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L'Inventaire du Patrimoine des Hauts-de-France

 

Bienvenue sur le site de diffusion des dossiers documentaires de l’Inventaire général du Patrimoine culturel des Hauts-de-France.  

L'Inventaire général du patrimoine culturel a pour missions de recenser, étudier et faire connaître le patrimoine architectural et mobilier de notre région.

Les opérations d’inventaire du patrimoine sont conduites depuis 1979 par une équipe de professionnels, selon une approche topographique ou thématique. Les recherches, menées sur le terrain et en archives, sont restituées sous forme de dossiers illustrés.

L'intégralité des dossiers rédigés sera progressivement publiée sur ce site. L'évolution des méthodes de conduite de l'inventaire depuis 1979 explique une certaine hétérogénéité dans leur organisation et leur contenu.

 Pour nous concacter, merci d'utiliser l'adresse mail suivante : documentation-inventaire@hautsdefrance.fr

A la une

Notre dernière publication : Guide technique du patrimoine bâti - la Plaine de la Sambre

 

Depuis plusieurs années, la Région accompagne le Parc Naturel Régional de l'Avesnois dans la connaissance de son urbanisme et de son patrimoine architectural.

Ce travail de recherche, qui croise la méthodologie de l'Inventaire du Patrimoine et le regard de paysagistes et d'urbanistes du Conseil d'Architecture Urbanisme et Environnement (CAUE) du Nord, se traduit par la publication d'un guide technique du patrimoine bâti ainsi que d'une exposition itinérante visible dans le hall du siège de Région du 6 au 19 mars 2017.

Ce document rend compte des différents niveaux d'analyse successifs, depuis la manière dont les villages s'insèrent dans le paysage alentour jusqu'à l'étude des matériaux et des formes bâties en passant par l'organisation spatiale des villages.

Il fournit également aux élus gestionnaires du territoire et aux habitants des clefs de lecture de leur environnement et des conseils en matière d'architecture et de développement urbain.

 La plaine de la Sambre est la dernière entité du PNR de l'Avesnois à bénéficier de cette étude diagnostic (cliquez sur le lien pour télécharger le guide au format PDF).

 

Et toujours disponible : D'Etonnants Jardins en Nord-Pas de Calais

D’Etonnants Jardins en Nord-Pas de Calais propose la découverte de 19 jardins singuliers, poétiques et éphémères.

Dans la continuité des études conduites sur le bassin minier, le service a en effet mené l’inventaire des créations d’«habitants-paysagistes», patrimoine marginal et méconnu.

Abondamment illustré, l’ouvrage est enrichi des contributions de plusieurs spécialistes de l’histoire, de la conservation et de la valorisation des jardins décorés en France.

Collection Images du patrimoine, Dir. Nathalie Van Bost, Editions Lieux Dits,    144 p., 21 €

 

 




Lumière sur

Annexe des archives départementales du Nord, actuellement désaffectée.

En 1910, les Archives départementales du Nord inaugurent au 74, rue Jacquemars Giélée à Lille un dépôt annexe destiné à désengorger l’ancien Hôtel des archives de la rue du Pont-Neuf. Construit sur les plans de l’architecte départemental Léonce Hainez, en collaboration avec l'entreprise Hennebique, le dépôt est présenté dès son édification comme un lieu de stockage exemplaire. Il fait l’objet d’une publication dans La Construction Moderne du 26 mars 1910.

Son étude révèle en effet une utilisation novatrice et ingénieuse du béton armé (système Hennebique) en matière de dépôt d’archives : les structures porteuses internes supportent les circulations et les rayonnages. De même l’architecture et l’aménagement du dépôt sont systématiquement mis au service du travail des archivistes et de la bonne conservation des fonds. Par son aménagement interne le dépôt de la rue Jacquemars Giélée s’inscrit donc bien dans la tradition novatrice des archives du Nord de la France, évoquée par Stéphanie Quantin (voir la bibliographie).

Cependant, contrairement à ce qui est écrit à l’époque, le bâtiment n'est pas construit tout en béton armé : la clôture de l’édifice est faite de simples murs en brique partiellement réemployés. En outre, le dépôt est caché en cœur de parcelle, et qui plus est fondu dans un programme plus global de bâtiment administratif mixte. De l’extérieur, le bâtiment d'archives est pour ainsi dire architecturalement inexistant : il s’agit d’un coffre-fort isolé, sans fenêtre (ou presque), ni façade architecturée. L’édifice ne manifeste son existence que par la façade sur rue, par ailleurs très neutre, de l’annexe administrative. Tout ce qui fait la modernité du projet est rendu invisible au public. On est donc loin du bâtiment d’archive indépendant, tel que l’ont inauguré dès 1844 les Archives du Nord avec l’Hôtel des archives de la rue du Pont-Neuf.

Nous sommes donc confronté à un bâtiment d’archives ambivalent et singulier. Novateur, son aménagement intérieur marque une étape dans l’élaboration d’un programme architectural propre au dépôt d’archives. L’édifice reste pourtant traditionnel dans sa façon de s’insérer dans un bâti existant, coffre-fort aveugle, isolé au sein d’un ensemble administratif plus large, comme beaucoup de dépôts d'archives du XIXe siècle.

En savoir plus…