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Hôpitaux marins de Berck

Dossier IA62002963 réalisé en 2015

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La naissance de Berck-Plage comme station sanitaire avec la création du premier hôpital maritime en 1861

Paul Perrochaud, médecin inspecteur des enfants assistés de l'arrondissement de Montreuil, eut l'idée de confier, en 1857, un petit groupe d'enfants affectés de scrofule - terme qui recouvre une atteinte ganglionnaire de la tuberculose accompagnée souvent de lésions cutanées (même racine grecque que le terme désuet écrouelles qui désignait d'ailleurs la même affection) - à une vieille femme, la veuve Duhamel, qui habitait le village de Groffliers. Ayant observé une amélioration chez certains enfants, Perrochaud décida de poursuivre l'expérience en demandant en 1859 à une autre veuve, Marianne Brillard, demeurant à Berck, de prendre désormais soin des enfants. Il entreprit ensuite des démarches auprès de l'administration de l’Assistance publique de Paris afin de convaincre ses dirigeants de fonder à Berck un hôpital, à l'intention des enfants scrofuleux de la capitale. Toutefois, pour juger de l’opportunité de pareille fondation, l’Assistance publique préféra construire d’abord un hôpital provisoire où l'expérimentation serait poursuivie sur un échantillon plus large et sur plusieurs années. Cet hôpital fut bâti entre mai et juillet 1861 par l’architecte Émile Lavezzari avec un gros œuvre entièrement en bois et une contenance limitée à 100 lits. La fondation de cet établissement fut le germe du développement du site de Berck-Plage comme « ville-hôpital » avant même et indépendamment de son essor comme station balnéaire.

Le même Paul Perrochaud introduisit dans le mode de fonctionnement de cet hôpital expérimental une innovation majeure en rendant le séjour des enfants permanent sur l'année et non saisonnier - généralement estival, rarement hivernal (sauf sur la côte méditerranéenne) -, ainsi que cela était pratiqué dans tous les établissements de soin par bains de mer fondés jusqu'alors en Europe avec des temps de séjour limités parfois à trois semaines seulement. L’expérience ayant été jugée concluante, le directeur de l'Assistance publique de Paris, Armand Husson, fit entreprendre la construction d’un édifice en maçonnerie, prévu pour abriter 500 lits. Les travaux en furent exécutés sur les dessins de l’architecte Émile Lavezzari à partir du janvier 1867, et l’ouverture de l'hôpital eut lieu le 18 juillet 1869. Peu après, le baron James-Nathan de Rothschild songea à faire bénéficier les enfants juifs nécessiteux des bienfaits de la cure marine et semble avoir acquis pour ce faire, dès 1870, un vaste terrain au nord du secteur en cours d'urbanisation de Berck-Plage, chargeant par ailleurs le même Émile Lavezzari d'établir les plans de l'hôpital projeté qui fut inauguré le 24 mai 1872 sous le nom de Nathaniel de Rothschild, décédé en 1870, père du baron James.

A partir semble-t-il des recommandations d'Henry Cazin, chirurgien en chef du grand hôpital maritime, les bâtiments de l'hôpital Rothschild furent disposés parallèlement au front de mer afin que le vent du large s’engouffrât plus puissamment à l’intérieur des salles et renouvelât de la sorte beaucoup plus promptement l’atmosphère corrompue par les exhalaisons corporelles. Ainsi, cette amplification de la circulation de l'air dans les salles faisait beaucoup mieux bénéficier les enfants des bienfaits des effluves marines et ce, même lorsque des conditions météorologiques défavorables empêchaient leurs ébats à l’extérieur. L’importance extrême attachée au mode de circulation de l’air en lien avec l'évitement du confinement, tenait au fait que l’inhalation continue de l’atmosphère océane par les enfants constituait alors, avec des immersions marines réitérées, les deux pôles du traitement de la scrofule. Aussi, tous les établissements hospitaliers de Berck construits par la suite adoptèrent-ils le mode d'agencement de l’hôpital Rothschild.

Le succès confirmé du traitement marin et une première floraison de constructions d'établissements de soins

Très vite, l’hôpital maritime connut l’encombrement en raison de l'insuffisance criante de la capacité d'accueil des trois hôpitaux d'enfants de la capitale et du transfert à Berck des enfants en surnombre. Cette incapacité chronique à satisfaire la demande amena l’administration de l’Assistance publique de Paris à passer en 1879 une convention avec un certain Pierre Cornu pour accueillir son surplus d’enfants : ainsi furent créées successivement la maison Cornu pour garçons, puis en 1883 la maison Cornu pour filles. Pierre Cornu était le premier de ces entrepreneurs avisés qui, profitant de l'accroissement très rapide de la demande d'hospitalisation pour enfants scrofuleux, fonda un établissement de soins à but lucratif, compte tenu que les frais de leur hospitalisation seraient remboursés sur le budget de l’Assistance publique. Dans la même perspective lucrative fut créé, en 1887, tout à fait au nord de Berck-Plage, l’hôpital Malingre-Rivet qui prit peu après le nom de sanatorium de l’Oise et des départements et qui, en dépit de son statut privé, recevait à, l'instar des maisons Cornu, exclusivement des malades adressés par des institutions publiques communales ou départementales, mais en provenance d'autres secteurs géographiques que le département de la Seine. En outre l’administration de l’Assistance publique de Paris commença, toujours pour désengorger ses services d'enfants parisiens, à transférer à l’hôpital maritime de plus en plus d'enfants n’appartenant pas à l'une des catégories de valétudinaires justiciables de la cure marine, c'est-à-dire les scrofuleux, rachitiques et lymphatiques (terme ancien pour anémiques). Elle lui adressait ainsi de jeunes patients uniquement coupables d’immobiliser des lits de façon durable, étant atteint d'affections incurables, notamment des déformations congénitales ou acquises du squelette : gibbosités, luxations congénitale de la hanche, pieds-bots, scoliose, cyphoses, etc. L’afflux de ce type de patients incita les praticiens en poste à l’hôpital maritime – et Henry Cazin le premier – à y développer une chirurgie réparatrice de plus en plus interventionniste associée à de la mécanothérapie, à de la gymnastique correctrice et aux massages dits suédois. Ce fut l'essor de ces divers formes de traitement réparateurs et correcteurs qui assureraient rapidement une renommée internationale aux médecins et surtout aux chirurgiens de Berck.

L’ouverture, en 1891, d’une ligne de chemin de fer permettant de relier Berck à Montreuil-sur-Mer et donc au réseau national ferré, avec construction d’une gare à Berck-Plage même, allait stimuler la floraison d'établissements de santé privés. Ainsi, en 1893, les religieuses expulsées de l’hôpital maritime entreprirent de créer leur propre établissement de soin en s’installant dans un ancien hôtel dont elles aménagèrent les locaux et qu’elles agrandirent dès 1898 ; elles le baptisèrent institut ou hôpital Cazin-Perrochaud. En 1901, le docteur François Calot, ancien interne en chirurgie d'Henry Cazin à l’hôpital maritime, fonda au nord de l'hôpital Cazin-Perrochaud, l’institut orthopédique Saint-François-de-Sales, vite connu sous l’appellation d’institut Calot, dont la construction s’échelonna entre 1901 et 1906. Le docteur Pierre, ancien interne du docteur Calot à l’hôpital Rothschild, avait ouvert l'année précédente, soit en 1900, une maison de santé chirurgicale dite clinique orthopédique. Madame Bouville, qui avait acquis, en 1890, la maison Cornu pour garçons rebaptisée du nom de Bouville après ce rachat, fit bâtir à partir de 1902, immédiatement au nord de l’institut Calot, un second établissement désigné de ce fait comme hôpital Bouville 2. Les quatre établissements susmentionnés avaient été implantés en bordure de plage. Compte tenu de cette vague de fondations, le nombre des établissements de soins répertoriés en 1912 se montait alors à plus de dix-huit dont sept pour malades indigents et plus de onze pour malades payants.

L'hôpital Bouville 2 fut le premier établissement de soin de Berck à se voir pourvu d’emblée de galeries de cure à tous les étages, ce qui deviendrait dès lors un trait distinctif des hôpitaux marins et même de certaines maisons de santé par rapport aux villas. La mise en œuvre de ces galeries de cure procédait des doctrines du phtisiologue allemand Peter Dettweiler en matière de traitement de la tuberculose pulmonaire ou phtisie, lesquelles avaient reçu leur première application en Allemagne, et en tout premier lieu au sanatorium de Falkenstein construit en 1876 selon les directives de Dettweiller, avant d'être importés en France et mises en œuvre au sanatorium d’Hauteville, dans l’Ain et à celui d’Angicourt, dans l’Oise, tous deux inaugurés en 1900. Cette importance thérapeutique accordée aux galeries de cure fit que presque tous les établissements qui en étaient dépourvus, en furent dotés après coup sur une de leurs façades qui se voyait ainsi radicalement transformée. La transformation portait soit sur la façade tournée vers l’océan, soit sur celle tournée vers le sud et ce, à l'instar des sanatoriums germaniques dans lesquels avait été privilégiée dès le départ une orientation méridionale de la façade principale du bâtiment d'hospitalisation.

L'adoption en 1919 d'une législation antituberculeuse et l'apogée de la station de Berck-Plage dans l'entre-deux-guerres

Après la Première Guerre mondiale, l’essor de Berck en tant que station de cure marine se poursuivit grâce à l'adoption de de la loi du 7 septembre 1919 sur les sanatoriums, puis de son décret d’application du 10 août 1920 lesquels, en assimilant l'ensemble des établissements de soin pour tuberculeux à des sanatoriums, permirent désormais à tous de bénéficier de subventions accordées par l’État après agrément du ministère de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale créé en juillet 1920. La poursuite de cet essor résultait par ailleurs de la diversification de l’accueil car, si certains établissements continuaient à ne recevoir que des enfants au-dessous de quinze ans, si ce n’est de dix, beaucoup avaient entamé un élargissement du recrutement des candidats potentiels à la cure marine en l'ouvrant à des malades appartenant à de nouvelles tranches d’âge, ajoutant ainsi l’adolescence et l’âge adulte jeune à l’enfance. Cette diversification de l’accueil fut donc en partie à l’origine de cette surprenante seconde floraison de création d’établissements dans la période de l’entre-deux-guerres et ce, en dépit d'une inflexion à la baisse notable de l’incidence de la scrofule et des autres formes de tuberculose extra-pulmonaire (osseuse et articulaire) observée dès cette époque à l’intérieur de la population enfantine.

L’Assistance publique de Paris paraît avoir été l'une des promotrices de cette diversification en faisant l’acquisition, le 1er janvier 1921, de l’hôpital Bouville 2, renommé dès lors par elle hôpital Lannelongue et ce, afin d'y recevoir les enfants ayant dépassé l'âge de quinze ans exclus de l’hôpital maritime par les règlements ayant fixé cette limite d’âge. Le mouvement était lancé et, dès 1922, les frères Bouville achetèrent une maison, appelée Villa Carmen, sur un des flancs de laquelle ils accolèrent une construction longitudinale pour constituer un établissement désigné comme hôpital Bouville 3. La même année, l’aîné des quatre frères, Pierre, édifia sur l’arrière de l’institut Calot, le sanatorium Victor-Ménard, tandis que le dernier, Jules, entreprenait, en 1923, la construction, juste à côté, de l’Institut hélio-marin. Par ailleurs, fut fondé en1924, juste en face du sanatorium de l’Oise et des départements, le sanatorium Quettier, ce qui portait à sept le nombre d'hôpitaux marins groupés dans ce petit secteur nord de la station de Berck-Plage. Quant au quartier sud de la ville dit de Lhomel, la fondation Franco-Américaine y acheta en 1920 l’hôtel de Russie pour y édifier sur son emplacement l’hôpital Pasteur, inauguré en 1925. Dans ce même quartier de Lhomel, une maison de cure privée dénommée villa de la Santé, qui existait déjà en 1904, s'étendit en 1922 par la construction en contiguïté d'une annexe, l’hôtel Régina, tandis qu’une belle demeure, la Villa Normande, dont l’affectation sanitaire était elle aussi attestée depuis 1904, recevait l’adjonction d’un nouveau corps de logis pourvu de galeries de cure.

Ces quelques exemples ne suffisent à rendre entièrement compte de l'offre de soins disponible localement en marge des hôpitaux marins, répartie entre une multitude de maisons de santé privées, au statut flottant entre fonctions sanitaire et hôtelière, et à l’architecture souvent impossible à distinguer du reste de l'habitat de villégiature. Du fait de leur extraordinaire prolifération presque concomitante à celle des hôpitaux marins, un dénombrement, publié par le "Guide du baigneur" dans son édition de 1925, recensait déjà quarante sept de ces maisons de santé et pensions de famille - les deux catégories n’y étant point distinguées -, alors que les établissements qualifiés de sanatorium s’élevaient seulement au nombre de onze. Dans son édition de 1935, le nombre de maisons de santé ou pensions de famille se montait désormais à soixante deux, le nombre le plus élevé jamais atteints pour ces deux catégories confondues d'établissement, alors que ceux qui étaient proprement qualifiés de sanatorium plafonnaient toujours à onze. Le Comité national de défense contre la tuberculose, en se basant sur des critères probablement plus précis de médicalisation, livrait en 1934, le chiffre de vingt deux établissements de soins qualifié de sanatoriums maritimes ou de cliniques (s'ils recevaient des malades payants), avec l'effectif considérable d’un peu plus de 6 550 lits alors comptabilisés sur l'ensemble d'entre eux. Un dernier grand établissement de soin commença à être édifié à partir de 1934, tout à fait au nord de Berck-Plage, en bordure du lotissement avorté du quartier de Bellevue, le sanatorium Gressier, mais la déclaration de guerre en interrompit définitivement le chantier alors que le gros œuvre, exécuté tout en béton armé, venait tout juste d'être achevé.

Les destructions de la guerre, l'apparition d'antibiotiques antituberculeux et l'amorce du déclin des établissements de soins

Ce ne fut pas tant les bombardements alliés pourtant massifs, précédant le débarquement en Normandie, qui affectèrent la station de Berck-Plage que les destructions systématiques du bâti, perpétrées par l’armée allemande, durant la période de l'Occupation, et portant sur une large bande de terrain en front de mer afin d’établir à leur place des défenses côtières. Au surplus, les troupes d'occupation ne se privèrent pas de prélever sur les édifices hospitaliers qu'elles avaient pourtant épargnés les matériaux dont elles avaient besoin, particulièrement les éléments métalliques, y compris dans le gros œuvre de ces mêmes édifices. Les lourdes dégradations qui en résultèrent expliquent pourquoi certains établissements, le grand hôpital maritime en particulier, tardèrent à renouer avec leur pleine activité d'avant guerre.

L'apparition de médications antituberculeuses efficaces qui débuta juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la commercialisation de la streptomycine en 1946, premier antibiotique actif sur le bacille de Koch, suivie par celle de l’isoniazide en 1952, ne tarda pas à bouleverser les conditions de traitement de la tuberculose toutes formes cliniques confondues, ce qui aurait dû conduire à une prompte inflexion de la politique de santé publique en matière de lutte antituberculeuse. Toutefois, en raison des pesanteurs institutionnelles, on poursuivit aveuglément la réalisation de programmes relatifs qui venaient d'être arrêtés dans le cadre de l'ordonnance du 31 octobre 1945. Ainsi on mit à profit la restauration des bâtiments du grand hôpital maritime, en 1948-1953, pour leur ajouter de nouvelles galeries de cure, quadruplant ainsi les structures de ce type par rapport celles qui étaient déjà existantes. De leur côté, l’institut Calot et l'hôpital Cazin-Perrochaud qui avaient relativement peu souffert durant l'Occupation retrouvèrent assez vite leur prospérité : l'hôpital Cazin-Perrochaud compléta lui aussi son équipement en galeries de cure ; quant à l'institut Calot, il s'agrandit d'une chapelle qui lui avait manqué jusqu'alors.

Compte tenu de la régression rapide de la tuberculose infantile à la suite de la commercialisation d'antibiotiques antituberculeux, la reconversion des hôpitaux de Berck était à moyen terme inévitable, ce qui allait les inciter à se regrouper pour faire plus aisément face aux difficultés. L’Institut hélio-marin avait absorbé, dès le lendemain de la guerre, plusieurs établissements voisins : le sanatorium de l'Oise, le sanatorium Victor-Ménard, l'hôpital Bouville 3 et le sanatorium Quettier dont la réunion avait formé l’Union des établissements hélio-marins. Cette nouvelle entité hospitalière commença tôt à opérer sa reconversion en accueillant des malades atteints de lésions ostéo-articulaires non plus tuberculeuses, mais post-traumatiques ainsi que de séquelles neurologiques également post-traumatiques : elle se spécialisa ainsi dans la rééducation fonctionnelle, pour laquelle elle reçut l'agrément de la sécurité sociale en 1959. L’institut Calot et la Fondation franco-américaine se reconvertirent à leur tour dans la rééducation fonctionnelle. L’institut Calot poursuivit son développement au point d'éprouver bientôt le besoin de procéder à de nouvelles extensions dès les années 1960 sur des terrains circonvoisins. Quant à la Fondation franco-américaine, elle fit élever sur l’emplacement de l'hôpital Rothschild, rasé par l'armée allemande durant la guerre, le centre médical Jacques-Calvé inauguré en 1968. Toutefois ce centre médical fut, dès le départ, conçu pour la rééducation fonctionnelle en milieu marin puisque la clientèle traditionnelle des enfants tuberculeux était alors en voie de disparition.

Par la suite, l’Union des établissements hélio-marins et l’institut Calot fusionnèrent entre eux ainsi qu’avec l’autre grande institution privée à vocation médicale – la Fondation franco-américaine –, pour constituer en 1996 un ensemble unique intitulé fondation Hopale. Ce groupement d'établissements participant au service public hospitalier (PSPH) et le grand hôpital maritime qui dépend toujours de l'Assistance publique/Hôpitaux de Paris (AP/HP), sont les deux seules institutions subsistant à Berck-Plage ayant conservé leur fonction soignante. La fondation Hopale dont la direction siège à l'institut Calot continue à gérer le centre médical Jacques-Calvé et à utiliser certains des édifices hospitaliers absorbés lors des fusions successives - le sanatorium Victor-Ménard, l'Institut hélio-marin et la villa Normande - au prix parfois de lourdes transformations ; les autres ont été soit désaffectés (sanatorium Quettier, hôpital Pasteur), soit détruits (sanatorium de l'Oise, hôpital Bouville 3).

Aires d'études Berck
Dénominations hôpital marin
Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle, 3e quart 20e siècle
Auteur(s) Personnalité : Perrochaud Paul,
Paul Perrochaud

Médecin qui fut le promoteur de la fondation du premier hôpital marin sur la plage de Berck par l'Assistance publique de Paris.


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attribution par source
Auteur : Lavezzari Emile,
Emile Lavezzari

Architecte et concepteur des trois premiers hôpitaux marins fondés sur la plage de Berck : le petit hôpital maritime, le grand hôpital maritime et l'hôpital Nathaniel-de-Rothschild.


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architecte, attribution par source
Personnalité : Rothschild James-Nathan de,
James-Nathan de Rothschild

Banquier qui fut le fondateur du premier hôpital marin de statut privé sur la plage de Berck.


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commanditaire, attribution par source
Personnalité : Cazin Henry
Henry Cazin

Chirurgien du grand hôpital maritime, promoteur d'une disposition des bâtiments des hôpitaux marins parallèlement au rivage afin que les salles de malades aient leur atmosphère plus rapidement renouvelée et donc assainies par les vents du large.


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Le corpus étudié comprend des édifices qualifiés par le Comité national de défense contre la tuberculose, de sanatoriums maritimes ou de cliniques, selon qu'ils appartenaient à la catégorie des établissements non payants ou à celle des établissements payants. A l'apogée de la station sanitaire de Berck-Plage, soit à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les édifices comptabilisés en 1934 de manière exhaustive par ce Comité national de défense contre la tuberculose, étaient au nombre de 22 dont 14 sanatoriums maritimes (recevant des malades indigents) et 8 cliniques (recevant des malades payants). Parmi ces 22 établissements, 18 ont été étudiés, quoique la plupart d'entre eux aient été lourdement remaniés ou détruits, et sur ces 18, 12 étaient destinés aux malades indigents, 6 aux malades payants. Quant aux 3 édifices étudiés non compris dans la liste exhaustive publiée en 1934 : l'un était déjà détruit, un second est de construction postérieure à 1934, le troisième semble avoir été purement oublié dans le fatras des maisons de santé non prises en compte. Sur les 21 édifices étudiés, 12 ont actuellement disparus.

Décompte des œuvres repéré 25
étudiées 21

Annexes

  • Évolution du parti architectural des hôpitaux marins

    Les deux premiers établissements de soins fondés à Berck-Plage, le petit hôpital maritime et le grand hôpital maritime, offraient la même configuration générale à savoir : deux corps de logis ou ensembles de corps de logis - un au nord et un au sud -, de plan allongé, disposés perpendiculairement au rivage, et reliés entre eux, sur l'avant par une galerie de service en simple rez-de-chaussée, sur l'arrière par une galerie ou par un bâtiment bas, et ce de manière à ce que la cour intérieure ne se trouvât complètement close de constructions hautes ni sur l'avant, ni sur l'arrière. Ces solutions de continuité ménagées entre corps de logis ou ensemble de corps de logis nord et sud, étaient tout à fait intentionnelles ; leur but était de permettre aux brises marines de pénétrer sans rencontrer d'obstacle à l'intérieur de la cour et d'en balayer en permanence l'air qui était supposé avoir été vicié par les émanations corporelles s'échappant des salles de malades. Pareille viciation de l'air qui était tenue pour hautement préjudiciable à la santé, était dénommée miasme ou exhalaison miasmatique avant l'avènement de l'ère pastorienne (soit avant le début des années 1880 pour la France), et l'importance accordée au renouvellement de l'air dans les espaces confinés survécut fort longtemps à l'abandon du dogme aériste et son remplacement par la doctrine microbienne.

    Dans le cas de l’hôpital Rothschild, de construction pourtant tout juste postérieure au grand hôpital maritime, les corps de bâtiments avaient été implantés, au contraire de ce dernier, parallèlement au rivage faisant ainsi pleinement écran au souffle du vent du large afin que celui-ci s’engouffrât avec d’autant plus de force à l’intérieur des salles par les baies dès que celles-ci étaient ouvertes, baies dont on pouvait au demeurant régler l’ouverture à volonté. Pareille disposition des bâtiments par rapport au rivage visait à accélérer le renouvellement de l’atmosphère corrompue par les exhalaisons dites miasmatiques dans dortoirs et réfectoires, ce qui assurerait un meilleur assainissement de ces espaces intérieurs. Elle aurait été inspirée à l'architecte Émile Lavezzari par Henry Cazin, chirurgien en chef de l'hôpital maritime. Les hôpitaux marins bâtis postérieurement à l’hôpital Rothschild et implantés comme lui non loin de la plage, tels la sanatorium de l'Oise, l'institut Calot, l'hôpital Bouville 2 et la clinique du docteur Pierre, reprirent le même principe d'orientation de leurs bâtiments par rapport à la mer. L'exposition des chambres face au rivage offrait en outre aux malades l'insigne avantage de pouvoir jouir de la vue sur la plage avec les ébats des baigneurs et la déambulation des promeneurs ainsi que sur les mouvements des bateaux de pêche.

    Après l'ouverture de l'hôpital Bouville 2 en 1902, qui avait été pourvu d'emblée de galerie de cure à l'imitation des sanatoriums d'altitude où l'installation des patients allongés sur des chaises longues dans ces galeries constituait un facteur essentiel du traitement, presque tous les établissements hospitaliers berckois en furent bientôt dotés soit lors d'une extension, soit par transformation d'un corps de bâtiment existant. Ainsi lorsque le grand hôpital maritime se trouva agrandi en 1905-1908 d'un très vaste bâtiment d'hospitalisation annexe, celui-ci fut conçu dès l'origine avec des galeries de cure superposées placées en avant de chacun de ses trois niveaux. Au sanatorium Parmentier, anciennement maison Cornu pour filles, ce fut aussi à l'occasion de l'extension, en 1909, d'un bâtiment annexe, situé le long chemin des Anglais, que l'on établit, au-devant de ce même bâtiment, une avancée couverte en terrasse servant d’assise à une galerie de cure. A son tour l'administration de l'Assistance publique de Paris fit ajouter en 1913 des galeries de cure sur une moitié du corps de logis méridional de l'édifice primitif du grand hôpital maritime : ces galeries étaient tournées vers le sud et non face à la mer ce qui relevait des préconisations les plus anciennes sur l'agencement des sanatoriums d'altitude. L'essor de ces galeries de cure dans l'architecture hospitalière européenne se trouva en outre amplifié par la préconisation de l'héliothérapie comme adjuvant à la cure marine. L'héliothérapie fut en effet promue par le médecin suisse Auguste Rollier comme traitement de la tuberculose, à la suite de l'ouverture de sa première clinique héliothérapique dans la station d'altitude de Leysin en 1903. Les résultats favorables de la cure solaire sur les tuberculeux, publiés par Rollier en 1913 d'abord en allemand, puis en 1914 en français, contribuèrent à la diffusion de ces galeries hissées au rang d'équipement indispensable dans tous les établissements accueillant des enfants ou des jeunes adultes atteints d'une affection tuberculeuse latente ou simplement valétudinaires, c'est-à-dire les préventoriums et les aériums, où ils bénéficiaient de la cure d'air et de soleil. Ainsi après les sanatoriums et les hôpitaux marins, les galeries de cure poursuivaient leur diffusion dans d'autres établissements de santé.

    En ce contexte, une part non négligeable des maisons de santé finirent elles aussi par se doter de galeries de cure à l'imitation des établissements proprement hospitaliers, mais leur mise en œuvre dans des édifices existants est plutôt postérieure à la Première Guerre mondiale. L'hôpital Cazin-Perrochaud vit la façade sur la plage de son corps de logis principal pourvue en 1924 de galeries de cure en béton développée sur trois de ses quatre niveaux d'élévation. Pareille transformation de façade fut opérée, sans doute dans les mêmes années, à l'Institut Notre-Dame-des-Sables, sur sa façade antérieure, à la polyclinique Leclercq sur sa façade postérieure, vers 1922, au Chalet Saint-Hilaire en empiétant sur le jardin du chalet, au Cottage des Dunes sur sa façade postérieure tournée vers le midi. A l'institut Calot, à la villa Normande, au sanatorium de l'Oise et au sanatorium Lemaire, anciennement maison Cornu pour garçons, ce fut un ou plusieurs bâtiments, résultant d'un agrandissement de l'édifice primitif, qui furent pourvus de galeries de cure. Naturellement, tous les établissements de santé bâtis à neuf au lendemain de la Première Guerre mondiale se trouvèrent dotés de larges terrasses de cure dès leur conception : hôpital Bouville 3, Institut hélio-marin, sanatorium Victor-Ménard, sanatorium Quettier, hôpital Pasteur et sanatorium Gressier. Quand les édifices n'étaient pas implantés directement le long du rivage, l'exposition méridionale des galeries de cure eut tendance à s'imposer dans la période de l'entre-deux-guerres.

    L'extraordinaire persistance de la croyance en l'efficacité des galeries de cure dans le traitement de la tuberculose incita l'administration de l'Assistance publique de Paris à ajouter des galeries de cure sur toutes les façades méridionales de l'édifice primitif du grand hôpital maritime qui n'en avaient pas reçues en 1913, et ces travaux programmés dans le cadre des réparations des bâtiments suite aux dommages de la Seconde Guerre mondiale, furent exécutés dans les années 1950. Dans le courant de ces mêmes années, l'hôpital Cazin-Perrochaud reçut un niveau de galeries de cure supplémentaire au-dessus des trois déjà existantes. Il est à souligner à ce propos que des travaux d'extension de galeries de cure dans ces deux établissements étaient entrepris alors que des antibiotiques antituberculeux étaient déjà commercialisés depuis plusieurs années.

  • Maisons de santé et maisons ou pensions de famille

    Le succès de la cure marine chez les enfants scrofuleux, rachitiques et lymphatiques pris en charge par le grand hôpital maritime et l'hôpital Rothschild, puis par les deux maisons Cornu engendra l'éclosion, dans les années 1890, peut-être même dès la fin des années 1880, d'établissements relevant d'un statut privé, recevant des pensionnaires exclusivement à titre onéreux. Ceux-ci étaient destinés à l'accueil d'enfants souffrant des mêmes affections susmentionnées, mais n'appartenant pas à la classe des indigents. En outre, pouvaient y être reçus d'autres enfants valétudinaires ou simplement jugés de santé délicate que les parents souhaitaient envoyer en séjour à Berck-Plage pour les faire bénéficier des bienfaits de la cure marine. Ces établissements combinaient généralement fonctions hôtelière et sanitaire car toute la famille ou au moins l'un des parents était susceptible d'accompagner l'enfant pendant son séjour en bord de mer, ce qui développa l'émergence d'une clientèle plus exigeante à la recherche d'hôtels ou de pensions pouvant offrir des conditions de confort satisfaisant aux normes des classes bourgeoises, associées à un suivi médical individualisé.

    Ce fut ainsi que commença à fleurir cette nébuleuse d'établissements hôteliers désignés sous l'appellation de « maisons de santé », « maisons de famille » ou de « pensions », en marge du monde strictement hospitalier, contribuant largement à affirmer et amplifier l’identité sanitaire de la ville. En 1908, la brochure intitulée "Tout Berck. Guide général de la plage de Berck-sur-Mer", fournit une liste de dix maisons de famille et de treize maisons de santé ; toutefois, quelques uns des établissements inclus dans la liste de ces maisons de santé étaient bien attestés par ailleurs comme hôpitaux marins recevant au demeurant des malades indigents. En 1912 étaient mentionnées, dans une liste publiée dans une revue de médecine et donnée comme non exhaustive, les maisons de santé suivantes recevant des malades à titre onéreux : la villa de la Santé, la villa Naïda, la villa Normande, la villa Saint-Hilaire, le Chalet Belle-Plage, le Chalet Ma-Cousine, la villa Bon-Secours, enfin le Cottage des Dunes. La villa de la Santé paraît avoir été d'emblée édifiée avec une vocation sanitaire tandis que la villa Normande qui était sans doute à l’origine une élégante demeure privée, fut réaffectée par son propriétaire en « hôtel de cure ». La fonction purement hôtelière continuait d'ailleurs à coexister avec la fonction soignante ainsi que l'indique cette publicité de la villa Normande parue dans l'édition de 1929 du Guide des baigneurs : « 90 chambres avec lavabos et eau courante ; belles et grandes terrasses au midi. Les parents peuvent y laisser leurs enfants seuls, la maison est organisée pour les soins, la surveillance et les promenades en mer. Les parents ont la faculté d’avoir leurs enfants avec eux pendant leur séjour ».

    Alors que ces maisons ne différait guère des villas ordinaires de villégiature, certaines d'entre elles s'en démarquèrent en se dotant de galeries de cure sur le modèle des établissements hospitaliers berckois dès que ces galeries furent, après 1902, hissées au rang d'équipement indispensable au traitement avec la promotion de l'héliothérapie comme adjuvant à la cure marine. La polyclinique Leclercq située rue de l’Impératrice, en fournit ainsi un bel exemple. L’édifice, d’abord occupé par la communauté des sœurs Franciscaines chassée de l'hôpital maritime en 1892, connut des aménagements pour accueillir une centaine d’enfants. L'établissement ayant maintenu sa vocation de soin après le départ des religieuses, il se vit pourvu de galeries de cure orientées au sud, donnant sur la façade sur jardin. Pareille transformation put être exécutée également sur des hôtels de voyageurs et porta même sur un ancien casino, le « Casino des Lapins » converti d'abord en hôtel et rebaptisé « Cottage des Dunes », puis reconverti en établissement climatique par son propriétaire, Vaudry : ce fut à la suite de cette reconversion que l'on suréleva de plusieurs étages le bâtiment principal et qu'on lui ajouta en 1924, comme à la Villa Normande qui appartenait au même Vaudry, des galeries de cure ouvrant au sud, lesquelles demeurent toujours visibles depuis la voirie.

    En raison de l'extraordinaire floraison, à partir de la fin du XIXe siècle, de ces maisons de santé et pensions de famille - les deux catégories n’y étant point toujours distinguées -, on en en recensait quarante sept selon un dénombrement publié par le "Guide du baigneur" dans son édition de 1925. Leur essor se poursuivant en continu presque jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, leur chiffre se montait à soixante deux selon l'édition de 1935 du même "Guide du baigneur", et on peut estimer alors leur capacité d’accueil à un effectif de l’ordre approximatif de 2000 pensionnaires. L'édition de 1937 du "Guide du baigneur", enregistre cependant une légère baisse puisqu'il recense seulement cinquante sept maisons de santé et pensions de famille ; peut-être serait-ce une conséquence en différé de la crise économique mondiale. Pour ce qui concerne les hôpitaux marins, nous disposons de dénombrements précis publiés par le Comité national de défense contre la tuberculose dont l'édition de 1934 de sa brochure "L'armement antituberculeux français", y comptabilisait plus de 6 550 lits dont 5 200 lits de malades indigents et 1 350 de malades payants pension. L'effectif total réel devait en fait avoisiner les 7 000 lits compte tenu que le nombre de lits n'était mentionné ni dans le cas de l'hôpital Rothschild (dont la capacité était d'une centaine de lits), ni dans celui de l'institution privée regroupant l'institut Notre-Dame (réservé aux garçons) et la maison Notre-Dame (réservée aux filles).

    En ajoutant à cet effectif de 7 000 malades reçus dans les hôpitaux, les 2 000 hébergés en pension dans les maisons de santé, l'on arrive à un effectif de près de 9 000 malades, ce qui faisait alors de Berck la plus grande station marine pour tuberculeux en France par le nombre de lits, loin devant la ville balnéaire d'Hyères comprenant le territoire communal de la presqu'île de Giens, qui occupait vraisemblablement le second rang tant par le nombre d'établissements que de lits. Elle serait au surplus - stations sanitaires marines et d'altitude confondues -, la plus grande d'Europe voire du monde, devançant la station sanitaire d'altitude de Hauteville-Lompnès dans le sud du Jura, pouvant pourtant aligner un nombre de sanatoriums légèrement supérieur à celui d'hôpitaux marins à Berck, mais demeurant inférieure par sa capacité d'accueil en lits.

Références documentaires

Bibliographie
  • CAZIN, Henry. De l'influence des bains de mer sur la scrofule des enfants. Paris : Asselin et Houzeau, 1885. 587 p.

  • GAUSSERON, Bernard-Henri. La santé par la mer. Berck-Plage. Paris : imprimerie Larousse, 1902. 60 p.

  • MÉRIAT Philippe. Le Tout-Berck. Guide général de la plage de Berck-s-Mer (Pas-de-Calais), contenant tous les renseignements utiles aux baigneurs, touristes, propriétaires et commerçants. Berck-sur-Mer : imprimerie du « Journal de Berck », 1904-1905. 184 p.

  • BERNARD, Léon, POIX, Georges (introduction). L’armement antituberculeux français. Paris : Masson et Cie, 1934. 245 p. 3e édition. Comité national de défense contre la tuberculose.

  • CRÉPIN, Guy, CRÉPIN, Michèle, LYS-COUSIN, Catherine. Un hôpital crée une ville. L’hôpital maritime de Berck-sur-Mer, de sa création jusqu’en 1920. Berck-sur-Mer : [s.n.] (Pierre Trollé imprimerie), 1999. 304 p. : ill. Cahiers du musée de Berck, série histoire N°1.

  • LAGET, Pierre-Louis, LAROCHE, Claude, avec BEISSON, Georges, CREMITZER, Jean-Bernard, DUHAU, Isabelle, FAURE, Olivier, VIVES, Marie. L’hôpital en France. Histoire et architecture.- Lyon : éditions Lieux-Dits, 2012. 592 p. (coll. Cahiers du patrimoine N°99).

  • LUCHIER, Sophie, LAGET, Pierre-Louis, FAURE, Julie, CARPENTIER, Benjamin, DILLY, Georges, RENARD, Paul, PINGOUX, Pierre, GONSSEAUME, Jean-Max. Berck-sur-Mer. Du soin à la villégiature. Lyon : éditions Lieux-Dits, 2014. 112 p. (Collection « Images du patrimoine » N°288).

Périodiques
  • BERGERON, Jules. « Du traitement et de la prophylaxie de la scrofule par les bains de mer ». In : Annales d’hygiène publique et de médecine légale, 2e série, tome XXIX (1868, 1er semestre), pp. 241-282.

  • CHARLATÉ, Frédéric. « Berck-sur-Mer, station médicale ». In : Histoire des sciences médicales, tome XXXIX, N°3 (2005, 3e trimestre), p. 267-276.

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