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hôpital et maternité dit clinique chirurgicale de la Roseraie, puis établissement de bienfaisance dit maison maternelle Julia-Bécour, actuellement caserne de compagnies républicaines de sécurité

Dossier IA59005034 réalisé en 2017

Fiche

Appellations clinique chirurgicale dite clinique de la Roseraie
Destinations établissement de bienfaisance, caserne
Dénominations hôpital, maternité
Aire d'étude et canton Nord - Pas-de-Calais
Adresse Commune : Lambersart
Adresse : 2 rue Jean-Rousseau
Cadastre : 1993 A2 479

La construction de cet édifice, qui serait désigné sous l'appellation de clinique chirurgicale de la Roseraie, semble avoir été projetée sur l'initiative de l'Union départementale des sociétés de secours mutuel du département du Nord. Le projet en fut dressé par les architectes Bernard Lhôtelier et Guy Robin, en collaboration avec les ingénieurs Sevellec et Clerget. L'établissement avait été conçu pour recevoir 226 lits de malades avec, en plus, 50 lits destinés à loger le personnel de service. Il fut ouvert en 1934 avec une capacité d'accueil de seulement 145 lits de malades et de 30 lits pour le personnel de service, ce en raison de l'inachèvement des deux ailes latérales antérieures dont la construction, quoique prévue selon le projet initial, avait été alors interrompue, mais dont les travaux ne seraient en fait jamais repris. Cet établissement, associant service de chirurgie et maternité, doté de cinq salles d'opération, était dédié à l'accueil des malades qui étaient affiliés à une des sociétés de secours mutuel du département du Nord, et donc des gens de condition relativement modeste, mais n'appartenant pas à la classe des indigents.

L'édifice fut réquisitionné en 1940 par le service de santé militaire de l'armée allemande qui y demeura pendant toute la durée de l'Occupation. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des services de la Croix rouge s'y installèrent pendant un an avant d'être remplacés par l'œuvre maternelle Julia-Bécour dont la vocation était l'accueil des "filles-mères" qui venaient y accoucher en pouvant bénéficier de l'anonymat. Une école d'infirmière y avait en outre été adjointe et établie dans les locaux de la clinique. En 1957 le ministère de l'Intérieur fit l'acquisition de l'édifice qui appartenait alors au centre hospitalier régional (C.H.R.) de Lille, et ce pour y héberger un de ses six centres administratifs et techniques interdépartementaux (C.A.T.I.). Ces organes administratifs et de gestion de la police nationale, créés par le décret du 2 août 1949, furent remplacés en 1971 par des secrétariats généraux pour l'administration de la police S.G.A.P. Une première compagnie républicaine de sécurité (C.R.S.), la compagnie numéro 11, s'y était installé en mai-juin 1958 puis, en 1965, cette compagnie avait été rejointe par une seconde, la compagnie numéro 12.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Principale
Dates 1934, daté par source
Auteur(s) Auteur : Lhotelier Bernard, architecte, attribution par source
Auteur : Robin Guy, architecte, attribution par source
Auteur : Sevellec E., ingénieur, attribution par source
Auteur : Clerget L., ingénieur, attribution par source

L'édifice avait été projeté selon une configuration en U avec en outre une aile en retour d'équerre greffée au milieu de la façade arrière. Cette aile postérieure renfermait les locaux médico-techniques : salles d'opérations, salles d'accouchement, service de stérilisation. Pareille configuration en T avec regroupement des locaux médico-techniques dans l'aile formant le pied du T, paraît nettement inspirée du parti architectural des sanatoriums d'altitude obéissant au type germano-suisse. Toutefois, contrairement à ce qui s'observe dans ces mêmes sanatoriums, le bâtiment principal dédié à l'hospitalisation offrait une distribution double et non simple en profondeur, avec des chambres réparties de part et d'autre d'un large couloir central. Ces chambres étaient toutes individuelles et l'application, relativement précoce pour cette époque, de pareille norme d'hospitalisation, s'expliquait par le statut des patients hospitalisés qui appartenaient à la catégorie des malades payants en tant que mutualistes. Quant aux locaux de service proprement techniques, ils étaient répartis dans l'étage de soubassement de l'édifice hormis la cuisine aménagée au troisième et dernier étage afin d'éviter les remontées d'odeurs dans les chambres.

Le gros œuvre correspond très certainement à une structure porteuse en béton armé, mais cette structure est entièrement dissimulée derrière un parement de maçonnerie de briques rouges à joints horizontaux épais, en conformité avec le style en vogue dans les années 1930, briques rouges remplacées par un revêtement de carreaux de céramique verte au niveau de la corniche ainsi qu'au niveau de l'épais bandeau faisant fonction de larmier séparant le 2e du 3e étage. Les briques de parement sont assemblées, sur diverses plages de ce parement, suivant différents dessins de calepinage afin de créer des effets décoratifs.

Murs béton béton armé carrelage mural en céramique
brique
Toit béton en couverture
Plans plan symétrique
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 3 étages carrés
Couvrements dalle de béton
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures terrasse
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie, suspendu
Autres organes de circulations ascenseur, monte-charge

Références documentaires

Bibliographie
  • « La clinique chirurgicale "La Roseraie" à Lambersart-lez-Lille ». L'Architecture d'aujourd'hui, 1934, n°9, pp. 54-56.

    pages 54-56
Périodiques
  • « Une visite des membres de la Société industrielle du Nord à la clinique chirurgicale de Lambersart ». In : Le Grand Hebdomadaire illustré de la région du nord de la France, 17e année (1935), N°16 (21 avril), pp. 248-249.

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