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Demeure dite du baron de l'Epine

Dossier IA59003566 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations demeure du baron de l'Epine
Parties constituantes non étudiées écurie, étable, ferme, parc, citerne, mur de clôture, serre, cour
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional de l'Avesnois - Quesnoy-Est
Adresse Commune : Gommegnies
Adresse : 268 rue Neuve
Cadastre : 1803 F 125 à 127 1803 F 125 à 127 ; 1826 B1 662 à 664 ; 1897 B2 285 à 291 ; 2008 OB 227, 1067, 1068 2008 OB 227, 1067, 1068

Dans son mémoire sur les villages de Gommegnies et de Frasnoy de 1724 à 1737, Michel Payen a utilisé un livret intitulé Le nombre des familles et Communians de la Paroisse de Gommegnies colligé par Claude Joseph Deropsie curé de laditte Paroisse, L'An du Verbe Incarné Mil Sept cens vingt quattre. Dans ce dénombrement, Deropsie nomme cette demeure maison Delegove. M. Payen indique : Bien que Monsieur Delegove ne résidât pas à Gommegnies, son nom est néanmoins mentionné sur le rôle de capitation de ce village en 1726. On peut lire en effet sur ce document : Il n'y a que Monsieur Delegove, escuier, conseiller procureur du Roy à la Maîtrise des eaux et forest establis au Quesnoy qui jouit des exemptions lequel fait valloir son bien par ses mains consistant en cent dix mencaudées de terre, un droit de terrage, quarante huit mencaudées de vergers ou prairies, huit chevaux, sept bestes à cornes et cent quattre veuingt moutons. En 1724, la demeure de Delegove était habitée par le bailli Jean-François Duwooz.

Du 18e siècle, il ne reste cependant que quelques éléments de maçonnerie (sans doute une partie du soubassement du logis situé à l'est). Selon la tradition orale, cette demeure appartenait au baron de l’Épine, également propriétaire au milieu du 19e siècle du château de Wargnies-le-Petit (cf. IA59002848). C'est sans doute lui qui a fait reconstruire cette demeure de plaisance, la chasse devant constituer une des principales activités des résidents, comme en témoigne le décor de la rotonde.

Les cadastres de 1803 et 1826 présentent trois bâtiments : un volume en L qui épouse l'angle entre la rue Neuve et la cache ou chasse Pottier (ancien chemin du Tour et ancienne chasse Lévecq) , dans le prolongement, sur la rue Neuve, un petit volume indépendant et, enfin, un troisième situé à l'arrière de la parcelle et dont il ne subsiste plus aucune trace en élévation. En revanche, le cadastre de 1897 restitue un plan général des bâtiments très proche de celui d'aujourd'hui.

Par analyse stylistique, le porche à bossages en calcaire blanc pourrait dater du début du 19e siècle. Le logis qui s'étend le long de la rue Neuve daterait quant à lui du milieu du 19e siècle, tandis que les écuries, la tour néogothique, ainsi que le logis situé le long de la cache Pottier auraient été construits dans la seconde moitié du 19e siècle. Leur disposition est détaillée sur le cadastre de 1897, ainsi que la présence de la serre en fond de parcelle. Une date portée sur un décor dans le salon d'honneur, 1892, ainsi que la signature du peintre de Valenciennes Édouard Clément, permet de confirmer que la décoration de ce corps de bâtiment a été achevée dans les années 1890.

La demeure, longtemps restée à l'abandon, est en cours de rénovation.

Période(s) Principale : 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Clément Edouard, signature

L'accès à la demeure est ménagé par un porche marqué par un bossage en calcaire blanc, inclus dans un bâtiment qui s'étend le long de la rue Neuve. Celui-ci comprend un étage carré à quatre travées sur la rue et cinq sur la cour. Son élévation est aveugle en rez-de-chaussée du côté de la rue (une porte a été murée anciennement). Le soubassement est en grès, la maçonnerie en brique et les encadrements des ouvertures sont constituées principalement de calcaire marbrier avec appuis saillants pour les fenêtres. Un enduit blanc permet d'uniformiser la maçonnerie. Ce bâtiment comprend des logements, ainsi que dans sa partie ouest, une étable, une laiterie et une chaufferie. A l'étage, le couloir de distribution court le long de la façade sur cour.

Dans le prolongement se trouve un bâtiment dont le rez-de-chaussée avait usage d'écuries. L'escalier est abrité dans une tourelle hors-oeuvre, teintée de néogothique. La mise en œuvre du pignon, avec une ouverture géminée, évoque celle d'une chapelle, alors qu'il ne s'agit que d'une écurie surmontée d'une pièce sans aménagement particulier.

En retour du bâtiment abritant le logis, avec un léger décrochage, est implanté le long de la cache Pottier un vaste volume en rez-de-chaussée, terminé par une rotonde. Il abrite les salons de la demeure. La rotonde est surmontée d'un garde-corps en brique ajouré. Elle présente un décor composé de natures mortes peintes inserrées dans des boiseries. Un escalier permettant d'accéder à l'étage de combles est situé entre la rotonde et le vestibule. Il est surmonté par une verrière.

L'accès au vestibule depuis la cour est marqué par un porche vitré hors-oeuvre en menuiserie. Le vestibule est dallé de marbres noir et blanc, tandis que les autres pièces sont parquetées. Il communique au sud avec le salon d'honneur. Celui-ci a reçu un décor faux-marbre au-dessus de lambris bas tandis que les quatre dessus-de-porte comportent des médaillons en plâtre patiné terre cuite. Ils représentent les quatre éléments sous la forme d'enfants chevauchant des poissons ou un aigle, fabriquant des armes dans une forge ou cultivant la terre.

La façade sur cour, qui présente des traces de reprise masquées par un badigeon blanc, est dotée de vastes ouvertures surmontées de lambrequins de store.

La cour est pavée de grès. Une pompe à eau, fabriquée par la maison Alfred Corneau à Charleville, est encore conservée. Au fond du parc se trouve une serre, dont la vitrerie prend appui sur le mur nord de la propriété. Son chauffage était alimenté depuis la maison.

Murs brique
calcaire
calcaire marbrier
grès
badigeon
Toit ardoise, matériau synthétique en couverture
Étages en rez-de-chaussée, étage de comble, 1 étage carré, sous-sol
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à deux pans
croupe
demi-croupe
croupe
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
États conservations inégal suivant les parties
Techniques papier peint
peinture
sculpture
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Nord ; série P : P 31 / 712 / 012836. Gommegnies : section B dite du Centre, 1ère feuille, dessin, 1826.

    extrait
  • Archives départementales du Nord ; série P : P 31 / 712 / 012848. Gommegnies : section B dite du Centre, 2ème feuille, dessin, 1897.

    extrait
(c) Région Nord - Pas de Calais - Inventaire général ; (c) Parc Naturel Régional de l'Avesnois - Guillot Catherine - Coipel Raphaël