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Front de mer dit Esplanade, digue

Dossier IA62001498 inclus dans Station balnéaire réalisé en 2006

Fiche

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Œuvres contenues

Précision dénomination Esplanade
Parties constituantes non étudiées lotissement concerté
Dénominations front de mer, digue
Aire d'étude et canton Berck - Berck
Adresse Commune : Berck
Adresse : Esplanade

Un projet de digue-promenade (fig. 13, 14) est envisagé en 1896, mais le désaccord entre les propriétaires n'en permet pas la réalisation. En 1905, l'idée est reprise et le projet consigne une analyse historique : "En 1805 (cadastre napoléonien), la mer avançait jusqu'à la rue Carnot (350 m au-delà de la limite actuelle), en 1866 elle arrivait au pied du calvaire, aujourd'hui les lais de mer sont distant de 99 m aux plus fortes marées, des épis de moellons près du phare éloignent les courants". Un plan d'alignement de l'esplanade, établi en 1929, permet d'identifier les chalets (fig. 16 à 18). Des urinoirs (fig. 19, 20) conçus par l'architecte Jules Leconte en 1925 sont construits sur l'Esplanade (AD Pas-de-Calais, série 2O742/22). Cette esplanade appelée Parmentier (nom du maire qui est à l'origine de sa construction) et certaines villas sont détruites au nord de l'esplanade pour permettre l'édification du mur de l'Atlantique et dégager les champs de tir. Un bombardement pendant le Seconde Guerre mondiale détruit également certaines maisons. La reconstruction de l'esplanade s'inscrit dans le plan directeur de reconstruction de la ville établi par l'urbaniste Paul Dufournet (fig. 21, zones en bleu = périmètre de reconstruction) qui est approuvé par arrêté interministériel le 3 février 1948. Sa réalisation est confiée à l'architecte Clément Tabuté (AD Pas-de-Calais, série W : 2406 W 26). Les recommandations pour la reconstruction du quartier de la plage précisent le souhait de maintenir un caractère ancien de l'estuaire, une nécessité de surélévation de 2,5 m de l'esplanade, d'une pente N-S d'une largeur de 31 m. En frontispice est envisagé la reconstruction du casino maintenu au centre, et un immeuble en copropriété en bande continue. L'association syndicale de reconstruction (ASR) suit les différents projets : l'îlot IP 33 et son immeuble collectif de 16 étages, proposé par les architectes Michel Bord, René Hosxe et Pierre Soulard en 1954, l'îlot 21 par Jacques Deborne et l'îlot 33, un autre immeuble à 16 étages avec 91 logements, 10 boutiques, 1 brasserie à l'entresol, 1 restaurant au 16e étage, qui après trois ans d'amélioration du projet, ne verra finalement pas le jour.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Dufournet Paul, architecte urbaniste, attribution par travaux historiques
Auteur : Clément Tambuté, architecte urbaniste, attribution par travaux historiques

Le projet de 1905 consiste en la construction d'une esplanade empierrée en bord de mer, entre l'Entonnoir et la rue des Oyats sur 576,37 m (fig. 15). Le sable est déplacé dans l'Entonnoir et le long des chalets en bordure de mer. Le syndicat assure le désensablement de l'Entonnoir mais pas il n'y a pas d'équivalent pour les chalets, ce qui rend la circulation des piétons impossible. Les propriétaires se réunissent le 26 août 1904 au Grand Hôtel de la plage sous la présidence du maire qui a décidé la constitution d'un syndic avec le concours de la ville pour 1/5e de la dépense. Le syndic prend en charge l'entretien pour moitié, le surplus l'est par la ville. Il y a trois projets : le premier propose un carrelage en carreaux de Boulogne sur le béton, pour 80 000 F ; le deuxième propose une chaussée empierrée et goudronnée pour 42 000 F ; le troisième en bois de chêne pour 42 000 F. Les projets 1 et 3 sont éliminés. L'esplanade prend son origine à l'Entonnoir, le long du Grand Hôtel jusqu'à la rue des Oyats, parallèlement aux chalets, distant de 13 m. Elle fait 10 m de large, est recouverte de craie (?) et est située à 8 m en retrait des chalets. L'Etat consent l'occupation du reste du terrain à messieurs Viney, Mag. (?), Louvet, Albinet, Boutry, Rigaut, Dubois, Mariand, Boussault, Roulleau et mme Vve Theillier, propriétaires riverains (AD Pas-de-Calais, série 2O751/3). La reconstruction après la Seconde guerre mondiale a modifié l'allure hétéroclite de l'esplanade : les villas individuelles ont laissé la place à des immeubles peu profonds en alignement sur un kilomètre et demi (voir IA62001507).

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Pas-de-Calais : Série O : 2O751/3.

  • AD Pas-de-Calais : Série O : 2O742/22.

  • AD Pas-de-Calais, série W : 2406 W 26.

Bibliographie
  • DILLY, Georges, TROUBLÉ, Michel. Mémoire d’entre Canche et Authie, Berck-Plage. Tome II : Des touristes et des malades.- Saint-Josse-sur-Mer : Amis du Musée du Passé et de la Bibliothèque de Berck-sur-Mer et environs, 1987. 259 p.

  • CREPIN Guy, CREPIN Michèle. "Avec vue sur mer" à Berck-Plage. Berck-sur-Mer : Amis du Musée du Passé et de la Bibliothèque de Berck-sur-Mer et environs (A.M.P.B.B.E.), 2006.

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