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hôpital marin dit maison Cornu pour filles, puis sanatorium Parmentier, enfin sanatorium Vincent

Dossier IA62001344 réalisé en 2010
Dénominations hôpital marin
Aire d'étude et canton Berck - Berck
Adresse Commune : Berck
Lieu-dit : Berck-Plage
Adresse : chemin des Anglais
Cadastre : 1969 AK 35
Précisions

La maison Cornu fut bâtie en 1883 le long du chemin des Anglais par Pierre Cornu qui venait de faire construire une première maison pour y recevoir des garçons, destinant ce nouvel établissement à l'accueil exclusif des filles, lequel offrait d’emblée une capacité d’accueil de 150 lits. Pour gérer cet établissement, Pierre Cornu mit à sa tête sa fille aidée, à partir de 1884, par celui qui était devenu en août de cette année son époux, Oswald Parmentier, d’où le nom de sanatorium Parmentier qui ne tarda pas à lui être donné. A l’instar de son homologue, la maison Cornu pour garçons, elle recevait des enfants adressés par l'Assistance publique de Paris que le grand hôpital maritime était dans l'impossibilité d'admettre faute de place. Ce fut sous la houlette du nouveau directeur, Oswald Parmentier, qu’un corps de logis neuf en brique, haut de deux étages, fut élevé, légèrement au nord des anciens bâtiments et indépendant d'eux, le long du chemin des Anglais ; cette adjonction était probablement à mettre en relation avec la décision d’introduire ici la mixité, tout au moins chez les jeunes enfants. A la mort d’Oswald Parmentier en 1906, l’établissement fut cédé à la famille Vincent et prit désormais le nom de sanatorium Vincent. Ce fut peu de temps après cette cession, à partir de 1909 exactement selon la légende d’une carte postale, que le bâtiment isolé, sis le long chemin des Anglais, fut presque triplé en longueur sur le flanc nord. En même temps que l’on procédait à cette extension, en établit, au-devant du même bâtiment et sur toute sa longueur, une avancée constituée par un corps en simple rez-de-chaussée, couvert en terrasse, qui servait d’assise à une galerie de cure surmontée d’un auvent, laquelle devait desservir les chambres du premier étage. Presque aussitôt après, on prolongea de six travées le même bâtiment vers le sud, ce qui équivalait à un quasi-quadruplement par rapport à son état originel, et l'on fit de même pour la galerie de cure : sur le plan cadastral de 1912, ce bâtiment apparaissait en effet déjà sous son aspect ainsi prolongé sur ses deux flancs nord et sud. En outre, devant l’insuffisance probable de places pour les chaises longues dans cette unique galerie de cure située au premier étage, on en aménagea d’abord une seconde au rez-de-chaussée, en avant donc du corps de bâtiment bas couvert en terrasse, puis très vite une troisième au second étage, à l’aplomb de la galerie du cure du premier étage. Toujours encore selon une carte postale, ces aménagements se situeraient entre 1921 et 1923. Par suite des deux extensions susmentionnées, les dernières semble-t-il à avoir été ici entreprises, le sanatorium était désormais devenu en mesure de recevoir 400 femmes et enfants des deux sexes – les garçons n’étant point reçus au-delà de 10 ans –, effectif attesté dans les années 1930.

Durant l’occupation allemande, l’établissement fut évacué de ses pensionnaires comme tant d’autres situés à Berck-Plage en front de mer et ce fut très probablement en ces circonstances que les galeries de cure furent démontées par l'armée d'occupation pour réutiliser à son propre usage les éléments métalliques constitutifs de la structure de ces galeries. Du fait de ces déprédations, l’établissement n'allait jamais pouvoir retrouver sa vocation sanitaire au lendemain de la guerre. Après avoir été laissés quelque temps sans affectation, les bâtiments en retrouvèrent temporairement une comme ateliers pour enfants handicapés, et ce sous la direction d’une entreprise intitulée « Manufacture Pilote ». L'édifice fut à nouveau désaffecté et demeura longtemps à l’abandon au point de tomber pratiquement en ruine ; les bâtiments finirent par être entièrement démolis dans le courant des années 1980.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle , daté par source
Dates 1883, daté par source

L'édifice primitif achevé en 1883 était constitué de trois corps de logis disposés en U autour d'une cour ouverte sur la face antérieure donnant sur le chemin des Anglais où se trouvait le portail d'entrée. Cet édifice s'élevait d'un étage carré avec son gros oeuvre à pans de bois essentés de planches. Les corps de bâtiments qui furent ajoutés le long chemin des Anglais à partir de 1909, étaient en revanche construits en briques et s'élevaient de deux étages carrés. Le premier de ceux qui furent alors ajoutés était distribué par un escalier hors oeuvre accolé au mur pignon nord, et il appartenait au type escalier tournant à retour sans jour, en charpente, suspendu, mais il s'agissait peut-être seulement d'un escalier de secours doublant un escalier principal.

Toit ardoise
Étages 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours avec jour
escalier de distribution extérieur, escalier tournant à retours sans jour, en charpente, suspendu
États conservations détruit

Références documentaires

Bibliographie
  • CAZIN, Henry. De l'influence des bains de mer sur la scrofule des enfants. Paris : Asselin et Houzeau, 1885. 587 p.

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