité des murs du laboratoire de sciences naturelles, situé entre les deux salles de cours. Ces espaces ont été prévus en 1888, un peu après la construction du lycée, pour accueillir des ateliers. Ces derniers n'ont jamais été installés mais les deux salles prévues pour les machines - outils sont devenues des salles de sciences naturelles avec paillasses, et les deux espaces initialement dédiés à la fabrication de l'énergie motrice des machines sont devenues des salles de collection, équipées de rangement spécifiques réalisés dès 1885. Comme les salles de physique, les salles de sciences naturelles sont équipées de tables avec dessus en faïence.

L'architecte avait également dessiné un porte - planche pédagogique, encore installé aujourd'hui dans les salles de sciences naturelles.

L'inventaire exhaustif des cabinets de sciences naturelles des lycées impériaux de Périgueux et Angoulême donne des bases de comparaison avec la collection du lycée Gambetta. De nombreuses pièces sont communes, car elles correspondent aux matières à enseigner (biologie animale et végétale, corps humain, botanique, géologie) : les pièces du docteur Auzoux, la mâchoire d'enfant, les insectes et animaux naturalisés, les squelettes d'animaux, les échantillons de plantes ou de matières premières... Mais la collection de Gambetta ne comprend pas de crâne humain entier ou "éclaté", pas de cires anatomiques, pas de pièces anatomiques ou de petits animaux conservés dans du formol ou d'animaux avec des monstruosités, et aucun Jabberwock... On y trouve également peu d'animaux exotiques, de reptiles, d'oiseaux ou de poissons.

Bien que peu nombreux les quelques factures et récépissés de chemin de fer conservés aux archives communales de Tourcoing permettent de voir que la collection a été beaucoup plus étoffée qu'elle ne l'est aujourd’hui. Leur étude met en évidence la disparition de l'oreille et du petit modèle d''homme clastique incomplet, spécialement étudié pour les lycées du docteur Auzoux, qui figurent sur une facture de 1887, d'un squelette et d'un crâne humains "montés" et d'"animaux dans l'alcool" mentionnés dans deux transports ferroviaires de 1886, de squelettes de kangourou et de manchot achetés auprès de la maison Tramond en 1885... et ces factures ne représentent sans doute qu'un fragment des achats réalisés par le lycée !

Une facture concerne l'achat de dessins, un homard et plusieurs planches d'insectes, auprès de A.L. Clément, dessinateur de dessins spéciaux pour l'enseignement installé à Paris. Ces dessins, qui servent de support pédagogiques au même titre que les modèles en nature ou les planches pédagogiques, devaient être relativement nombreux. Cependant, aucun d'entre eux n'a à ce jour été retrouvé au lycée.

Précisions inscription

Décrire le cabinet de sciences naturelles du lycée Gambetta relève de l'inventaire à la Prévert. Sans entrer dans une énumération fastidieuse, quelques grands ensembles se détachent :

- des minéraux et moulages de fossiles

- des insectes, présentés par familles dans des boites : coléoptères, hyménoptères... plus de 120 boites sont encore conservées

- des parties de squelettes d'animaux : têtes et membres inférieurs de chevaux et de vaches essentiellement

- des squelettes en entier : petits animaux, dont un singe, poissons, oiseaux, serpents

- de nombreux oiseaux et animaux naturalisés : hérisson, belette, poissons... mais également un lémurien (fourni par la maison Tramond pour 810 francs) !

- des plantes sous formes d'échantillons : fleurs, graines, feuilles, morceaux d'arbres ou de reproduction en relief : champignons

- des échantillons de matière première : charbon, pétrole

- des modèles anatomiques, en particulier ceux du docteur Auzoux : cœur, rein, larynx + bronches, œil

- des planches pédagogiques : 248 planches, datant de la fin du XIXème siècle aux années 1970, ont été recensées à ce jour. Les principaux fournisseurs sont la maison Auzoux (33% des planches, dont plus des 3/4 datées entre 1950 et 1975), Deyrolle (23%), Masson (24%), Nijhoff (10%) et Nérée Boubée (3%). D'autres éditeurs comme Maloine ou Hatier sont présents pour 2 ou 3 panneaux. Toutes les matières relevant des sciences naturelles sont représentées, mais de manière non équivalente : 102 planches (soit 41%) sont consacrées à la biologie animale, 84 (soit 34%) à celle végétale. 48 planches (19%) concernent le seul corps humain. La géologie ne représente que 9 planches (3,5%) et la paléontologie seulement 3 (1%) !

- quelques pièces isolées : mâchoire d'enfant, squelette de tête de dauphin

Ces objets, qui ne sont plus utilisés, sont stockés à touche - touche dans des armoires en sapin, vitrées dans leur partie supérieure, qui habillent la totalité des murs du laboratoire de sciences naturelles, situé entre les deux salles de cours. Ces espaces ont été prévus en 1888, un peu après la construction du lycée, pour accueillir des ateliers. Ces derniers n'ont jamais été installés mais les deux salles prévues pour les machines - outils sont devenues des salles de sciences naturelles avec paillasses, et les deux espaces initialement dédiés à la fabrication de l'énergie motrice des machines sont devenues des salles de collection, équipées de rangement spécifiques réalisés dès 1885. Comme les salles de physique, les salles de sciences naturelles sont équipées de tables avec dessus en faïence.

L'architecte avait également dessiné un porte - planche pédagogique, encore installé aujourd'hui dans les salles de sciences naturelles.

L'inventaire exhaustif des cabinets de sciences naturelles des lycées impériaux de Périgueux et Angoulême donne des bases de comparaison avec la collection du lycée Gambetta. De nombreuses pièces sont communes, car elles correspondent aux matières à enseigner (biologie animale et végétale, corps humain, botanique, géologie) : les pièces du docteur Auzoux, la mâchoire d'enfant, les insectes et animaux naturalisés, les squelettes d'animaux, les échantillons de plantes ou de matières premières... Mais la collection de Gambetta ne comprend pas de crâne humain entier ou "éclaté", pas de cires anatomiques, pas de pièces anatomiques ou de petits animaux conservés dans du formol ou d'animaux avec des monstruosités, et aucun Jabberwock... On y trouve également peu d'animaux exotiques, de reptiles, d'oiseaux ou de poissons.

Bien que peu nombreux les quelques factures et récépissés de chemin de fer conservés aux archives communales de Tourcoing permettent de voir que la collection a été beaucoup plus étoffée qu'elle ne l'est aujourd’hui. Leur étude met en évidence la disparition de l'oreille et du petit modèle d''homme clastique incomplet, spécialement étudié pour les lycées du docteur Auzoux, qui figurent sur une facture de 1887, d'un squelette et d'un crâne humains "montés" et d'"animaux dans l'alcool" mentionnés dans deux transports ferroviaires de 1886, de squelettes de kangourou et de manchot achetés auprès de la maison Tramond en 1885... et ces factures ne représentent sans doute qu'un fragment des achats réalisés par le lycée !

Une facture concerne l'achat de dessins, un homard et plusieurs planches d'insectes, auprès de A.L. Clément, dessinateur de dessins spéciaux pour l'enseignement installé à Paris. Ces dessins, qui servent de support pédagogiques au même titre que les modèles en nature ou les planches pédagogiques, devaient être relativement nombreux. Cependant, aucun d'entre eux n'a à ce jour été retrouvé au lycée.

Références documentaires

Bibliographie
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  • HULIN, Nicole. L'enseignement des sciences naturelles au XIXème siècle dans ses liens avec les autres disciplines. Revue d'histoire des sciences, 2002, tome 55 - n°1.

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  • GIRES, Francis (Dir.). L'empire des sciences... naturelles : cabinets d'histoire naturelle des lycées impériaux de Périgueux et d'Angoulême. Niort, ASEISTE, 2013.

  • HULIN, Nicole (dir.). Sciences naturelles et formation de l'esprit. Autour de la réforme de 1902. Études et documents. Villeneuve d'Ascq : Presses universitaires du Septentrion, 2002.

  • HULIN, Nicole. L'enseignement secondaire scientifique en France d'un siècle à l'autre, 1802 - 1980. Évolutions, permanences et décalages. Lyon, INRP, 2007.

  • HULIN, Nicole (Dir.). Études sur l'histoire de l'enseignement des sciences physiques et naturelles. Lyon, ENS, 2001.

Périodiques
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    p. 409 - 434
  • Hulin, Nicole (dir.). Études sur l'histoire de l'enseignement des sciences physiques et naturelles. Cahiers d'histoire et de philosophie des sciences, 2001, n°49.

  • HULIN, Nicole, BILODEAU, Bénédicte. Les sciences naturelles à l'agrégation. Revue de synthèse, 1999, 4ème S. n°4.

    p. 545 - 579
  • KAHN, Pierre. L'enseignement des sciences, de Ferry à l'éveil. Aster, 2000, n°31 "Les sciences de 2 à 10 ans".

  • BRUCKER, Emile. De l'enseignement des sciences naturelles dans les lycées et collèges. L'enseignement secondaire, 1904, n°12.

    p. 246 - 251
  • Les exercices pratiques d'histoire naturelle. Méthode et choix des sujets. Bulletin de l'union des naturalistes, 1911, n°1.

    p. 14 - 17
  • SCHLEGEL, Christian. L'histoire naturelle au lycée. L'enseignement scientifique, 1927, n°1.

    p. 46 - 54
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - GIRARD Karine
Karine GIRARD , né(e) GIRARD (02 septembre 1967 - )
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