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Ferme abbatiale, puis ferme mairie, actuellement maisons

Dossier IA59002722 réalisé en 2003

Fiche

Précision dénomination ferme abbatiale
Destinations ferme, puis ferme mairie, actuellement maisons
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut - Orchies
Hydrographies courant de l'Hôpital
Adresse Commune : Beuvry-la-Forêt
Adresse : place du Général-de-Gaulle
Cadastre : 1817 B 422 ; 1875 B 620 ; 2003 B 0451

L'abbaye de Marchiennes fait reconstruire en 1784 les étables à vaches de sa ferme abbatiale par l'architecte Jacques-François-Joseph Lesaffre, de Lille. Devis, plan et élévation sont conservés aux AD Nord (plan Douai 224). Un "plan géométral" de la ferme est dressé en 1786 (AD Nord plan Douai 268) par J.B.J. Dumon. La ferme occupe, au moins jusque dans le troisième quart du 19e siècle, une place importante au sein du village tant par ses grandes dimensions et son implantation (en centre bourg, entre l'église, le cimetière et le presbytère), que par son rôle dans les affaires communales. A l'instar de la ferme abbatiale d'Hongrie sise à Rosult (notice IA59002248) où, sous l'Ancien Régime, le fermier choisi par l'abbé fait également office de mayeur (maire), la ferme de Beuvry abrite la salle de l'hôtel de ville (mitoyenne du pigeonnier-porche). Il est probable qu'elle reste le siège du pouvoir et des archives communaux jusqu'en 1871, date à laquelle la commune est autorisée à construire un escalier en fer contre le pignon de la maison d'école afin d'établir une mairie à l'étage (AD Nord série O 79 /20). Jugée trop exiguë, une mairie est construite en 1909 d'après le projet de 1907 d'Albert Pèpe, architecte à Douai (AD Nord série O 79 /21). Toute la partie sud du corps de ferme (granges, bergeries) a été détruite durant la 1ère moitié du 20e siècle, avant 1959, date vers laquelle ont été bâties à leur emplacement 10 maisons en série, 4 à 94 rue de l'Abbé-Bouquerel (parcelles B 1411 à 1429). Les bâtiments subsistants (dont l'hôtel de ville, le logis, les écuries à chevaux) ont été fortement remaniés entre 1990 et aujourd'hui, à l'exception d'une partie des étables à vaches, conservées dans leur état d'origine.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates 1786, daté par source
1871, daté par source
Auteur(s) Auteur : Lesaffre Jacques -François-Joseph, architecte, attribution par source

Le plan de 1786 indique la situation des nombreuses parties constituantes de la ferme : corps de logis, entrée (pigeonnier-porche), hôtel de ville, étables à cochons, grange au fourrage, bergeries, grange dîmière, abreuvoir maçonné, remise et hangar ; il précise que le corps d'étable, reconstruit selon les dispositions souhaitées en 1784, est implanté perpendiculairement et dans le prolongement du corps de logis, en bordure du courant de l'Hôpital et mitoyen d'une brasserie. Au 19e siècle, la ferme conserve une organisation générale quasiment inchangée. Le couvrement intérieur des étables à vaches réalisé n'est pas celui décrit sur la coupe du devis réalisée par l'architecte en 1784, qui avait choisi un système de voûtes barlongues en pendentif. En revanche, jambes de force et tirants n'ont pas fait l'objet de modification. Les étables à vaches, dont 5 travées (sur les 11 construites à l'origine) situées à l'extrémité sud du corps, ont gardé leur disposition proche de celle décrite dans le devis de Lesaffre. Elles sont construites en brique sur un soubassement de grès en appareil régulier, couverte d'un toit à longs pans en panne (tuile flamande traditionnelle). La pierre est également employée en encadrement harpé dans la partie basse de la porte et avec parcimonie dans l'encadrement des fenêtres. Les dispositions intérieures montrent une première salle de 3 travées puis une seconde de 2, toutes deux couvertes de voûtes en berceau transversal séparées par des arcs doubleaux retombant sur des culots de grès simplement équarris. Un système de fer d'ancrage et de tirants métalliques ainsi que des jambes de force (intérieures sur la mur côté cour, extérieures sur le mur côté courant) viennent renforcer et solidariser le bâtiment sujet aux mouvements de terrain, en raison de la proximité immédiate d'un courant d'eau.

Murs brique
grès
Toit tuile flamande
Étages en rez-de-chaussée
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
États conservations vestiges
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Nord : Plan Douai 224 (reconstruction étables).

  • AD Nord : Plan Douai 268 (ferme abbatiale).

  • AD Nord : Série P (cadastre) : P31/127 : 1817, section B du Village, 1ère feuille.

  • AD Nord : Série P (cadastre) : P31/419 : 1875, section B du Village, 2ème feuille.

  • AD Nord : Série O 79 / pièce n°20, 21.

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