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Ferme dite cense de Hongrie

Dossier IA59002248 réalisé en 2005

Fiche

Précision dénomination cense de Hongrie
Parties constituantes non étudiées grange, étable, bergerie, écurie, fournil, tribunal, cour
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut - Saint-Amand-les-Eaux-Rive gauche
Adresse Commune : Rosult
Lieu-dit : Ferme de Hongrie
Adresse : 698 rue du Capitaine-Deken
Cadastre : 1830 E139 à 149 ; 1912 877 à 879, 881 à 889 ; 2003 A 543, 544, 546, 2391, 2392

La cense d'Hongrie (autrefois Hungrie, Angrie dérivé du latin Agri, désignant les champs ou terres travaillées) est une des quatre exploitations que possède l'abbaye de Saint-Amand sur le territoire de Rosult. Une première ferme est signalée en 1281. Dès avant le 17e siècle et jusqu'à la Révolution s'y exerçait la justice et le pouvoir communaux et le censier exploitant la ferme faisait office de mayeur. Le bâtiment de justice, dit plaidoyable, semble dater de la première moitié du 15e siècle et a été remanié aux 18e et 19e siècles. Le plan terrier de 1664 indique la disposition de la ferme. L'observation de l'édifice permet de situer la reconstruction en partie entre la fin du 17e siècle et le milieu du 18e siècle. Les cadastres successifs de 1830 et 1912 confirment cette disposition, seule une construction carrée (pigeonnier ?) située au centre de la cour est détruite, ainsi qu'un bâtiment en pan de bois et chaume. Selon Duvillers, la chapelle Notre-Dame Auxiliatrice, construite en 1872, remplace celle construite en 1812 qui remplaçait Notre-Dame Plaidoyable détruite à la Révolution. Le logis a été remanié par l'ajout d'un appentis à la fin du 19e siècle. Au début du 20e siècle le mur pignon sud des étables a été reconstruit. Au cours de la seconde moitié du 20e siècle, le premier chartil a été remplacé par un logis et le second a été démonté. A la même époque, le fossé a été asséché.

Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Dates 1872, porte la date
Auteur(s) Auteur : ,

La ferme d'Hongrie a différents corps de bâtiment non jointifs organisés autour d'une cour trapézoïdale. Le porche est couvert de tuile plate et tuile mécanique vernissée. L'arc en anse-de-panier, à ressaut formé de deux rouleaux, est composé d'un appareil en grès soigneusement clavé. Le passage est encadré par les murs-pignons du logis et du bâtiment de justice dont le soubassement en moellons et blocs équarris de grès est un vestige antérieur au 18e siècle. Les parties remontées avec cartouche sont illisibles. Le pignon du logis conserve la trace d'un décor à motifs dits runiques (tradition régionale), un quadrillage de carrés sur pointe en chaux. Le logis en rez-de-chaussée surélevé comporte 10 travées, le niveau de combles est éclairé par trois lucarnes passantes coiffées en bâtière. Le bâtiment de justice, dit plaidoyable, est un bâtiment unique, par son affectation originelle, sa datation, ses dispositions, dans l'aire d'étude de la Campagne Habitée au sein du Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut. Le rez-de-chaussée en moellons de grès équarris et chaînage d'angle et le linteau monolithe supporté par deux pierres à coussinet formant un arc en épaules de la porte d'accès à l'étage permettent de le dater du 15e siècle. Une épaisse corniche de brique couronne les murs gouttereaux. Au rez-de-chaussée, une porte côté cour ouvre sur une pièce éclairée par un jour en archère (cachot ?), une seconde porte sur un escalier, bordé de rampes droites à balustres, mène à un étage compartimenté en deux chambres par des cloisons en bois. L'écurie, située perpendiculairement au logis, présente un important coyau côté cour. Les ouvertures du mur antérieur (sur cour) présentent un encadrement de type tournaisien (alternance brique et calcaire) et l'arc segmentaire est surligné par un rang de briques posées en boutisse et le mur postérieur est percé de jours. Les abouts de poutre en mortaise et les clavettes forment des ancres en bois solidarisant murs et poutraison. Les étables, d'une longueur peu commune, en brique, conservent des moellons de grès et de calcaire carbonifère en soubassement qui témoignent d'un vestige ancien. L'imposante grange dîmière, dont la lisibilité est rendue difficile par les appentis modernes, est bâtie en brique sur un soubassement de grand appareil en grès et calcaire, dont les blocs sont calés à l'aide de tuiles plates. Elle est accessible par deux passages charretiers couverts d'un arc de type intermédiaire entre l'anse-de-panier et le segment de cercle en appareil de type alterné tournaisien. Les jours d'aération sont protégés par des grilles de fer. Un bâtiment ayant fait office de fournil (?) est situé à l'arrière du logis. La chapelle Notre-Dame Auxiliatrice est intégrée au mur d'enclos du vaste jardin, de forme triangulaire, bordé par la ligne de chemin de fer situé devant la ferme.

Murs brique
grès
calcaire
moellon
appareil mixte
Toit tuile flamande, tuile flamande plombifère, tuile mécanique plombifère, tuile plate
Étages en rez-de-chaussée surélevé, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • DUVILLERS, Paul. Petite monographie de la paroisse de Rosult. Cambrai : Imprimerie R. Villette, 1950.

  • Archives privées : Plan terrier des propriétés de l'abbaye de Saint-Amand, 1664.

  • AC Saméon : Plan terrier de 1665.

  • Archives Privées : Cartes postales, vers 1900.

  • AD Nord : Série P (cadastre) : 31/ 624 (1830).

  • AD Nord : Série P (cadastre) : P31/ 624 (1912).

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