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Ancien couvent de soeurs de la Sainte-Union du Sacré-Coeur

Dossier IA59002943 réalisé en 2006

Fiche

Genre de soeurs de la Sainte-Union du Sacré-Coeur
Précision dénomination ancien couvent
Destinations édifice desaffecté
Parties constituantes non étudiées logement, chapelle, pensionnat, cour
Dénominations couvent
Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut - Douai-Nord
Adresse Commune : Flines-lez-Raches
Adresse : rue Delhaye
Cadastre : 2007 A 7868

Les cisterciennes de Flines se retirent de l'abbaye et émigrent en 1792. Elles reviennent dès le Concordat à Douai où elles s'orientent vers l'éducation, en société civile dans un premier temps dès 1819 à Douai. Ensuite, elles se rattachent à la Congrégation de la Sainte-Union. Le pensionnat de Flines, appelé "le couvent", ouvre en 1847. Un enseignement visant le brevet simple y est délivré. Le bâtiment est agrandi à la fin du 19e siècle et permet d'accueillir jusqu'à 250 pensionnaires (fig. 1). La loi du 1er juillet 1901 fait obligation d'une demande d'autorisation pour les établissements. Par les réponses des religieuses, on connaît les noms des directeurs et supérieurs. Dans un rapport du préfet au ministre de l'Instruction publique, il apparaît clairement que les relations entre l'Etat et les congrégations sont tendues, en particulier avec les Petits frères de Marie présents à Flines. La loi du 7 juillet 1904 interdit aux congrégations l'enseignement. La fermeture définitive est prévue pour 1907, mais les religieuses partent dès 1904. Le couvent est mis en vente en mars 1909 et acheté par la famille Lespagnol qui le restitue ensuite. L'édifice est actuellement sans affectation. Un projet de réutilisation est à l'étude.

Période(s) Principale : Protohistoire
Principale : Moyen Age
Principale : Epoque contemporaine
Dates 1847, daté par tradition orale
Auteur(s) Auteur : ,

Le couvent et le jardin occupent une surface d'un hectare (fig. 2) ; le couvent (fig. 3) et la maison de l'aumônier attenante (actuellement propriété différente) (fig. 4) sont placés sur la rue, en bordure de parcelle et le jardin est situé à l'arrière du bâtiment (fig. 5). Le plan de l'édifice s'organise autour de deux cours rectangulaires (fig. 6, 7) qui avaient pour fonction d'accueillir des préaux. L'accueil se fit dans le bâtiment central (fig. 8), qui est à deux niveaux avec comble et porte un décor de carreaux ciment et d'arc brisés au-dessus des fenêtres (fig. 9). La travée centrale (fig. 10) est marquée par un jeu de couleur des briques de chaînage encadrant les ouvertures des différents niveau et un pignon saillant au niveau des combles qui met en valeur la niche accueillant une statue de la Vierge. Une autre niche abritant une statue de la Vierge est placée sur l'élévation nord du bâtiment méridional (fig. 11). A l'étage, ce bâtiment accueille des chambres (fig. 12). La présence de cheminées habillées d'un manteau en bois peint en imitation marbre laisse à penser qu'il s'agit des chambres des soeurs supérieures. Les ailes sur rue situées de chaque côté sont en rez-de-chaussée ; elles présentent une pièce éclairée par des fenêtres donnant sur la cour (fig. 13) et un mur aveugle sur la rue (fig. 3), ne permettant pas d'en attribuer la fonction de salle de classe (fig. 14). Le porche et l'aile est en retour (de la cour orientale) qui abrite les communs semblent être des rajouts ou ont été reconstruits. Cette cour est fermée côté sud par un bâtiment transversal (fig. 15). L'accès au jardin (fig. 16) se fait entre les communs et le bâtiment sud, la porte est surmontée d'une croix. Le bâtiment méridional est disposé parallèlement à celui sur rue, s'élève sur deux niveaux avec combles (fig. 17). L'aile est accueille une salle des fêtes (fig. 18) au rez-de-chaussée, donnant sur la cour intérieure, au-dessus de laquelle est située la chapelle (fig. 19). L'aile ouest accueille les salles de classes (fig. 20), desservies par un couloir (fig. 21). Tous les combles (fig. 22) de l'aile ouest abritent les chambres des pensionnaires, réparties en dortoirs (fig. 23, 24). Le bâtiment sur rue est relié au bâtiment sur cour par une aile en retour qui date vraisemblablement de la première étape de construction. Cette aile abrite le réfectoire (fig. 25, 26), situé à l'ouest du couloir (fig. 27) reliant les ailes. L'escalier principal de distribution est situé au bout de ce couloir (fig. 28). Le jardin (fig. 29) conserve une pompe et un puits (?) (fig. 30).

Murs brique
ciment
carrelage mural
Toit tuile flamande mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans brisés
Escaliers escalier tournant, suspendu
Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Bibliographie
  • Voir aussi la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine : dossier 1999/008/0035 : acquisition du reliquaire de Saint-Hubert par le musée de Douai, estimation, Macé de Lépinay François, 1981.

Périodiques
  • HEDDEBAUT, Monique. L'abbaye de Flines : ruptures et continuités. Pays de Pévèle. n° 58, 2005, pp. 37-43.

(c) Région Nord - Pas de Calais - Inventaire général ; (c) Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut - Luchier Sophie