Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

collège de clercs réguliers de la compagnie de Jésus dits Jésuites, puis hôpital militaire dit hôpital militaire Scrive, actuellement annexe de la préfecture

Dossier IA59000359 réalisé en 1998

Fiche

Genre de clercs réguliers de la compagnie de Jésus, de militaires
Appellations hôpital militaire Scrive
Destinations collège de Jésuites, hôpital militaire, préfecture
Parties constituantes non étudiées amphithéâtre universitaire
Dénominations collège, hôpital
Aire d'étude et canton Nord - Pas-de-Calais - Lille-Centre
Adresse Commune : Lille
Lieu-dit : Adresse : 43 rue de l'Hôpital-militaire , 12 rue Jean-sans-Peur
Cadastre : 1993 NY 70

En 1592, le Magistrat de la ville de Lille confia aux pères Jésuites la direction de son collège, appelé « École au Latin » en l'installant, en un premier temps, dans plusieurs maisons contiguës situées face à l’église paroissiale Saint-Maurice. Comme le collège s'y trouva rapidement trop à l’étroit, le même Magistrat décida en 1605, la construction d'un édifice entièrement neuf tout spécialement dédié à un usage d'enseignement, sur un vaste emplacement situé sur les marges de la ville, faisant partie des terrains inclus en 1603 à l’intérieur du périmètre de la nouvelle enceinte. En 1606 on posa la première pierre de la chapelle bâtie suivant les plans du frère Henri Hoeimaker, modifiés par le maître des œuvres de la ville Jean Fayet qui, en association avec Jacques Petyt, assura la direction effective des travaux. En 1611, les classes s’y installèrent et l’on inaugura la chapelle. À partir de 1634, on édifia au fond du terrain d'assiette et au dos du rempart un bâtiment devant abriter certaines dépendances du collège : boulangerie, écurie, brasserie, moulin. Dans la nuit du 8 au 9 octobre 1740, l'ensemble des bâtiments du collège fut la proie des flammes. L’édification d’une nouvelle chapelle fut entreprise à partir de 1743 sur les plans de l’architecte lillois Dominique Delesalle, mais avec François-Joseph Gombert comme architecte d’exécution. Le gros œuvre de la chapelle fut achevé en 1747, hormis le voûtement de son vaisseau central, et celle-ci fut consacrée en 1748. Fut aussitôt entreprise, sous la direction de François-Joseph Gombert, la reconstruction des bâtiments du collège contigus à la chapelle, reconstruction qui était tout juste achevée au moment de l’expulsion des Jésuites du royaume de France en 1764. Lors de cette reconstruction, on réutilisa au maximum les murs de gros œuvre des bâtiments incendiés qui se distinguent aisément par certains de leurs caractères constructifs notamment la présence de pierres de taille alternant avec des briques dans le chambranle des ouvertures. La gestion du collège passa alors, comme partout ailleurs, entre les mains de la municipalité, ce qui fut confirmé par les lettres patentes du 12 décembre 1767. La direction pédagogique en fut dès lors confiée à des prêtres séculiers recrutés par le bureau d’administration.

Indépendamment de cela, un premier hôpital militaire avait été établi à Lille dès 1673 dans une caserne et des écuries donnant sur la rue de Paris, et il fut appelé hôpital Saint-Louis. Au début du 18e siècle, par un édit du mois de janvier 1708, fut institué un véritable service de santé des armées avec la création d'un réseau d'hôpitaux militaires qui seraient établis de préférence aux confins du royaume, à l'intérieur des places fortes disséminées le long de ses frontières maritimes et terrestres. L'organisation de ces hôpitaux militaires fut fixée par les règlements du 20 décembre 1718 et du 22 novembre 1728, puis complétée par l’ordonnance du 1er janvier 1747. Étant donné l'importance prise par la place forte de Lille et l'effectif croissant de sa garnison, l’hôpital militaire Saint-Louis se révéla vite insuffisant et il fut transféré en 1752 à l’hospice des Bleuets, vieil établissement fondé pour l'accueil d'orphelins. L’hospice des Bleuets présentait cependant l'inconvénient grave pour un hôpital de ne pas jouir d'un approvisionnement abondant en eau courante. Aussi, en 1766, projeta-t-on la construction à neuf, près de l'Esplanade, d'un hôpital qui posséderait toutes les qualités requises pour la fonction à laquelle on le destinait. Pour ce faire un terrain fut acquis en 1767, entre l’Esplanade et la porte Saint-André, et l’on ouvrit le chantier de construction en 1774. Toutefois, l'on eut seulement le temps de creuser un aqueduc souterrain en maçonnerie traversant l’Esplanade afin d’alimenter en eau le futur établissement en raison du fait que le projet fut définitivement abandonné dès l’année suivante, soit en 1775. Cet abandon si brutal du projet découlait en grande partie des critiques émises par Nicolas-Marie Potain, alors architecte de l'administration du secrétariat d’État à la Guerre à Versailles, qui jugeait l’emplacement retenu au voisinage de l'Esplanade peu propice pour y établir un hôpital.

Le regard des autorités se porta alors sur le collège de Jésuites où déjà, dans une lettre du 26 janvier 1765, Antoine-Louis Le Fèvre de Caumartin, intendant de la province de Flandre, avait proposé au duc de Choiseul, secrétaire d’État à la guerre, un projet d'y installer l'hôpital militaire. En juin 1779, le prince Alexandre de Montbarrey, alors secrétaire d’État à la guerre, renouvela la proposition de placer l’hôpital militaire dans les bâtiments du collège. La difficulté résidait toujours dans la nécessité d’indemniser la ville de Lille, propriétaire des locaux, et l’indemnité à lui verser était évaluée à 157 275 livres. Au surplus, la ville refusait de se dessaisir d’un établissement dont elle venait de financer la complète reconstruction. Finalement, Louis XVI donna son agrément à la proposition de son secrétaire d’État à la guerre et, par des lettres patentes du 3 juin en 1781, il fut ordonné que l’hôpital militaire, installé alors dans la maison des Bleuets, fût transféré dans les bâtiments du collège municipal et que le dit collège le fût dans la maison des Bleuets. Thomas-François-Joseph Gombert (1725-1801), architecte de la ville et ingénieur des Ponts et Chaussées de la province de Flandre, fut chargé des travaux d'appropriation du collège en hôpital militaire. Le devis des ouvrages de maçonnerie fut signé par l’intendant de Flandre Charles-Alexandre de Calonne dès le 24 août 1781 et la première pierre posée le 21 décembre 1781. L'architecte Gombert agrandit considérablement les locaux existants en surélevant presque tous les bâtiments d'un étage et en ajoutant, au sud de l'édifice, un corps de logis entièrement neuf qui, en étant greffé sur trois des corps de logis existants, permit de former un bâtiment symétrique de plan cruciforme où seraient installées des salles de malades superposées sur trois niveaux. Par ailleurs Gombert construisit une école de chirurgie dite amphithéâtre d'anatomie afin de tenir compte de l'obligation de former en médecine, chirurgie et pharmacie des élèves officiers de santé en vertu de l'application des règlements du 23 décembre 1774, du 22 décembre 1775 et du 26 février 1777, règlements qui concernaient d'ailleurs également les deux grands hôpitaux militaires de Metz et de Strasbourg. Ces travaux d'agrandissements furent exécutés de 1782 à 1791, mais on n’en attendit point la fin pour affecter l’édifice à son nouvel usage hospitalier et l’entrée des premiers malades fut enregistrée dès le 10 octobre 1783. Si la suppression des hôpitaux d’instruction de Lille, Metz et Strasbourg fut prononcée par l’ordonnance du 1er janvier 1780, celle du 2 mai 1781 annula cette disposition et rétablit la situation antérieure ; en outre elle classa l’hôpital militaire de Lille parmi ceux du premier ordre. L’ordonnance du 20 juillet 1788 supprima, pour réduire les dépenses publiques, presque tous les hôpitaux militaires alors au nombre de 90, conservant seulement huit d’entre eux, dont celui de Lille où elle fixait le nombre de lits à cinq cents, à l’instar de son homologue de Strasbourg. Cette même ordonnance maintenait toutefois les hôpitaux de Metz, Lille et Strasbourg dans leur rôle d’instruction des officiers de santé, ce qui fut encore confirmé par le décret du 7 août 1793 relatif au service de santé des armées.

Un incendie accidentel, survenu dans la nuit du 7 au 8 janvier 1794, ravagea une bonne partie des parties hautes de l’édifice et l’on dut évacuer, dans la précipitation, 780 malades qui furent ensuite répartis temporairement dans divers hôpitaux de la ville. Les difficultés rencontrées lors de cette évacuation amenèrent l’architecte à repenser toute la distribution intérieure lors des travaux de réfection des bâtiments sinistrés : il établit un second escalier monumental, l’actuel escalier à doubles révolutions, à l’intersection des quatre corps de bâtiment renfermant les principaux services hospitaliers. En outre, il fit démonter et déplacer de quelques mètres l’ancien escalier d’honneur pour le replacer à la jonction des corps de logis bordant au nord et à l'ouest la cour Saint-Lazare. Toutes ces considérables transformations visant à améliorer la desserte des services furent menées sous la direction de l’ingénieur en chef du Génie, Jean-François-Aimé Dejean. L'arrêté du 9 frimaire an XII (1er décembre 1803) contenant un nouveau règlement sur le service de santé, supprima par son article 12 les hôpitaux militaires d’instruction, comme l'avant fait auparavant l’ordonnance du 1er janvier 1780. Cette suppression s'avéra, comme précédemment, temporaire puisque les établissements de Lille, Metz et Strasbourg furent rétablis à nouveau comme hôpitaux militaires d'instruction par ordonnance du 30 décembre 1814 qui leur ajoutait l'hôpital du Val-de-Grâce situé à Paris. Ceci fut confirmé par l'ordonnance du 12 août 1836 qui promouvait par ailleurs de l'hôpital du Val-de-Grâce en hôpital de perfectionnement. Cette situation perdura jusqu'en 1850, date à partir de laquelle seul subsista désormais, pour l'instruction des officiers de santé, l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, et ce en application du décret du 23 avril 1850. Au cours du 19e siècle, l'on se borna à faire quelques aménagements à l'hôpital militaire de Lille. Le 12 mars 1914, l’établissement fut baptisé « hôpital militaire Scrive » en l'honneur d'un chirurgien qui y avait été d'abord élève en 1837, puis qui y avait exercé les fonctions de professeur de pathologie chirurgicale de 1841 à 1851, enfin s'était distingué comme chirurgien en chef du corps expéditionnaire français envoyé en Crimée en 1854 pour combattre aux côtés des Anglais et des Turcs contre les Russes. Un incendie qui se déclara le 29 juillet 1910 dans la toiture de l'église Sainte-Étienne endommagea une partie du bâtiment, occupé par l'administration, fermant la cour d'honneur ou cour Scrive sur son flanc ouest, en raison du fait que ce bâtiment était attenant à l'église.

Dès le début de la Première Guerre mondiale Lille fut occupée et l’hôpital sitôt réquisitionné par l’armée allemande pour l’usage exclusif de ses troupes, les malades français étant dès lors transférés à l’hospice général, situation qui perdura jusqu'à la fin de la guerre. Pendant qu'ils occupaient les lieux, les Allemands entreprirent la première phase de modernisation de l’établissement en y installant électricité et le tout-à-l’égout. L’installation du chauffage central intervint seulement en 1929-1930, sur l’initiative du service de santé militaire français. En 1940, l'hôpital comptait 405 lits. Dans la décennie qui suivit la fin de la Seconde Guerre mondiale, on envisagea un moment la fermeture de l’hôpital Scrive et son transfert à Amiens. Un fois que le principe de son maintien à Lille eut été définitivement acquis, on entreprit des travaux de modernisation dont les plus considérables furent réalisés durant la période allant de 1970 à 1984. Ce fut alors que, comme partout ailleurs dans les établissements hospitaliers, les salles communes se trouvèrent subdivisées en chambres distribuées par couloir central. Ce fut en ce contexte que la salle avec colonnade centrale qui avait abrité l'infirmerie des Jésuites, vit ses voûtes refaites à l'identique en 1982, vraisemblablement en raison du surpoids considérable résultant de l'aménagement de chambres à l'étage susjacent. En 1970, le service de santé des armées fit l'acquisition de l'hôtel particulier jouxtant l'hôpital (sis au n°41 de la rue de l'Hôpital-militaire). Cet hôtel remonterait aux années 1730, mais son décor intérieur date du 19e siècle : une des pièces doté d'un lambris de revêtement peint porte la date 1882 et la signature de Tony Vergnolet. L'établissement fut définitivement désaffecté en 1998. Avant sa fermeture, sa capacité d’accueil s'élevait à 380 lits et il se trouvait doté, depuis 1989, d’un centre de consultations externes, les effectifs de malades militaires, alors en décroissance, ne suffisant sans doute plus au plein fonctionnement des services de soins.

L'édifice fut acquis en 1999 par le ministère de l'intérieur avec pour objectif d'y réunir des services préfectoraux jusqu'alors dispersés dans sept lieux distincts de l'agglomération lilloise. Les travaux de restructuration et d'aménagement des locaux durèrent trois ans et furent exécutés sous la conduite des architectes Nathalie T'Kindt et William Devaux en association avec l'agence Patou, plus particulièrement chargée des ajouts à caractère contemporain, notamment les structures métalliques vitrées qui couvrent certaines anciennes cours. Certains éléments d'architecture, pourtant de qualité, disparurent à cette occasion, tel l'escalier en fer forgé qui desservait le premier étage de l'ancien amphithéâtre d'anatomie. Les services administratifs de la préfecture du département du Nord s'installèrent dans les bâtiments entièrement rénovés en 2006.

Période(s) Principale : 1er quart 17e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Auteur(s) Auteur : Hoeimaker Henri, maître d'oeuvre, attribution par travaux historiques
Auteur : Gombert François-Joseph, architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Gombert Thomas-François-Joseph,
Thomas-François-Joseph Gombert

Thomas-François-Joseph Gombert était ingénieur des Ponts et Chaussées de la province de Flandre.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
ingénieur des Ponts et Chaussées, attribution par travaux historiques
Auteur : Dejean Jean-François-Aimé, ingénieur militaire, attribution par travaux historiques

Le terrain d'assiette présente une superficie d'1,5 hectare. Les divers corps de logis sont disposés autour de quatre cours : deux sur l'avant, du côté de la rue de l'Hôpital-militaire, la cour d'honneur ou cour Scrive et la cour Saint-Lazare, deux à l'arrière de ces dernières, la cour des Cuisines et la cour de l'Ordinaire ou cour Gombert, tandis que s'étend, au fond du terrain d'assiette, un parc-promenoir. Existaient deux entrées principales à l'établissement, toutes deux situées rue de l'hôpital-militaire : une au sud donne accès à la cour Saint-Lazare et dessert donc la partie hôpital, une au nord donne accès à la cour d'honneur ou cour Scrive et dessert donc les bâtiments de l'administration. Actuellement, l'entrée où le public a accès aux services préfectoraux et qui est devenue l'entrée principale, se trouve rue Jean-saint-Peur, à l'endroit où une entrée secondaire donnait autrefois accès directement à la cour de l'Ordinaire ou cour Gombert sur laquelle s'ouvrait les locaux de l'école de chirurgie.

Les quatre corps de logis disposés en croix qui abritaient les salles de malades sont élevés sur trois niveaux. Ces corps de logis sont excavés hormis celui, situé à l'est de la cour de l'Ordinaire ou cour Gombert, qui fut ajouté par l'architecte Gombert après 1782. Ces sous-sols que l'on retrouve en fait sous tous les corps de logis d'origine du collège des Jésuites sont entièrement voûtés et ces voûtes retombent sur des piliers de section carrée disposés selon les cas sur une ou deux files. Un canal probablement aménagé après le premier agrandissement de Lille dans le 1er quart 17e siècle) passe au niveau des sous-sols et ce canal est couvert d'une voûte en berceau de pierre ou brique. Une très vaste cage d'un escalier tournant à retours avec jour à double révolution occupe l'intersection des quatre bras de la croix, ce qui permettait à la fois la desserte aisée des salles de malades et l'évacuation rapide de ces malades en cas d'incendie. Les montées d'escalier sont chacune pourvues d'une rampe sculptée en bois constituée de balustres de section carrée. Sur le côté ouest de la cour des cuisines s'élève un corps de logis qui abritait l'infirmerie des Jésuites. Au rez-de-chaussée de ce corps de logis subsiste une salle séparée en deux vaisseaux par une file de colonnes monolithes en calcaire marbrier dite pierre bleue ; cette salle est couverte d'un voûtement fait de voûtes en pendentifs en brique. Sur le côté ouest de la cour de l'Ordinaire ou cour Gombert s'élève un bâtiment, le plus ancien conservé sur le site, qui renfermait l'ancienne brasserie des Jésuites. Cet bâtiment a son rez-de-chaussée occupé par une salle à vaisseau unique voûtée d'ogives à lierne centrale dont les nervures sont en pierre et les voûtains en brique.

Au sud de la cour de l'Ordinaire ou cour Gombert, se dressait l'ancienne école de chirurgie dite amphithéâtre d'anatomie, par synecdoque, dans le règlement de 1775 qui fut à l'origine de sa fondation. La rotonde de l'amphithéâtre lui-même présente un plan ovale et s'élève sur deux niveaux. Seule la pièce du rez-de-chaussée, devenue ensuite chapelle de l'hôpital militaire, avait la fonction d'amphithéâtre de dissection ; elle est couverte d'une voûte plate en briques. La pièce de l'étage, devenue ensuite salon d'honneur, servait de salle de cours mais c'était elle qui était garnie de gradins disposés en hémicycle ; cette pièce est charpentée. Sur la rotonde de l'amphithéâtre se greffaient deux courtes ailes, l'une renfermant la cage d'un escalier suspendu doté d'une rampe en fer forgé, l'autre des pièces annexes sur deux niveaux ayant pour fonction celle de salles de dissection et celle de salles des morts. Un petite cour enclose par un haut mur s'étendait dans l'angle engendré par les deux ailes avec un appentis bâti contre et tout le long de son mur de clôture, isolant ainsi complètement l'école de chirurgie du reste de l'hôpital. La rotonde de l'amphithéâtre subsiste, mais toutes les annexes, la cage de l'escalier d'accès à l'étage incluse, ont été détruites lors des travaux d'aménagement récents et cette rotonde abrite à présent le service de sécurité.

Murs grès pierre de taille
calcaire
brique
Toit ardoise, tuile
Étages sous-sol, 2 étages carrés, comble à surcroît, 2 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives, en brique
voûte en pendentifs, en brique
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
toit à longs pans brisés pignon découvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente, suspendu
escalier à double révolution

escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété publique, propriété actuelle de la préfecture du département du Nord
Protections 1945/11/28 inv. MH, 1945/11/28
Précisions sur la protection

façade et porte

Références documentaires

Documents d'archives
  • Service historique de la Défense, Archives du génie militaire, Vincennes. Série A1, direction du Génie à Paris, correspondance avec les provinces : A1 3691 (1774-1775) : pièce n°140 : « S’il vaudrait mieux établir l’hôpital militaire de St Louis de Lille en Flandre sur l’emplacement du collège des Jésuites, sur le terrein du bout de l’Esplanade. », mémoire daté du 12 août 1775, signé Potain - pièce n°141 : « Plan de l’hôpital militaire de St Louis de Lille en Flandre établi sur le terrein du collège des Jésuites », plan masse daté du 12 août 1775, signé Potain.

    pièces n°140 et n°141 Service historique de la Défense, Archives du génie militaire, Vincennes : A1 3691
  • Service historique de la Défense, Archives du génie militaire, Vincennes. Série A1, direction du Génie à Paris, correspondance avec les provinces : A1 3697 (1776) : pièce n°46 : « Plan du terrein affecté aux Jésuites. », plan daté du 5 juillet 1776, signé Turpin - pièce n°49 : « Réflexions sur la construction d’un hôpital militaire à Lille en Flandre, projettée par le gouvernement », mémoire daté du 10 juillet 1776.

    pièces n°46 et n°49
  • Archives nationales, Paris. Série H1, pays d’état, pays d’élection, intendances : H1 703, Flandre, intendance, affaires diverses (1765-1790). Lettre du prince de Montbarrey, secrétaire d’État à la guerre, à M. de Mesnard, datée du 25 juin 1779, proposant l’établissement de l’hôpital militaire de Lille dans le collège municipal, projet présenté au Conseil des dépêches et que le roi a approuvé.

    Archives nationales, Paris : H1 703
  • Archives départementales du Nord, Lille. Série C, Intendance : C supplément 160, hôpital militaire de Lille, pièces diverses dont « devis et conditions à suivre pour les mains d’œuvres de la maçonnerie des bâtimens neufs, réédifications ou réparations à faire pour l’hôpital militaire dont le roi a désigné l’établissement dans la maison, le collège et les jardins en dépendants… » 24 août 1781, signé De Calonne.

    Archives départementales du Nord, Lille : C supplément 160
Documents figurés
  • Archives communales de Lille. Série AG (affaires générales), collège des Jésuites : AG 165, plan de distribution générale du rez-de-chaussée du collège des Jésuites (1765).

    Archives communales de Lille : AG 165
  • Lille, fort du Réduit, archives de l'établissement du Génie, depuis versées au Archives du génie militaire du Service historique de la Défense, Vincennes : Hôpital militaire de Lille, plans des différents niveaux tirés d'une part de l’atlas des bâtiments militaires (vers 1820-1830 et 1846), d'autre part du petit atlas des bâtiments militaires (1894-1902).

    Service historique de la Défense, Archives du génie militaire, Vincennes
Bibliographie
  • BUZELIN, Jean. Gallo-Flandria sacra et profana : in qua urbes, oppida, regiunculæ, municipia, et pagi præcipui Gallo-Flandrici tractus describuntur… Suivi de : Annales Gallo-Flandriae. Douai : Marc Wyon, 1624-1625. In-fol., 2 vol. en un, 548 p., 629 p.

  • LECLAIR, Henri. Les hôpitaux militaires de Lille avant la Révolution. Essai historique. Lille, Imprimerie H. Morel, 1925. 172 p.

  • DELATTRE, Pierre. Lille. Le collège (1592-1764). Dans : DELATTRE, Pierre (sous la direction de). Les établissements des Jésuites en France depuis quatre siècles, répertoire topo-bibliographique. Enghien : Institut supérieur de théologie, 1940-1956. In-4°, 4 vol., t. II, fasc. 8-9 (1952-1953), col. 1175-1300.

    tome II, fascicule 8-9, colonnes 1175-1300
  • BEYLARD, Hughes. Le collège des Jésuites de Lille en 1667, les bâtiments. Dans : Vieilles maisons de Lille au temps du Roi-Soleil. Lille, Imprimerie Morel et Corduant, 1969. 39 p.

    pages 21-39.
  • BEYLARD, Hughes. L’inauguration d’un nouveau collège à Lille au diocèse de Tournai en 1611. Dans : Horae tornacenses. Recueil d’études d’histoire publiées à l’occasion du VIIIe centenaire de la consécration de la cathédrale de Tournai. Tournai : archives de la cathédrale, 1971, pp. 240-249.

    pages 240-249
  • CHOVET, Marcel, GÉRARD, Alain, MILOT, Jean. L’hôpital régional des armées Scrive de Lille. [Lille] : imprimerie de l’E.M. de la 2e région militaire, 1982. 8 p.

  • GÉRARD, Alain. « L’hôpital des armées Scrive, à Lille 1783-1998. In : Bulletin du conseil départemental Nord de l’ordre des médecins, décembre 1998, pp. 17-19.

    pages 17-19
Périodiques
  • DELATTRE, Pierre. « L’incendie du collège des Jésuites de Lille en 1740 et sa reconstruction ». In : Bulletin de la Société d’études de la province de Cambrai, 1937, pages 165-240.

    pages 165-240
  • BEYLARD, Hughes, GRAUX, S., REBOUL. « L’hôpital des armées Scrive de Lille, 1673-1971 ». In : Revue historique de l’armée, 1972, N°1, pp. 88-105.

    pages 88-105
  • GÉRARD, Alain. « Rôle des hôpitaux militaires de Lille dans l’enseignement médical ». In : Histoire des sciences médicales, 1997, (tome 31, N°2), pp. 123-127.

    pages 123-127
  • LAGET, Pierre-Louis. « L’hôpital militaire Scrive : la transformation d’un collège de Jésuites en hôpital ». In : Revue de la Société française d’histoire des hôpitaux, N°155 (2016, mai), pp. 71-78.

    pages 71-78
(c) Région Nord - Pas de Calais - Inventaire général - Durande Agnès - Laget Pierre-Louis